lundi 14 septembre 2009
Suivez le Guide – Tianjin (ou ne le suivez pas)
Lorsqu’on découvre la Chine, voire qu’on y voyage pour la première fois, on est frappé par l’immensité de ce pays (bien que derrière le Canada en terme de superficie, élément factuel toujours sympathique à lancer à un Chinois qui mentionne entre chaque bouchée de riz les 5 000 ans de sa civilisation!). Une question s’impose alors rapidement à l’esprit du voyageur : sans déménager en Chine, aurais-je assez d’une vie pour venir à bout de cette richesse, du festival hivernal de Harbin aux steppes mongoles, de l’ancienne île britannique de Hong Kong au « paradis terrestre » de Hangzhou? Incontestablement, des choix s’imposent.
La technique la plus efficace si un routard veut avoir vers la fin de sa vie le sentiment du devoir accompli est celle de la « black list ». Une liste des lieux à ne pas visiter. Si ce n’est pas déjà fait, je prends la liberté de vous conseiller un premier endroit à noter sur cette liste : Tianjin.
mercredi 9 septembre 2009
Tels des fantômes affamés dans le nouveau Chinatown
Dès les premiers jours de la belle saison, accompagné d’amis sinophiles et gourmands, je me proposais d’assouvir une foudroyante envie de manger chinois en explorant le « nouveau Chinatown » de Montréal. Le plan d’action était fort simple : goûter un maximum de plats dans un maximum de restaurants en un après-midi!
Gonflés à bloc par l’article de Cedric Sam (du blogue Comme les Chinois) décrivant les merveilles culinaires des rues jouxtant la Ste-Catherine entre Bishop et Atwater, armés d’une carte marquant d’un « X » chaque resto ou épicerie comme autant de trésors à découvrir, nous étions résolus à donner la chance à autant de candidats de devenir notre nouveau restaurant chinois préféré à Montréal.
À la différence du Chinatown officiel, fermement empreint des vagues migratoires antérieures en provenance de Hong Kong, de Taiwan, du Vietnam du Sud, du Laos et du Cambodge*, le « nouveau Chinatown » est le lieu d’une forte immigration venant de Chine continentale, généralement de langue mandarine. Bref, un endroit tout indiqué pour satisfaire nos palais habitués à la cuisine du Nord.
Et nous ne fûmes pas déçus! Dès la première escale, dumpling frais, nouilles faites main et 肉加莫(ròujiāmò) nous ont retenu à table pendant près de deux heures, menaçant sérieusement de saborder notre plan d'en goûter plus… La témérité de notre joyeuse équipée et surtout le désir de mettre la main sur quelques brochettes 串儿 (chuānr) ont toutefois vite fait de nous envoyer en direction d’une seconde tablée qui porta un coup délicieusement fatal à ce qui subsistait de notre appétit.
Rassasiés de corps et d'esprit, ayant réprimé un instant la nostalgie de nos épopées culinaires de jadis en Chine, le reste de l'après-midi fut consommé à visiter les petites épiceries du coin et prendre connaissance des menus d'autres restos que nous hanterons dans nos visites futures...
Mais je n'en révèlerai pas plus ici et laisse aux gourmands le plaisir de la découverte. Imprimez donc la carte du quartier et dites-vous que pour manger chinois sur l’île, vaut mieux passer à l’ouest!
Simon Hobeila à Montréal
*Sur l'histoire des Chinois à Montréal et du Chinatown, voir Denise Helly, Les Chinois à Montréal, 1877-1951, Institut québécois de recherche sur la culture, 1987, 315 p.
Gonflés à bloc par l’article de Cedric Sam (du blogue Comme les Chinois) décrivant les merveilles culinaires des rues jouxtant la Ste-Catherine entre Bishop et Atwater, armés d’une carte marquant d’un « X » chaque resto ou épicerie comme autant de trésors à découvrir, nous étions résolus à donner la chance à autant de candidats de devenir notre nouveau restaurant chinois préféré à Montréal.
À la différence du Chinatown officiel, fermement empreint des vagues migratoires antérieures en provenance de Hong Kong, de Taiwan, du Vietnam du Sud, du Laos et du Cambodge*, le « nouveau Chinatown » est le lieu d’une forte immigration venant de Chine continentale, généralement de langue mandarine. Bref, un endroit tout indiqué pour satisfaire nos palais habitués à la cuisine du Nord.
Et nous ne fûmes pas déçus! Dès la première escale, dumpling frais, nouilles faites main et 肉加莫(ròujiāmò) nous ont retenu à table pendant près de deux heures, menaçant sérieusement de saborder notre plan d'en goûter plus… La témérité de notre joyeuse équipée et surtout le désir de mettre la main sur quelques brochettes 串儿 (chuānr) ont toutefois vite fait de nous envoyer en direction d’une seconde tablée qui porta un coup délicieusement fatal à ce qui subsistait de notre appétit.
Rassasiés de corps et d'esprit, ayant réprimé un instant la nostalgie de nos épopées culinaires de jadis en Chine, le reste de l'après-midi fut consommé à visiter les petites épiceries du coin et prendre connaissance des menus d'autres restos que nous hanterons dans nos visites futures...
Mais je n'en révèlerai pas plus ici et laisse aux gourmands le plaisir de la découverte. Imprimez donc la carte du quartier et dites-vous que pour manger chinois sur l’île, vaut mieux passer à l’ouest!
Simon Hobeila à Montréal
*Sur l'histoire des Chinois à Montréal et du Chinatown, voir Denise Helly, Les Chinois à Montréal, 1877-1951, Institut québécois de recherche sur la culture, 1987, 315 p.
Publié par
Simon Hobeila
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mercredi, septembre 09, 2009
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lundi 13 juillet 2009
De la vie au-delà de la démocratie libérale
Depuis la chute du mur de Berlin, rien ne semble exister au-delà des frontières du libéralisme démocratique. Joyau de la couronne, ce système est fréquemment présenté comme l’idéal politique appelé à conquérir le monde. Lorsqu’il est question de l’évolution que devrait prendre le système politique en Chine, la même logique s’applique. Pour de nombreux politicologues qui suivent la question de près, si la démocratie libérale ne s’est pas encore implantée en Chine, il ne serait question, au mieux, que d’un retard, au pire, d’une exception qui confirme la règle.
Alors que tant de différences existent dans le monde au niveau des cultures, des valeurs, des économies et des stratégies de développement rattachées aux spécificités de chaque pays, il paraît difficile d’imaginer qu’un seul système d’organisation politique puisse servir de prescription unique à l’ensemble des pays. Au moment même où il apparaît évident que l’Occident a failli à sa tâche de gendarme et de banquier mondial ainsi que de phare pour la culture et la morale planétaire, il serait peut-être pertinent d’explorer certaines alternatives qui sortent du modèle d’organisation politique proposé par l’Ouest. En Chine, un penseur travaille dans ce sens : Jiang Qing.
Jing Qing rejette d’emblée l’option « démocratie libérale ». En fait, il rejette l’ensemble des modèles politiques projetés par l’Occident, ce qui inclut évidemment le communisme. Selon lui, un système politique jugé légitime devrait prendre racine dans les traditions chinoises. Ce faisant, il se tourne naturellement vers le confucianisme.
En 2003, il publie Political Confucianism, livre qui est depuis considéré comme la défense la plus influente du confucianisme comme philosophie politique moderne (cet ouvrage n'a malheureusement pas encore été traduit en anglais). Jiang Qing est perçu comme un confucianiste orthodoxe, même si certains vont jusqu’à le qualifier de « fondamentaliste ». À moins d’informations contraires, après avoir été disponible pendant quelques mois, son livre serait aujourd’hui interdit en Chine.
samedi 4 juillet 2009
Un lieu de travail transformé en zone de combat ethnique: 2 Ouïghours tués

Une discrimination raciale à peine déguisée
Situation économique oblige, de plus en plus de Ouïghours s’exilent vers l’est à la recherche d’emplois. Du Xingjiang, des agences organisent même le transport de travailleurs vers le Guangdong, là ou se trouve les usines du monde. Cette population migrante est souvent stigmatisée et considérée comme une nuisance. On les traite de violeurs et de voleurs. Cette vidéo trouvée sur youtube en est un bon exemple.
Comme vous le remarquerez vous-mêmes, plusieurs simples photos de Ouïghours sont juxtaposées à d’autres ou l’on voient des voleurs (pick-pocket) à l’œuvre. Comme discrimination gratuite et de haine par association, il est difficile de trouver mieux…
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