<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441</id><updated>2012-01-16T23:23:40.934-05:00</updated><category term='Birmanie'/><category term='Chinatown'/><category term='Inde'/><category term='Olympiques'/><category term='université'/><category term='Tiananmen'/><category term='chine'/><category term='Montréal'/><category term='Charles Hudon'/><category term='Beijing'/><category term='lu et vu'/><category term='Arctique'/><category term='Valérie Nichols'/><category term='réactions à chaud'/><category term='discrimination'/><category term='Expo'/><category term='explorations'/><category term='Bouffe'/><title type='text'>La Chine à notre porte</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>55</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-3568962727658043797</id><published>2011-01-05T16:18:00.003-05:00</published><updated>2011-01-05T18:54:58.143-05:00</updated><title type='text'>Discours du Péril Jaune</title><content type='html'>Un texte de François Lachapelle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelque temps, on assiste à un retour en force de la théorie du Péril jaune, principalement sous la forme de dragon économique et du dragon idéologique. Le 2 décembre dernier fut une journée faste. Le matin dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Presse&lt;/span&gt;, Lysiane Gagnon dans son article "Les ravages de Wikileaks" met du piquant dans sa critique du Wikileaks en lançant :  «On a presque envie de leur souhaiter, à ces esprits irresponsables, de vivre un jour dans un monde où l'unique super-puissance sera la Chine ou la Russie (...), et où les valeurs dominantes seront celles du totalitarisme.»  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le midi je reçois la nouvelle édition du journal &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Affaires&lt;/span&gt;. En page 3,  Michel Maziade, directeur scientifique à l’Université Laval, parle de la science et la recherche en Chine. La question du journaliste : «faut-il avoir peur de la Chine?» à laquelle Docteur Maziade répond : «Oui, il faut avoir peur de la Chine ».  Plus loin alors que Docteur Maziade explique que la Chine nous pousse à revoir nos politiques scientifiques, il termine l’entrevue avec : « Si on ne fait rien pour valoriser la science et si on ne développe pas de créneaux d'excellence, on s'appauvrit et on perd la guerre économique.». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les deux cas j’étais tout à fait d’accord avec le contenu, l’argumentation déployée par l’auteur, c’est le contenant, la stratégie discursive mobilisée qui m’inquiéta. Un peu plus loin toujours dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Affaires&lt;/span&gt;, trois pages sur l’espionnage commercial, «Attention, un espion vous guette». Aucune mention sur la Chine, cependant à la page 13 qui se veut un cours d’espionnage 101 en dessin, les personnages sont tous des Asiatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mémoire collective surfe encore sur la vague actuelle du péril jaune qui revient en force lors de creux économiques. Vague qui remonte à 1999.  Cette année-là, le scientifique américain d’origine chinoise et fonctionnaire du gouvernement fédéral, Wen Ho Lee, fut accusé d’avoir laissé échapper des secrets nucléaires vers son pays d’origine et passa neuf mois en cellule d’isolement jusqu’à ce que l’accusation, en définitive, abandonne pratiquement toutes les charges à son encontre.  Durant ses neuf mois de détention, un ancien agent du FBI allait jusqu’à suggérer qu’il était raisonnable d’estimer à 100,000 le nombre de Sino-Américains travaillant comme agent de renseignements pour la Chine.  On raconta même que de jeunes Chinoises très attrayantes et pulpeuses, mais surtout espionnes pour le compte du gouvernement de Beijing, une fois naturalisée américaine, se trouvaient un mari industriel, scientifique ou fonctionnaire bien placé afin de mieux perpétrer ses actes d’espionnage industriel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est intéressant de noter que pendant que la Chine maoïste était en pleine Révolution Culturelle (1966-76), les représentations agressives du Japon reprirent vie en Amérique et en Europe.  Au seuil des années 1970, l'évocation du miracle économique japonais ne tarda pas à devenir l'expression la plus récente et la plus objective du nouveau péril jaune.  «Ainsi renaissait l'hydre nippone qui déjà épouvantait les Européens durant l'entre-deux-guerres : le miracle japonais, le défi japonais, le siècle du Japon : c'est par ces titres-chocs que le monde a soudain pris conscience du poids spécifique atteint par le pays du Soleil-Levant au bout de vingt années d'efforts acharnés, mais discrets.»  On pouvait apercevoir sur les autoroutes américaines des multitudes de titres-chocs accrochés au pare-choc de «pick-up» de la côte ouest disant : Toyota - Datsun - Honda - et Pearl Harbor. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit à la lumière de ces deux vagues que le facteur économique semble diriger le mouvement du balancier. Plus près de nous, ce qui est inquiétant c’est quand des journalistes et des scientifiques mobilisent le discours du péril jaune pour servir leur fin : argument-choc, conscientiser, etc. Il est encore plus inquiétant quand ces derniers ne semblent pas réaliser ce qu’ils font. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est indéniable que la Chine pose des défis à nos sociétés, à nos économies, à nos acquis. Dans cette situation, le discours de menace, de guerre, du péril jaune peut servir à mobiliser, conscientiser les décideurs, les leaders d’opinion et la population, mais elle construit et nourrit aussi une attitude de méfiance envers la Chine. Comme les idées reçues ne disparaissent pas avec le mouvement du balancier, à terme de telles stratégies discursives ne peuvent aucunement servir nos intérêts. Le rôle de la Chine dans le monde globalisé est en train de changer et nous pouvons jouer une influence constructive. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS. Dans son édition récente (4-10 décembre), &lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Economist&lt;/span&gt; présente un rapport de 14 pages sur les dangers d’une Chine montante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PPS. La journaliste de La Presse, Lysiane Gagnon avec qui j’ai eu quelques échanges par courriel pour le moins musclés dans les heures qui ont suivi ma lecture de son article du 2 décembre change de ton dans la conclusion de son papier du 11 décembre : «Mais la Chine surprendra toujours tant ses admirateurs que ses critiques. Aussi est-il bien imprudent de prédire son avenir...» Un retour à un discours raisonné.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-3568962727658043797?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/3568962727658043797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=3568962727658043797&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/3568962727658043797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/3568962727658043797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2011/01/discours-du-peril-jaune-un-texte-de.html' title='Discours du Péril Jaune'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-8813587548524100257</id><published>2010-07-15T08:12:00.002-04:00</published><updated>2010-07-15T08:30:22.639-04:00</updated><title type='text'>Apple et le développement du syndicalisme en Chine</title><content type='html'>Un texte d'Émilie-Anne Leroux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette semaine, j’ai le plaisir de pouvoir assister à une semaine au complet de conférences et d’analyses de spécialistes sur divers sujets différents par rapport à l’actualité chinoise : droit, économie, politique, environnement, syndicalisme, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est justement de ce dernier sujet que je voudrais discuter en ce court texte. La présence grandissante et la puissance économique de la Chine sont indéniables, et nous Occidentaux ne savons pas trop comment s’y prendre. Entre autre, plusieurs « China Watchers » tiennent dur comme fer à l’idée que, tant que progressera le développement économique de la Chine, ainsi suivra la démocratie. J’ai toujours été un peu réticente à penser que cette suite allait de soi, mais je n’ai jamais vraiment eu autant de doutes que maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, il semble y avoir une grande répugnance pour la politique en générale dans la société civile chinoise. Les jeunes chinois ne rêvent plus à la démocratie comme leurs prédécesseurs l’ont si ardemment fait en 1989 ; ils veulent être businessman ou économiste. C’est là où se trouve le futur, et, pour l’instant, c’est ce qui marche pour la Chine : la croissance économique. Mais ça, c’est tout un autre sujet de débat…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Helen H. Wang, auteure de « The Chinese dream », &lt;a href="http://helenhwang.net/blog"&gt;blogue&lt;/a&gt; justement à ce sujet. C’est l’exemple d’un texte qui exalte justement la venue de la classe moyenne en Chine qui s’imagine que c’est cette classe qui saura amener la démocratie en Chine. Elle nous dit que « In fact, a former Tiananmen Square demonstrator / student leader told me that he believes China will have a democratic elected government in 10 years. I am hopeful that as the Chinese middle class continues to grow, democracy will arise in its time. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« I may write about controversial issues like Sino-American relations and the suppression of democracy in China, but I don’t protest in the streets and I most certainly don’t want to lead the next revolution. » Écrit l’auteure de http://angrychineseblogger.blog-city.com/ Je crois que c’est une opinion qui est largement partagée en Chine. Un de nos conférenciers qui est né en Chine, qui a grandi durant la Révolution Culturelle, et qui est maintenant consultant pour des compagnies canadiennes voulant investir en Chine, nous a exprimé une pensée assez similaire. « Pour moi, c’est l’économie » : c’est comme si tout le monde en Chine ne jure que par les paroles de Deng Xiaoping, à la fois sur le plan politique et personnel.  Aujourd’hui, personne ne veut vraiment s’en mêler. On dirait carrément que la population chinoise est saturée de toute la politique qui a été l’axe centrale de la vie chinoise durant les décennies maoïstes : tout était teinté de politique dans chaque instant de sa vie, autant public que privé. Si maintenant ils retrouvent plus de liberté dans leur vie privée, ils choisissent de laisser aller cette politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça doit donc être que cette politique n’est pas si mal? Justement, l’opinion publique ne semble pas être contre le parti communiste chinois. Généralement, les Chinois ne veulent pas vraiment la démocratie : ils ne voient pas de problème majeur avec la façon dont le pays est géré par le centre. Stéphanie Balme, professeure à Science Po Paris vivant à Beijing depuis quelques années nous expliqua les difficultés qu’elle éprouva à essayer de convaincre ces étudiants chinois de l’importance de la démocratie pour une société d’État de droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc justement pourquoi je prends position pour contredire tous ceux qui pensent que la Chine se fera logiquement une démocratie, comme si c’était la suite logique à son explosion sur la scène de l’économie mondiale. Ceux qui pensent que ce sera la croissante classe moyenne qui se prononcera contre le Parti Communiste Chinois en réclamant leur place dans la sphère politique se trompent, selon moi. La réalité est que les renversements politiques ont une toute autre logique. Le pouvoir d’en bas pour renverser le haut provient de tensions sociales. Panem et circenses dis-je! Pain et cirque : la classe moyenne sera la dernière à se révolter contre un gouvernement qui lui a donné ce qu’elle veut et qui désire exactement la même chose qu’elle : la continuation de la croissance économique. Mais ce n’est pas pour dire que tous mangent leur McDo et se content. Ceux qui n’y ont pas accès se prononcent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce, de plus en plus. Je parle de la croissance des mouvances des syndicats. Seulement dans le dernier mois, deux événements importants ont eu lieu qui démontrent le mécontentement des plus pauvres : les travailleurs migrants. Notamment, le cas de Foxconn et sa fabrique de pièces pour, entre autres, les iPhone. Quelques employés, dépassés par les conditions de travail auxquels ils font face pour leur maigre salaire, se sont jetés en bas de l’édifice. Suscitant, par leur suicide, une série de réactions à l’international face aux conditions intolérables de la vie ouvrière. Plus récemment, deux usines de Honda ont vécu des manifestations dont nous n’avons que très rarement vu en Chine. «  The strike forced Honda Lock to suspend production and led Honda Motor to shut its Chinese assembly lines for more than a week ».  &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chinese migrant workers docile no longer&lt;/span&gt;   lit l’article de la Gazette concernant ces récents développements. Il souligne l’importance de l’internet pour la mobilisation de ces ouvriers mécontents.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les prédictions sont plus souvent infirmées que confirmées, et les historiens s’en abstiennent généralement. Mais ce que je retire de tout ce que j’ai appris cette semaine concernant les changements en cours en Chine en 2010 est que ce sont ces classes toujours rabaissées qui se prononceront davantage sur la scène politique, qui mettra à pied la légitimation du parti par la croissance économique. C’est ce que le parti redoute, mais son organisme de syndicat national ne fonctionne pas du tout pour calmer les revendications croissantes de la Chine ouvrière. Qu’en pensez-vous?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-8813587548524100257?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/8813587548524100257/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=8813587548524100257&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/8813587548524100257'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/8813587548524100257'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2010/07/apple-et-le-developpement-du.html' title='Apple et le développement du syndicalisme en Chine'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-4881207672311426319</id><published>2010-05-03T07:41:00.002-04:00</published><updated>2010-05-03T07:50:54.251-04:00</updated><title type='text'>Sauvés par la pluie !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/S962ndsobqI/AAAAAAAAAFo/NsU4-RP126Y/s1600/China_Drought_02.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 268px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/S962ndsobqI/AAAAAAAAAFo/NsU4-RP126Y/s400/China_Drought_02.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5467007786777341602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un texte de Charles Hudon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un désastre à la fois !  Comme si Dame Nature avait voulu donner un répit au gouvernement chinois après le récent tremblement de terre qui eut lieu dans la province du Qinghai, la pluie tomba finalement sur le grand Kunming.  23 avril, 20h30, en plein milieu d’un cours, le tonnerre se fait entendre.  La quasi-totalité des étudiants se ruent à la fenêtre.  Un orage!  Et tout un!  De mémoire, il n’avait pas plu depuis le mois de septembre.  Déshabitué, je n’avais bien évidemment pas amené mon parapluie avec moi.  Je rentrai au dortoir trempé, mais je m’interdis de me plaindre en pensant aux millions de Chinois qui manquaient jusqu’ici cruellement d’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serait-ce la fin du temps sec ?  Nous l’espérons tous.  Il faudra définitivement beaucoup d’eau pour abreuver un Yunnan où les précipitations, déjà normalement peu fréquentes en hiver, ont cette année presque complètement disparu.  La pire sécheresse en plus de 100 ans.  La situation était si anormale et désastreuse que la nouvelle fit vite le tour du globe.  Un appel en provenance de mes parents, inquiets, me fit prendre connaissance de cette couverture médiatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je les rassurai en leur disant que je n’avais pas été directement touché par ce débalancement climatique.  Quelques inconvénients mineurs certes, mais contrairement à plusieurs autres villes et villages de la région, Kunming n’imposa pas de coupure en eau à ses résidents.  Curieux, je leur retournai ensuite la question.  Est-ce que vos vies ont été affectées par cette sécheresse? Ils ne prirent pas ma question au sérieux.  Pourtant, je l’étais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un &lt;a href="http://www.postcarbon.org/article/90195-the-peak-oil-crisis-china-s-latest"&gt;article&lt;/a&gt; « The peak oil crisis: China’s latest drought », Tom Whipple me fit réaliser que si la sécheresse avait dû se prolonger, elle aurait pu avoir des répercutions en dehors de la Chine, principalement en raison de l’effondrement de la production hydroélectrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire commence en 1949.  Dès la victoire communiste, le Parti est déterminé à mettre le pays sur la voie de la modernité.  Pierre angulaire du développement technologique et industriel, l’électrification du pays se retrouve en tête de liste des priorités du nouveau gouvernement. Le potentiel hydroélectrique retient particulièrement l’attention.  Partout, en Chine, les barrages se construisent à un rythme effréné, n’ayant d’égal nulle part ailleurs dans le monde.  En 60 ans d’histoire, plus de 87 000 barrages voient le jour.  Tout y passe.  De la simple digue de préventions des inondations à l’écluse ne servant qu’à alimenter quelques foyers, Pékin passe finalement, en 2006, à la construction du plus grand barrage hydroélectrique au monde. Aujourd’hui, près de 50% de ce type d’installation de production énergétique se trouvent en territoire chinois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au milieu des années 80, l’hydroélectricité vit ses moments de gloire en Chine.  À cette époque, elle compte pour un tiers de la consommation totale d’électricité du pays.  À partir de ce moment cependant, jugeant la construction de centrales au charbon plus facile et moins couteuse, le Parti commence à mettre tranquillement ce médium de coté.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début des années 2000, face à des problèmes environnementaux grandissants, Pékin commence à revoir sa stratégie.  Depuis la deuxième moitié de la décennie, on assiste à un véritable retour du pendule.  La Chine veut de nouveau accroître rapidement sa production hydroélectrique, qui compte aujourd’hui pour 21.77 % de sa production totale en électricité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sécheresse vint, en quelque sorte, faire payer la Chine pour ses bonnes intentions.  L’essentiel du problème réside dans le fait que les deux tiers des ressources hydroélectriques chinoises se trouvent dans le sud-ouest de la Chine, où les conditions de sécheresse furent les plus sévères.  Dans la région, 310 réservoirs et plus de 600 rivières se retrouvèrent complètement à sec.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Le Yunnan, qui génère habituellement des surplus hydroélectriques vendus aux provinces et pays voisins, a été forcé de mettre un terme à ses exportations.  À l’occasion du Nouvel An chinois, c’est plutôt la province du Guangdong, l’un des plus grands consommateurs d’hydroélectricité yunnanoise, qui offrait 350 millions de kilowatts-heures d’électricité en cadeau à cette province. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le Guangdong, principal pôle industriel du pays, la situation n’était pourtant pas plus enviable. Le niveau d’eau du lac approvisionnant la région du Delta de la Rivière des Perles tomba à moins d'un quart du niveau normal. Les barrages hydroélectriques, qui produisent normalement près d'un tiers de l'électricité de la province, fonctionnent toujours à très basse puissance en raison de la faible pression d’eau.  Alors que Pekin s’est fixé l’objectif de faire croître son économie de 10% cette année, ces récentes pénuries d’électricité n’annoncent rien de rassurant.   En résulte que si la pluie ne se met pas à tomber plus vigoureusement, la Chine se verra forcée de se tourner vers d’autres formes d’énergies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Logiquement, on peut d’abord s'attendre à voir la Chine augmenter sa consommation de charbon.  Une utilisation grandissante de ce combustible hautement polluant, outre les conséquences environnementales, viendra mettre de la pression sur le prix des cours mondiaux.  Pékin, largement autosuffisant en charbon a, cette année, prévu que l’augmentation envisagée de 7% de sa consommation ne serait satisfaite qu’à 45% par la production locale, le reste provenant des importations.  Ces prévisions furent faites avant la sécheresse...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre les prix du charbon, les prix de l’essence risquent aussi d’être affectés par le temps sec. Ces dernières années, aux prises avec des coupures en électricité, les grands producteurs chinois compensèrent par l’utilisation de grosses génératrices au diésel. Les importations de la Chine en pétrole ont déjà commencé à augmenter, ce qui peut venir expliquer en partie pourquoi l’on paie aujourd’hui le litre d'essence plus d’un dollar au Québec. Heureusement, la pluie qui commence à tomber devrait faire diminuer la demande chinoise en pétrole... tout comme les prix à la pompe.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin de moi l’idée de vouloir blâmer la Chine pour ses changements dans l’équilibre international, ma réflexion visait surtout à souligner l’état d’interdépendance dans lequel nous vivons présentement.  Le grand responsable reste, évidemment, le climat et les plus grandes victimes les Chinois du Sud. Les préoccupations des consommateurs occidentaux font figure de poids plume face à l’urgence de venir en aide aux millions de paysans qui, bien qu’ayant aujourd’hui de quoi à boire, ont vu leur gagne-pain ruiné par la sécheresse.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si jusqu’à présent, la Chine répond efficacement à la situation, il est à souhaiter qu’à long terme, des politiques plus efficaces prenant en considération la protection de l'eau soient mises de l’avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, bien que la cause principale de la sécheresse soit le manque de précipitation, un ensemble de sous-facteurs contribua définitivement à exacerber la crise. L'exploitation forestière, la déforestation ainsi que la dégradation générale de l’environnement dans la région sont pointées du doigt. Ces activités humaines ont grandement contribué à affaiblir la capacité des sols à retenir l’eau. Bon nombre de militants écologistes croient que le gouvernement a en fait aggravé le problème en faisant la promotion de politiques visant le remplacement de la forêt par des plantations d’eucalyptus, d’arbres à caoutchouc ainsi que de nombreuses autres espèces non locales, beaucoup moins aptes à conserver l'eau que les forêts d'origines.  La mousson et les sécheresses sont des phénomènes habituels, mais les forêts naturelles peuvent aider à retenir un certain excédant d'eau qui sert ensuite à humidifier les périodes sèches. De manière plus générale, la pollution n’a bien évidemment rien fait non plus pour aider.  Bon nombre de lacs et de rivières qui parsèment le sud de la Chine sont aujourd’hui tellement pollués qu’il est impossible de les utiliser, ne serait-ce que pour l’irrigation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette sécheresse fut la pire depuis un siècle, mais elle servit aussi à démontrer la fragilité de l’écosystème chinois, qui doit dorénavant être pleinement pris en considération lorsqu’il est question de plans de développement économique.  La Chine doit saisir l’occasion offerte par ce désastre naturel pour regarder au-delà des responsabilités attribuables à Dame Nature pour analyser l’impact humain, sous peine de quoi, elle pourrait se voir confrontée à des problèmes beaucoup plus graves dans le futur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, alors que d’épais nuages gris commencent à remplacer le ciel bleu azur qui caractérisait le Yunnan depuis les 8 derniers mois, les températures idylliques auxquelles je m’étais habituées commence déjà à me manquer...Ainsi va la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Hudon à Kunming&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-4881207672311426319?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/4881207672311426319/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=4881207672311426319&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/4881207672311426319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/4881207672311426319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2010/05/sauves-par-la-pluie.html' title='Sauvés par la pluie !'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/S962ndsobqI/AAAAAAAAAFo/NsU4-RP126Y/s72-c/China_Drought_02.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-6092627904610595249</id><published>2010-03-22T14:10:00.004-04:00</published><updated>2010-03-24T12:34:02.133-04:00</updated><title type='text'>Les Chinois mangent du chien. Et du chat. Voilà.</title><content type='html'>Un texte d'Émilie-Anne Leroux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, aller dans un restaurant chinois avec des non-sinophiles me paraît difficile. Défendre la salubrité qu’ils remettent constamment en question ainsi que l’hygiène, l’âge minimal de leurs employés, la légalité de leurs ingrédients. J’trouve ça assez fatiguant de devoir répondre à leur « il va sûrement y avoir du chat dans ces saucisses! » Auparavant, je les rassurais en leur disant que non. &lt;a href="http://www.chinadaily.com.cn/china/2010-01/26/content_9379689.htm"&gt;Depuis le 26 janvier&lt;/a&gt;, je ne suis plus certaine quoi dire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça a commencé par un petit article dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Economist&lt;/span&gt;, duquel je suis une fidèle lectrice. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://www.economist.com/world/asia/displayStory.cfm?story_id=15580840"&gt;Off the menu&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; est le titre de l’article révélant ce qui est sûrement le plus intéressant pour les Cccidentaux des sujets abordés durant la session 10 de la plénière du PCC. Ma curiosité a été piquée, surtout ayant étudié le droit depuis un an.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saviez-vous qu’aucune législation n’interdit la consommation de chat ou de chien au Canada? En effet, si vous tuiez vous-même fido et le dégustiez, vous ne seriez en rien reprochable. En autant que vous le tuiez de façon humanitaire. C'est-à-dire que les lois qui existent pour la protection des animaux concernent beaucoup plus le traitement des animaux que leur "mise au plat." Ceci parce qu’au Canada,  manger du chat ou du chien est un sujet outrageusement tabou. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas tout à fait pareil en Asie. La Chine, le Japon, la Corée, ont tous des traditions antiques autour de la consommation de viande féline et, plus particulièrement, canine. On a trouvé à cette viande des propriétés nutritives spéciales. Il y a des recettes pour des soupes au chien, et même un plat  mélangeant de la viande serpentine et féline qui a la réputation d’être un vrai régal! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je savais déjà que les viandes canine et féline sont consommées en cas d’urgences, en temps de guerre ou de famine. Dans un excellent roman racontant la vie de trois générations de femmes durant le 20e siècle chinois, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Wild_Swans"&gt;Wild Swans&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; de Jung Chang, on raconte une anecdote se déroulant durant l’occupation japonaise du nord de la Chine : certaines familles ont mangé leurs plus jeunes au lieu de crever de faim. Fait véridique ou non, dans ce contexte, il est facile d’imaginer qu’il ne devait rester ni pitou ni minou dans les environs. Qu’auriez-vous fait? Ce n’est pas un recours limité à l’Asie. Même en Grande-Bretagne, durant les pénuries de viande, quelques chats se retrouvaient dans des tartes au "lapin."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les législations contre la consommation de la viande canine en Asie ont commencé à Hong Kong en 1950. En 2004, c’était Taiwan. La Chine proposera une nouvelle loi cet avril et peut-être l’année du Tigre deviendra-t-elle l’année de la libération des chats et chiens aussi. La proposition sur la table bannirait cette consommation sous un acte pour la protection contre la cruauté des animaux – mais changera du coup le traitement d’une tradition culinaire qui puise des références dans les mythes anciens. La pénalité? « The law's violators could face a penalty of up to 50,000 yuan ($7,325) and 15 days in police custody under the &lt;a href="http://english.sina.com/life/2010/0127/301969.html"&gt;anti-animal-cruelty legislation&lt;/a&gt;. » Loin de moi d’évaluer a quel point cette loi sera efficace au sein de la mentalité des citoyens ordinaires, mais je peux imaginer un petit propriétaire de restaurant frappé d’une amende de $7,325. Sûrement qu’il y pensera deux fois avant de continuer cette pratique qui, selon certains, est en large déclin de tout façon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux Philippines, depuis 1998, tuer des chats ou des chiens à des fins de consommation a été rendu illégal. Ceci dit, les organismes qui défendent les droits des animaux &lt;a href="http://www.dogmeattrade.com/"&gt;rapportent &lt;/a&gt;que 12 ans plus tard, « 500,000 dogs are killed annually in the Philippine Islands for human consumption. » Reste à voir à quel point ceci portera fruit en Chine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Et la démocratie dans tout ca?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour qu’une loi ait de l’impact, elle a quand même besoin de trouver racine dans les pensées des gens. Les nouvelles lois doivent témoigner d’un changement de mentalité chez ceux qui la défendent ou qui l’initient. Ma première réflexion dans tout ça était que la Chine se pliait aux demandes de l’Occident et des organisations internationales de protection contre la cruauté envers les animaux. Elle se laissait influencer par les moralités, les idéaux tout à fait culturels et même la ridicule élévation à des niveaux sublimes du concept même des animaux de compagnie qui gagne l’Occident. Peut-être même que c’était une tentative d’apaiser les critiques occidentaux. Par contre, en m’informant d’avantage sur le sujet, j’ai réalisé que l’initiative provenait des Chinois – certains d’entre eux, du moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 19 juin, une quarantaine de citoyens chinois ont manifesté à Shenzhen, au Guangzhou pour &lt;a href="http://www.zonaeuropa.com/20060620_1.htm"&gt;protester contre un restaurant&lt;/a&gt; qui servait de la viande de chat.  L’événement est le résultat d’un appel au front fait en-ligne sur un site internet. Ceci doit être en lien avec la croissance de la classe moyenne en Chine qui s’approprie toutes les tendances occidentales – les cafés pour chiens, les poussettes pour chiens et tout le reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sûrement que la démocratie sous sa forme électorale prendra une plus grande période de gestation, mais je trouve assez significatif l’expression des Chinois sur des enjeux qui ne sont pas directement liés à leur propre bien-être (comme par rapport à l’emploi ou au traitement des évincés). Le droit en Chine n’est pas autant acquis qu’ici. En effet, la procédure juridique occidentale et le droit positif sont des méthodes copiées à d’autres systèmes; elle a toujours su adapter les lois et les règlementations à ses propres besoins nationaux. Avec la Chine qui se met à faire des lois contre la cruauté des animaux, je me sens un peu dans une nouvelle époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, je ne me vois pas être capable de tuer un chat ou un chien. Mais je ne serais pas plus capable de tuer une vache, un canard, un agneau ou une poule. Hypocrisie occidentale? À vous de décider de votre niveau de tolérance personnel pour la moralité de cette question. En même temps, si nous pensons aux crises alimentaires qui s’annoncent de plus en plus pour le futur, qui sait ce à quoi sera affronté l’être humain?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-6092627904610595249?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/6092627904610595249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=6092627904610595249&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/6092627904610595249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/6092627904610595249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2010/03/les-chinois-mangent-du-chien-et-du-chat.html' title='Les Chinois mangent du chien. Et du chat. Voilà.'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-5395019008000596788</id><published>2010-03-22T13:55:00.003-04:00</published><updated>2010-03-22T14:09:59.249-04:00</updated><title type='text'>Que reste-t-il de la fraternité révolutionnaire en Chine?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.flags.de/flaggen-fahnen/China/Freundschaftspins-China-Nepal.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 320px;" src="http://www.flags.de/flaggen-fahnen/China/Freundschaftspins-China-Nepal.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une analyse de Charles Hudon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis leur abdication du pouvoir en mai dernier, les maoïstes népalais redoublent d’efforts dans le but de faire tomber le gouvernement. Leur stratégie : créer le chaos social par l’agitation et la violence.   Plaçant généralement la stabilité régionale en tête de ses priorités, la Chine aurait raison de voir d’un mauvais œil ces événements. Les propos récemment tenus par Prachanda, leader du parti maoïste, laissent cependant penser le contraire. De retour d’un voyage de ressourcement dans le pays de Mao, il confiait aux médias que les tumultes causés par son parti profiteraient en fait de la bénédiction chinoise. La Chine s’étant officiellement retirée de la politique révolutionnaire depuis 1979, ces révélations nous amènent à nous questionner sur la nature des relations qui unissent aujourd’hui ces deux acteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le maoïsme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1949, lorsque Mao Zedong prend le pouvoir, sa pensée est fortement influencée par celle de Karl Marx et de Vladimir Lénine. Le Grand Timonier applique cependant leur doctrine de façon assez particulière, en l’adaptant aux conditions spécifiques chinoises. Lorsque la rupture sino-soviétique survient, les spécificités du modèle chinois attirent une attention nouvelle. Soudainement, la Chine se retrouve à jouer un rôle phare dans la lutte antirévisionniste internationale. La pensée de Mao gagne en popularité, jusqu’à finalement être considérée comme un système idéologique distinct. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maoïsme séduit. Dans les années 70, plusieurs centaines d'organisations maoïstes militent en Europe. Au fil des années, des pays tels le Pérou, le Japon, les Philippines, voire même les États-Unis et le Canada, doivent apprendre à vivre avec la présence de leurs partis maoïstes nationaux. Pendant ce temps, en Chine, l’influence de la pensée maoïste est en chute libre.  L’héritage de Mao est malmené par l’arrivée d’un Deng Xiaoping  qui fait passer la croissance économique devant la pureté idéologique.  Bien que le maoïsme ne disparaisse pas complètement de la Chine, il demeure principalement confiné aux livres d’histoire et d’éducation politique. En résulte qu’aujourd’hui, bien que les dirigeants pékinois se réclament toujours de la pensée du Père de la Nation, celle-ci reste grandement exclue du domaine de la pratique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les maoïstes népalais&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ironie du sort, alors qu’au plus fort des années de guerre froide, aucun parti maoïste ne réussit à s’emparer du pouvoir en Asie, celui du Népal s’impose actuellement comme la force politique la plus importante dans ce pays.&lt;br /&gt;Le parti voit le jour en 1994. Dès sa création, ses dirigeants affichent leurs préférences pour la lutte armée. Il ne suffit que de deux ans avant de voir l’Armée de Libération Nationale rejoindre les montagnes afin de mettre en pratique sa stratégie de guérilla révolutionnaire.  En 2006, plus de 13 000 morts plus tard, les maoïstes et le gouvernement signent un accord de paix qui permet aux ex-guérilléros d’intégrer le système politique. Deux ans plus tard, Prachanda est élu Premier Ministre du Népal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à ce « success story », plusieurs cherchent à savoir ce qui se cache derrière l’organisation révolutionnaire. Faire la guerre coûte cher. Les bases d’appui du parti provenant principalement des campagnes pauvres, comment celui-ci a-t-il pu soutenir la mobilisation de ses quelques 40 000 activistes armés pendant si longtemps? Par un jeu d’associations épistémologiques un peu simpliste, les regards se tournent naturellement vers la Chine. Avons-nous raison de la suspecter de la sorte?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le grand amour ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne suffit, en fait, que de faire un bref survol de l’histoire des années de guérilla maoïste pour blanchir la Chine. Celle-ci partage une frontière « poreuse » de près de 1000 km avec son voisin népalais. Elle est particulièrement consciente du fait qu’une situation qui dégénère dans ce pays risque fort d’avoir des effets désastreux sur la stabilité du Tibet. Dans ce qu’elle décrit comme « la tâche de mettre fin aux activités des terroristes népalais », elle choisit d’offrir son support à la monarchie au pouvoir.  La stabilité du Népal est vue comme la priorité absolue, les conditions de vie des déshérités qui y vivent passent loin derrière. À plusieurs reprises, la Chine condamne sévèrement les actions maoïstes, organisation qu’elle refuse de reconnaître officiellement.  Elle prend soin de ne jamais prononcer le nom de ce mouvement révolutionnaire, optant plutôt pour l’appellation « groupe armé antigouvernemental ». Pékin ne manque pas une occasion de rappeler qu’à ses yeux, les maoïstes népalais ne sont qu’une bande d’imposteurs qui salissent le nom de Mao Zedong. À Pékin, on s’inquiète du fait qu’une publicité négative associée au maoïsme puisse éventuellement nuire à l’image internationale de la Chine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’attitude de Pékin n’arrive pas à faire reculer le Parti communiste népalais (PCN). Au sein du PCN, la Chine est de toute façon considérée comme un exemple à ne pas suivre en matière de pureté révolutionnaire. Pour bon nombre de membres du parti, la Chine a commis le crime impardonnable d’avoir sacrifié l’idéal communiste sur l’autel de la croissance économique. Encore aujourd’hui, plusieurs puristes népalais perçoivent la Révolution culturelle comme un « incritiquable ». Cette attitude contraste vivement avec l’opinion que ceux-ci ont de Deng Xiaoping, qu’ils identifient comme le grand responsable de la dilution idéologique qui fut menée au profit d’une modernisation accélérée. Plusieurs factions au sein du PCN soutiennent que ce dont la Chine aurait le plus besoin actuellement, ce soit d’une deuxième Révolution culturelle.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Depuis 2008&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prise du pouvoir maoïste force les deux partis à revoir leurs positions. Les ennemis d’hier entament un rapprochement. Soucieux de contrebalancer l’influence excessive que l’Inde exerce sur le pays, la Chine demeure la seule alternative qui s’offre au nouveau gouvernement. Les maoïstes ne se montrent pas rancuniers et acceptent de coopérer avec Pékin sur les questions entourant la stabilité au Tibet. Leurs relations se normalisent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir quitté la direction du pays, la reprise des activités de déstabilisation de la part des maoïstes aurait dû créer un froid entre ces nouveaux amis. Les récentes affirmations de Prachanda laissent cependant croire que son parti bénéficie toujours de la bénédiction chinoise. Alors que le nouveau gouvernement du Népal a garanti la continuité des politiques mises de l’avant par les maoïstes à l’égard de la Chine, pourquoi continuer à les soutenir? La réponse prend peut-être des tournures spirituelles.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’opium du peuple&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Népal est une nation majoritairement hindouiste. Manifestation vivante de la culture indienne, cette religion donne à l’Inde et au Népal un ensemble de coutumes et de rites communs qui crée des liens privilégiés entre ces nations, liens qu’aucun projet de développement économique chinois ne pourra jamais égaler. Cet ancrage « civilisationnel » donne des maux de tête à la Chine. Le &lt;a href="http://lachineanotreporte.blogspot.com/2010/03/quitter-la-chine-pour-aller-rejoindre.html"&gt;projet de pénétration&lt;/a&gt; du Népal, vu comme un élément clé dans la politique chinoise du « Regard vers le Sud », n’avance pas nécessairement aussi rapidement que souhaité. La variable hindouiste, qui favorise constamment l’Inde, au détriment de la Chine, y joue pour beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adeptes du principe marxiste qui voient la religion comme l’opium du peuple, les maoïstes népalais sont sans doute les candidats les plus susceptibles d’apporter une aide à la Chine dans ce dossier. Lors de leur récent séjour au pouvoir, le travail fut mis en marche. En mai dernier, les maoïstes faisaient passer une résolution qui abolissait la seule monarchie hindouiste au monde pour la remplacer par une république laïque. Conscients qu’un simple décret risquait d’avoir fort peu d’effets tangibles sur la situation spirituelle du pays, les maoïstes s’en prirent ensuite physiquement au temple Pashupatinath, l’un des plus importants symboles hindouistes du Népal.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors d’une &lt;a href="http://www.iheu.org/node/3338"&gt;entrevue &lt;/a&gt;qu’il donna à l’« International Humanist and Ethical Union », Baburam Bathattarai, l’idéologue du parti, s’exprimait ainsi : « Nous sommes marxistes et matérialistes. Nous devons faire beaucoup plus que de simplement séparer la religion et le gouvernement (…)  Il y a aujourd’hui plus de programmes à caractère religieux sur les ondes de la télévision népalaise que tout autre type d’émissions. Les diffusions glorifiant les “Ramayana ” ainsi que les “Mahabharatha ” sont parmi les plus populaires. Polluer de cette façon l’âme de la jeunesse est hautement dommageable pour notre société. La religion n’a pas sa place à l’école, pas plus qu’elle en a dans les programmes publics. Nous devons décourager ce genre de croyances et de valeurs, ce qui fera éventuellement disparaître complètement la religion du Népal ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quelques détails près, les partis politiques népalais ont tous des plateformes similaires à l’égard de la Chine. L’attitude maoïste en regard à la religion, couplée au sérieux de leur démarche démontré par la prise de mesures concrètes lors de leur passage au pouvoir, représente définitivement un avantage comparatif aux yeux de la Chine. Voilà sans doute la variable la plus susceptible d’expliquer le soutien que Pékin semble vouloir continuer d’apporter aux maoïstes et ce, malgré la reprise de leurs activités de déstabilisation. Un Népal dépourvu de son identité hindouiste faciliterait la propagation de l’idéologie maoïste dans le pays, ce qui créerait du même coup un environnement favorable à la pénétration chinoise.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette lecture des derniers développements survenus dans les relations Chine/maoïstes confirme une fois de plus le fait que Pékin ait définitivement mis de côté le principe de « fraternité révolutionnaire » dans la poursuite de ses relations internationales. Dans les années qui suivirent la fondation du groupe rebelle, la Chine n’avait ni financé, ni aidé l’organisation. Au contraire, elle choisit plutôt de jouer de son influence pour lui mettre des bâtons dans les roues. Ce n’est qu’une fois les maoïstes au pouvoir que la Chine commença à se rapprocher de ceux-ci. Les affinités idéologiques n’y étant pour rien, la Chine ne serait plutôt motivée que par des calculs pragmatiques cherchant à améliorer sa position à long terme en Asie.  &lt;br /&gt;Cette attitude semble vouloir lui sourire. L’idée d’exporter ses idées à la pointe du fusil lui coûta très cher par le passé. Les succès furent pour le moins limités, les ennemis ainsi créés, nombreux. Pacifiste, le nouveau style diplomatique chinois, additionné à des résultats économiques exceptionnels, change complètement la façon dont plusieurs pays perçoivent la Chine. Ne se trouvant plus sous le poids de la menace, bon nombre d’entre eux décident désormais d’imiter volontairement ce qui est aujourd’hui considéré comme « le modèle chinois ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-5395019008000596788?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/5395019008000596788/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=5395019008000596788&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/5395019008000596788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/5395019008000596788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2010/03/que-reste-t-il-de-la-fraternite.html' title='Que reste-t-il de la fraternité révolutionnaire en Chine?'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-1147765960512162900</id><published>2010-03-08T08:26:00.003-05:00</published><updated>2010-03-08T08:43:13.098-05:00</updated><title type='text'>Quitter la Chine pour aller rejoindre les maoïstes…</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/S5T7Yf5yKaI/AAAAAAAAAFg/hu8K4VIeyds/s1600-h/530026620-supporters-of-the-communist-party-of-nepal-maoist-stage-street.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 286px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/S5T7Yf5yKaI/AAAAAAAAAFg/hu8K4VIeyds/s400/530026620-supporters-of-the-communist-party-of-nepal-maoist-stage-street.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5446254247697066402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un texte de Charles Hudon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mois de février permet généralement à une majorité de Chinois de prendre des vacances.  Les travailleurs profitent d’une semaine de congé pour célébrer le nouvel an, tandis que les étudiants se reposent pendant près de 5 semaines en attendant le début du semestre printanier.  Il n’est donc pas difficile d’imaginer que le deuxième mois de l’année se transforme habituellement en période migratoire.  Pour les étudiants étrangers, la situation est la même.  Cette année, j’ai profité de mes vacances hivernales pour me rendre au Népal, pays où l’héritage intellectuel de Mao Zedong jouit d’une influence considérable, n’ayant d’égal dans aucune autre région du monde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Maoïstes népalais ayant quitté le pouvoir il y à peine 10 mois, je m’attendais à voir des marques évidentes d’un Népal « sinisé ».  À peine descendu de l’avion, je comprenais que les affinités idéologiques qui pouvaient potentiellement rapprocher le parti le plus important au sein de l’assemblée consultative népalaise et la Chine faisaient figure de poids plume face à tout ce que représente le géant indien pour le Népal.  En effet, les liens culturels et historiques qui unissent ces deux voisins depuis des temps immémoriaux, couplés à d’importants et réguliers contacts humains ainsi qu’à des relations économiques florissantes, donnent au Népal des airs de véritable banlieue indienne.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tableau régional évoluant rapidement en Asie, certains indices laissent penser que cette situation pourrait être appelée à changer dans les années à venir.  Les plus petites batailles pouvant parfois se révéler décisives au sein d’une stratégie globale, la Chine accorde aujourd’hui une attention grandissante à son voisin himalayen. Bien que sa signification en termes de production, de développement technologique et de potentiel comme marché d’exportation soit limitée, sa situation géographique donne au Népal une importance géopolitique que la Chine ne peut plus se permettre de négliger.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Regarder vers le Sud&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping en 1979, la Chine abandonne définitivement ses visées expansionnistes.  De menace potentielle, la Chine entame un processus qui vise à cultiver des relations économiques et stratégiques harmonieuses avec ses voisins asiatiques afin de renforcer sa position en tant que puissance régionale.  En Asie du Sud, les prétentions chinoises entrent cependant en conflit avec celles d’une autre superpuissance régionale : l’Inde.  Des affinités tant historiques que géographiques, culturelles, linguistiques, ethniques et sociales, voire même des liens familiaux, unissent la région à l’Inde, ce qui lui concède une longueur d’avance dans cette lutte d’influence. Cette réalité a forcé la Chine à mettre sur pied une politique de « Regard vers le Sud », qui se veut principalement une réponse à la politique du « Regard vers l’Est » indien.  Grâce à celle-ci, la Chine a su accroitre sa présence dans des pays tels que le Pakistan, le Sri Lanka et le Bangladesh, mais le travail à faire reste encore considérable.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Népal constitue une variable essentielle au sein de la stratégie globale chinoise en Asie du Sud.  Celle-ci vise, entre autres, à nouer des liens privilégiés avec les voisins immédiats de l’Inde dans le but de marginaliser son influence.  L’emplacement géographique particulier du Népal amène les stratèges chinois à vouloir lui faire jouer un rôle de passage permettant d’unifier la Chine à l’Asie du Sud.  En plus d’ouvrir une route qui lui permettrait d’accroitre sa présence stratégique dans ce qui est considéré par l’Inde comme sa sphère d’influence traditionnelle, une présence accrue au Népal permettrait à la Chine de capitaliser sur le potentiel hydroélectrique népalais dormant, évalué à 83,000 mégawatts. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les 5 doigts de la main&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques années à peine après la victoire communiste en Chine, Mao Zedong mettait de l’avant la politique des cinq doigts de la main.  Celle-ci insistait sur l’importance de faire jouer au Bhutan, au Ladakh, au Sikkim, à l’Arunachal Pradesh et au Népal un rôle de tampon entre l’Inde et la Chine.   Près de 60 ans plus tard, on constate que la grande majorité de ces « doigts de la main » furent amputés par l’Inde. Depuis les émeutes tibétaines de 2008, la Chine reprend conscience de l’importance du « doigt » népalais.  Avec une population de réfugiés tibétains se chiffrant à plus de 20 000 personnes, Pékin cherche à s’assurer que le gouvernement coopère et voit à ce que le Népal ne serve pas de base d’opération à des activités « antichinoises ».  Pékin perçoit dorénavant la stabilité du Népal comme un facteur essentiel à la stabilité de l’Ouest chinois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Une stratégie : le modèle chinois&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le but d’arriver à ses fins, la Chine prend les grands moyens.  Fidèle aux habitudes développées en Afrique, elle déroule littéralement le tapis rouge et traite le Népal comme aucune autre superpuissance ne l’avait fait auparavant.  Dans le but de renforcer ses relations avec le Népal, la Chine a mis sur pied une stratégie en 4 volets qui vise :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) À accommoder les préoccupations  népalaises;&lt;br /&gt;2) À renforcer la coopération économique selon des principes « gagnant-gagnant »;&lt;br /&gt;3) À stimuler les contacts et échanges culturels entre les deux peuples et; &lt;br /&gt;4) À renforcer la coopération entre la Chine et le Népal sur la scène régionale et internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour séduire le Népal, la Chine joue la carte du « soft power » avec brio. Dès 2005,  l’ambassade de Chine au Népal ouvre la « Nepal-China Mutual Cooperation Society », organisme ayant comme objectif de renforcer les relations diplomatiques entre les deux pays tout en diffusant une image d'une Chine « amicale », par opposition à une Inde « hégémonique ».  La mise en place d’un important réseau de &lt;a href="http://www.cscnepal.org.np/mission.php"&gt;Centres d’Études Chinoises&lt;/a&gt;, centres entièrement financés par Pékin et dédiés à faire la promotion des relations sino-népalaises, se veut un autre maillon dans cette stratégie « coup de cœur ».  Autre exemple probant, la station radiophonique « China Radio International », qui lançait dernièrement une station FM basée à Katmandu ayant comme mission de « rapprocher la Chine du Népal ».  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce volet plutôt dynamique de la stratégie chinoise contraste vivement avec l’attitude passive de l’Inde qui, dû à des similitudes en termes de culture et de traditions, a souvent tendance à prendre le Népal pour acquis.  En résulte que la balance penche aujourd’hui de plus en plus en faveur de la Chine au sein de l’opinion publique népalaise qui la perçoit, à tort ou à raison,  comme un pouvoir coopératif bien intentionné.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conscient des limites d’un « soft power » qui ne serait accompagné d’engagements concrets, la Chine multiplie les projets d’assistance économique, de prêts à taux avantageux, développe des infrastructures et offre des exemptions de tarifs douaniers à une panoplie de produits népalais.  Les projets qui retiennent le plus l’attention sont sans doute ceux d’autoroute reliant Lhassa à Khasa, ville située à 80 kilomètres de Katmandu, ainsi que de prolongement du chemin de fer Lhassa/Golmud jusqu’à la frontière népalaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus de s’impliquer économiquement, l’intérêt que la Chine porte à son voisin peut aussi être perçu du point de vue militaire.  En septembre 2008, par exemple, la Chine annonçait le versement d’une aide militaire d'une valeur de 1,3 millions de dollars au Népal, la première du genre accordée au nouveau gouvernement maoïste. Puis, au mois de décembre, elle promettait de débloquer 2,6 millions de dollars supplémentaires en assistance reliée au secteur de la sécurité népalaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Retour vers le futur?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette stratégie semble placer la Chine en bonne position au Népal, qui a maintenant le vent dans les voiles.  Conscient qu’une brise favorable peut vite se transformer en tempête, un bon navigateur doit cependant toujours rester prudent face au vent qui se lève.  Se pourrait-il que la Chine marche en terrain miné?  Construction de routes, assistance militaire… cela ne nous rappelle-t-il pas quelque chose?&lt;br /&gt;Nous somme en 1988.  Le Népal vient de se porter acquéreur d’une importante quantité d’armes chinoises.  Quelques semaines plus tard, la Chine met de l’avant son projet de construction de routes qui vise à relier la Chine au Népal.  Il n’en faut pas plus pour que l’Inde se sente menacée et réagisse.   En guise de représailles, elle lève un embargo commercial contre le Népal, ce qui place son voisin en véritable état de siège.  Les conséquences économiques liées à ce blocage commercial sont énormes.   Des pénuries de carburants, de sel, d’huile végétale et de nourriture se font bientôt sentir.  L’industrie touristique entre en récession.  Privés de gaz pour le chauffage, les népalais sont forcés de se tourner vers la ressource forestière déjà menacée, causant d’importants dommages environnementaux.  Pris à la gorge,  le Népal se rétracte.  Le petit pays concède plusieurs privilèges commerciaux à l'Inde et demande à la Chine de retenir la livraison d’armes.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle leçon la Chine a-t-elle tirée de cette expérience?  Le passé étant souvent garant du futur, nous sommes en droit de penser que l’Inde ne regardera pas le récent rapprochement Chine-Népal sans rien faire.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La façon dont le gouvernement maoïste a été forcé d’abandonner le pouvoir laisse penser que l’Inde a déjà commencé à réagir.  Alors que les maoïstes formaient le gouvernement, la Chine avait affiché ouvertement son appui au projet népalais de limoger le chef de l’armée nationale dans le but d’intégrer l’armée maoïste à celle-ci.  L’Inde, elle-même aux prises avec une guérilla maoïste dans le nord-est de son pays, voyait naturellement d’un mauvais œil la « maoïsation » de l’armée népalaise.  Ses craintes l’auraient amenée à faire tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher la mise en œuvre de ce projet, avec le résultat que nous connaissons.  Quelques semaines plus tard, l’échec du premier ministre népalais sur cette question forçait les maoïstes à quitter le pouvoir.  Bien que la presse nationale ait présenté l’évènement comme une crise à caractère strictement national, l’épisode doit définitivement être perçu comme une victoire indienne dans le bras de fer népalais qui l’oppose à Pékin.  Forte d’une confiance retrouvée, la Chine ne semble pas s’être laissée intimider et continue plutôt sur sa lancée.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui sortira gagnant du face à face sino-indien au Népal?  Difficile à dire, mais l’option la plus probable reste encore le Népal.  S’il réussit à bien jouer ses cartes en balançant ses relations avec les deux géants qui l’entourent, le Népal devrait pouvoir profiter grandement de la conjoncture actuelle. Avec un quart de sa population vivant sous le seuil de la pauvreté, un taux de chômage dépassant les 46% et l’inflation progressant à un rythme de 13% annuellement, c’est le moins que nous puissions lui souhaiter.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Hudon &lt;br /&gt;À Katmandu&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-1147765960512162900?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/1147765960512162900/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=1147765960512162900&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/1147765960512162900'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/1147765960512162900'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2010/03/quitter-la-chine-pour-aller-rejoindre.html' title='Quitter la Chine pour aller rejoindre les maoïstes…'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/S5T7Yf5yKaI/AAAAAAAAAFg/hu8K4VIeyds/s72-c/530026620-supporters-of-the-communist-party-of-nepal-maoist-stage-street.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-7739954037027692051</id><published>2010-01-20T05:30:00.003-05:00</published><updated>2010-01-20T05:54:37.610-05:00</updated><title type='text'>Chine, ANASE, Asie de l’Est : les temps changent…</title><content type='html'>Une analyse de Charles Hudon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La création de l’ANASE se veut une forme déguisée d’encerclement militaire...le fruit le plus lamentable de l’impérialisme antichinois ».  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                      &lt;em&gt;Le Quotidien du peuple &lt;/em&gt;12 août 1967 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus deux semaines après l’arrivée de la nouvelle année, rien n’avait encore changé dans le sud de la Chine.  Le prix d’un kilo d’oranges oscillait toujours autour des 3 RMB (autour de 50 sous), un kilo de tomates se vendait toujours à peu près 4 RMB…  Tout semblait normal, les marchands ne paraissaient pas particulièrement préoccupés. Même s’ils l’avaient été, cela aurait-il vraiment changé quelque chose?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier janvier 2010 marquait l’entrée en vigueur d’une vaste zone de libre-échange qui unit dorénavant la Chine aux dix pays de l'Association des Nations du Sud-est asiatique (ANASE).  L’accord devrait permettre à la Chine de sécuriser davantage son accès aux ressources naturelles de cette région tout en facilitant l’exportation de sa production manufacturière. Dans les provinces du sud par contre, on s’inquiète des impacts qu’aura, à court terme, la création de cette nouvelle zone sur l’économie locale. En facilitant l’importation de produits agricoles en provenance de la Thaïlande, du Vietnam, de la Malaisie et de la Birmanie, l’accord risque d’avoir des effets néfastes sur les petits producteurs, qui représentent encore une proportion importante de la population totale de provinces comme le Yunnan et le Guangxi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’accord ayant déjà été amplement couvert, il ne sera pas question ici de le détailler en long et en large.  Je me propose plutôt de discuter d’une vision plus large vers laquelle pourrait un jour mener l’accord : l’intégration régionale, la création d’une communauté est-asiatique. Liée par un réseau croissant d'échanges économiques et financiers, l’Asie du Sud-est est à la recherche d'une identité commune qui lui permettrait de transformer son succès économique en influence politique sur la scène internationale.  La création de la zone de libre-échange ANASE-Chine s’inscrit dans ce long processus de convergence. Une intégration économique réussie permettrait de faire un pas de plus vers la création d’une communauté est-asiatique.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Communauté est-asiatique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis la fin de la guerre froide, deux tendances contradictoires tiraillent l’État- Nation: sa fragmentation en composantes ethniques ou sa dissolution au profit de regroupements régionaux plus vastes.  En Asie de l’Est et du Sud-est, la première partie de l’affirmation est bien présente. Les pressions sécessionnistes des Moros aux Philippines, celles des Ouigours et des Tibétains en Chine ainsi que celles en provenance de groupuscules musulmans situés dans le sud de la Thaïlande en témoignent. D’un autre côté, le processus qui confirmera la validité de la deuxième partie de celle-ci est déjà entamé. Bien que l’union politique ne demeure qu’une hypothèse lointaine, la crise financière, en exposant les dangers liés à une dépendance excessive aux marchés américains et européens, pourrait amener les élites asiatiques à faire un bond supplémentaire dans cette voie. L’année dernière, en pleine course électorale japonaise, c’est dans cette optique qu’Yukio Hatoyama fit de l’intégration régionale un thème central de sa campagne. Maintenant au poste de Premier ministre, Hatoyama utilise tout le poids de sa fonction pour promouvoir l’idée.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Une question de confiance&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Établir un niveau de confiance raisonnable entre les acteurs représente le principal défi qui se dresse sur la route de l’intégration. Pour plusieurs, l’idée d’une communauté est-asiatique rappelle de mauvais souvenirs. En effet, il y a plus de 60 ans, c’est par les armes que les Japonais ont tenté d’imposer la création de la « sphère de coprospérité de la grande Asie orientale. »  Après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’idée disparut naturellement des écrans radars asiatiques.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut attendre 1990 pour voir le projet refaire concrètement surface. À &lt;a href="http://www.aseansec.org/13202.htm"&gt;l’époque&lt;/a&gt;, le Premier ministre malais faisait la promotion d’une communauté économique est-asiatique, proposition qui ne fit que très peu de vagues. Quelques années plus tard, la crise asiatique amena les pays de la région à reconsidérer le projet. La crise fit prendre conscience aux pays asiatiques de la réalité régionale qui les unissait. Ce phénomène devint particulièrement observable lors des pourparlers traitant de la création d’un éventuel marché commun qui unirait la Corée du Sud, la Chine, le Japon et les pays de l’ASEAN. L’idée d’instaurer une monnaie commune asiatique fut même soulevée. Les mois qui suivirent la crise amenèrent la création du premier sommet ANASE+3 (Chine, Japon, Corée du Sud), ce qui mena à la signature de nombreuses ententes bilatérales visant à faire la promotion de la collaboration régionale à long terme.  Depuis lors, l’idée n’a fait que progresser. Optimiste, l’ANASE s’est donnée comme objectif de voir la communauté est-asiatique voir le jour au tournant de 2015.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps ayant en grande partie dissipé les craintes face aux visées hégémoniques japonaises, les regards se tournent aujourd’hui vers la Chine. La menace prend une nouvelle forme.  La Chine ne soutient officiellement plus les guérillas armées d’Asie du Sud-est depuis 1978, mais c’est maintenant son poids économique et politique qui menace de faire de l’ombre aux plus petits acteurs régionaux. Au Sud, le problème d’asymétrie croissante inquiète. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Chine n’a jamais été trop chaude à l’idée de céder une partie de sa souveraineté à une entité supra nationale. Avec une population comptant pour plus de 65 % de celle de la communauté est-asiatique proposée et un territoire couvrant 68 % de sa superficie totale, pourquoi devrait-elle se soumettre à qui que ce soit? Bien que la taille des économies chinoises et japonaises soit comparable, une réalité les distingue : le Japon se retrouve en stagnation depuis déjà plusieurs années alors que la Chine a à peine été affectée par la crise économique mondiale. Avec une croissance économique qui dépasse encore les 8% en 2009, la Chine sert aujourd’hui de bouée de sauvetage aux économies de la région tout entière. Pour la Chine, la communauté envisagée devrait donc être constituée uniquement des pays de l’ASEAN+3.  Au point de vue décisionnel, il n’est bien entendu nullement question de procéder selon la logique d’un pays, un vote. Cette façon de faire garantirait à Pékin que l’éventuelle union des économies asiatiques place la Chine en son centre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à la montée en force de ce pouvoir qui exige une redéfinition de l’équilibre des puissances, les théories de relations internationales proposent généralement deux solutions : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Seuls ou alliés à d’autres, les acteurs peuvent s’efforcer d’assurer leur sécurité en recherchant l’équilibre avec la puissance émergente, la refouler ou, si nécessaire, entrer en guerre avec elle pour la vaincre. Au contraire, ils peuvent s’allier à elle, se mettre d’accord avec celle-ci et adopter une position secondaire ou subordonnée vis-à-vis elle dans l’espoir de voir leurs intérêts clés protégés. »  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la vue de ce dilemme de taille, il semble que les pays de l’Asie de l’Est et du Sud-est aient choisi d’opter pour une solution qui leur est propre. Les jeux d’alliance et d’endiguement se feront à l’intérieur d’un cadre coopératif. Cette situation débouche sur une partie de bras de fer qui vise à déterminer sous quelle forme s’exercera le leadership au sein de la zone projetée. La méfiance règne…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le Japon&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Pour le Japon, la communauté est-asiatique ne devrait pas se limiter à l’ANASE+3, mais devrait plutôt inclure les pays de l’ANASE+3+3  (appellation qui comprend les pays de l’ANASE+3, en y ajoutant l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Inde). Ayant visiblement abandonné l’idée de jouer un rôle hégémonique dans la future région, le Japon s’efforce de diluer l’influence chinoise.  L’ajout de l’Inde et de l’Australie créerait une dynamique de multipolarité où des prétentions unilatérales pourraient facilement être renversées par de simples jeux d’alliances. Ce faisant, le poids de joueurs de deuxième catégorie, tels le Laos ou le Cambodge, se verrait valorisé, réglant en partie les problèmes d’asymétries craints par plusieurs.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Japon est cependant prisonnier de son passé. Depuis 1945, en matière politique étrangère, de diplomatie et de défense, le Japon est fortement tributaire des politiques étasuniennes à son égard. Pendant de nombreuses années, le Japon a largement bénéficié de cette alliance. Celle-ci lui est cependant de moins en moins profitable. À peine quelques jours après avoir pris le pouvoir, Hatoyama affirmait vouloir renégocier les termes de l’entente qui l’unit aux États-Unis afin d’orchestrer un rapprochement avec l’Asie. Voyant avec quel zèle Hatoyama s’affairait à faire la promotion de cette organisation exclusivement asiatique, les États-Unis auraient remis à l’ordre leur partenaire nippon. C’est suite à ces événements qu’Hatoyama aurait déclaré, à demi-mot, qu’il n’excluait pas la possibilité d’inviter les États-Unis à se joindre à l’organisation.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est sur cette mention à l’Amérique que Pékin dépense le plus d’énergie afin de démontrer l’irrecevabilité de la proposition japonaise. Mauvaise foi ou lecture erronée, les arguments chinois font difficilement contrepoids aux engagements répétés qu’Hatoyama pris par la suite dans de nombreux forums asiatiques officiels où il répétait son souhait de voir la création d’une communauté Est-asiatique entre les pays de l’ASEAN+3+3. D’autres indices laissent présager que le Japon tente présentement de se sortir de l’orbite étasunienne, situation qui devrait amener la Chine à revoir son argumentation si elle veut contrer le projet japonais de l’ASEAN+3+3. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À titre d’exemple, en octobre dernier,  &lt;a href="http://www.france24.com/en/20091015-japan-afghanistan-halts-refuelling-mission-indian-ocean-hatoyama-gates-military"&gt;Hatoyama annonçait&lt;/a&gt; que son pays mettrait fin, dans l'océan Indien, à ses missions de ravitaillement des forces américaines intervenant en Afghanistan. Quelques semaines plus tard, Tokyo officialisait ses intentions de forcer les 8000 soldats américains stationnés à Okinawa à quitter l’île. L’affirmation fut prise très au sérieux par la Maison Blanche, qui déclara que de tels agissements porteraient sérieusement atteinte à l'alliance qui unit les deux pays.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces efforts tendent à démontrer une réelle volonté de prendre des distances face au pouvoir étasunien. Bien entendu, si le Japon s’éloigne des États-Unis, ce n’est pas pour se retrouver à nouveau vassalisé par un autre pouvoir. La Chine devrait comprendre que les tentatives japonaises visant à contrebalancer son pouvoir au sein de la future Communauté est-asiatique ne représentent pas un geste en provenance d’un valet de l’Empire, mais plutôt d’un pays qui tente de retrouver un certain niveau de neutralité et d’indépendance. Pékin aurait tout intérêt à développer des liens de confiance avec son ennemi d’hier pour tenter de l’attirer au maximum dans son orbite plutôt que de jouer la carte de la méfiance, qui ne peut que favoriser indirectement les États-Unis.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L’ANASE&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’acte le plus surprenant dans cette guerre d’influence que se livre les membres de la future Communauté est-asiatique vient définitivement de Singapour. Le 3 novembre dernier, Lee Kuan Yew, ancien président de Singapour et père fondateur de la Nation, surprenait tout le monde avec des &lt;a href="http://www2.themalaysianinsider.com/lite/articles.php?id=42382"&gt;propos audacieux&lt;/a&gt;.  Dans le cadre d’une allocution prononcée lors des célébrations entourant le 25ième anniversaire de la création du « États-Unis/ASEAN Business Council », Lee prenait tout le monde par surprise en incitant vivement les États-Unis à rester engagés militairement en Asie afin de contrebalancer l’influence chinoise. Selon celui que plus d’un considère être l’un des hommes politiques les plus influents d’Asie du Sud-est, il serait de plus en plus difficile de croire que le déploiement de la marine chinoise en mer de Chine ne soit qu’uniquement tourné vers Taiwan. Lee soulignait, par exemple, que la flotte chinoise pourrait facilement servir à s’emparer par la force des îles Spartly et Paracel. Afin de bien se faire comprendre, Lee avertit les États-Unis qu'ils risquaient de perdre leur position de leader mondial s’ils ne restaient pas engagés en Asie afin d'équilibrer le pouvoir militaire et économique de la Chine.  Dans un élan d’honnêteté rarement vu en diplomatie internationale,  Lee affirmait que «la taille de la Chine rend impossible pour le reste de l'Asie, y compris le Japon et l'Inde, de contrebalancer son poids avant au moins 20 à 30 ans. Nous avons donc besoin de l'Amérique pour rétablir l’équilibre».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’importance de ce genre de commentaires n’est pas à prendre à la légère. Loin de représenter l’opinion d’un individu isolé, ces paroles devraient plutôt être considérées comme l’expression à voix haute des craintes que plusieurs pays membres de l’ANASE entretiennent à voix basse. Le prix à payer pour exprimer de pareilles inquiétudes étant trop élevé pour plusieurs petits pays de la région, on peut supposer ces dires soient assez représentatifs de l’humeur générale du groupe.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré le fait que les propos de Lee ne soulignent principalement que les inquiétudes militaires,  cela ne signifie pas pour autant qu’au niveau économique, l’harmonie règne. L’Asie du Sud-est craint de voir ses emplois à faible valeur ajoutée disparaître au profit des usines chinoises et sur ce tableau, les États-Unis ne peuvent rien y faire (ou si peu). Alors que les idéologies se meurent, les amis s’achètent, ce qui devrait éventuellement avantager grandement la Chine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui se sentiraient pressés à l’idée de voir naître cette nouvelle entité intégrée auraient intérêt à se rappeler l’histoire de l’Union européenne. Avant de prendre la forme que nous lui connaissons aujourd’hui, l’Europe a dû traverser près de 60 ans de tumultes, et son histoire est loin d’être terminée. En Asie de l’Est, des différences en termes de système politique, de niveau de développement économique et bon nombre d’animosités historiques en suspens devraient rendre la tâche encore plus difficile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les signes incitants au positivisme sont cependant nombreux. Le 24 novembre dernier, Chen Deming, ministre du Commerce chinois, annonçait son désir de pousser les pourparlers en vue de la mise sur pied d’une zone de libre-échange Chine-Japon-Corée. En 2008, le Japon et l’ANASE s’entendaient sur la création d’une future zone de libre-échange qui les unirait, alors que c’est déjà chose faite entre l’ANASE et la Corée du Sud. À mesure que l’intégration économique s’amplifiera dans la région, la distance et les difficultés qui les sépareront de l’intégration politique s’amoindriront. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’autre côté du Pacifique, il est à prévoir que l’Oncle Sam tentera de s’immiscer au meilleur de ses capacités dans ce processus d’intégration. Bien que les États-Unis soient bel et bien en perte d’influence dans la région, ils peuvent toujours compter sur des accords de libre-échange les unissant à la Corée et à Singapour et sur la conclusion prochaine du même genre d’accord avec la Malaisie et la Thaïlande. De plus, les États-Unis entretiennent des liens militaires avec la Thaïlande, les Philippines, Singapour et la Malaisie et reprennent tranquillement contact avec l’Indonésie. Enfin, l’APEC et la Commission trilatérale pourraient aussi lui venir en aide.  Il ne faut cependant pas oublier qu’avant de vouloir essayer d’aider ses partenaires asiatiques, l’Amérique devra d’abord améliorer sa situation financière, car elle n’arrivera à convaincre personne si elle n’en a pas les moyens financiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Hudon, à Kunming&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-7739954037027692051?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/7739954037027692051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=7739954037027692051&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/7739954037027692051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/7739954037027692051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2010/01/chine-anase-asie-de-lest-les-temps.html' title='Chine, ANASE, Asie de l’Est : les temps changent…'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-4962836905737018809</id><published>2010-01-14T15:48:00.002-05:00</published><updated>2010-01-14T16:20:41.786-05:00</updated><title type='text'>Pouvoir responsable : C’est vraiment du Chinois!!!</title><content type='html'>Une analyse de Charles Hudon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 21 décembre dernier, le &lt;a href="http://www.telegraph.co.uk/comment/telegraph-view/6860551/We-need-China-to-be-a-more-responsible-power.html"&gt;Telegraph&lt;/a&gt; de Londres titrait : "Nous avons besoin que la Chine agisse en 'Pouvoir Responsable'".  "Pouvoir responsable"… voilà un concept prometteur pour l’avenir des relations internationales.  En y repensant, on en vient rapidement à se questionner sur les tenants et aboutissements d’une telle idée.  Qui définit les critères à respecter afin de se qualifier à ce titre?  Existe-t-il, dans le monde, un pays qui ne se croit pas responsable?  J’imagine que tout est question de perspective et de priorité.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En rapport à la Chine, parler de responsabilité ne date pas d’hier.  L’idée aurait d’abord été amenée, en décembre 1994, par le ministre de la Défense sous l’Administration Clinton.  En conférence à l’Université de la défense de l’Armée de Libération Populaire chinoise, l’homme faisait alors remarquer que le plus grand défi qui attendait les États-Unis et la Chine en Asie Pacifique était de s’assurer que la région demeure prospère et stable.  Pour ce faire, les deux géants devraient "faire preuve d’un sens profond des responsabilités."  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, deux écoles de pensée se font compétition quant à l’avenir international de la Chine.  La première prévoit que la Chine utilisera sa puissance montante pour se forger une place au détriment de nations plus faibles.  L’autre, au contraire, croit que le développement de la Chine l’amènera à intégrer les principales institutions internationales en y jouant un rôle légitime et constructif.  Cette dernière école de pensée souligne la nécessité et la pertinence d’accueillir la Chine comme nouvel acteur d’importance sur la scène internationale, en échange de quoi la Chine devrait se comporter de manière responsable.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que l’Administration Bush avait évité de se prononcer clairement en faveur de l’une ou l’autre de ces théories, l’équipe d’Obama s’est montrée beaucoup plus explicite.  Si plusieurs pouvaient entretenir des doutes sur la position qu’allait adopter son administration suite à son assermentation, son récent voyage en Asie sut clarifier définitivement cette question.  Thème central lors de sa visite en Chine, Obama, a réitéré son souhait de voir la Chine jouer un rôle grandissant sur la scène internationale, en agissant comme un pouvoir responsable.  Selon les stratèges de la Maison Blanche, il suffirait de moins de 30 ans pour voir la Chine jouer un rôle de leader international au sein du système qui fut pourtant principalement créé par les États-Unis.  Cette prise de conscience amène l’Amérique à croire que la Chine aurait comme responsabilité de protéger ce système, et non de le confronter dans le but de l’affaiblir.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le concept de "Pouvoir Responsable" intéresse la Chine.  Depuis la guerre de Corée, qui fut suivie par la mise en avant d’une stratégie de &lt;em&gt;containment&lt;/em&gt; du communisme en Asie, la Chine a mauvaise presse en Occident.  Plus récemment, les événements tragiques qui survinrent sur la place Tiananmen ainsi que la crise des missiles de Taiwan de 1995-1996 n’ont rien fait pour arranger la situation.  De manière plus isolée, des ouvrages tels que le &lt;em&gt;Clash des civilisations &lt;/em&gt;de Samuel Huntington, dans lequel il présente la culture confucéenne comme un ennemi naturel de l’Occident, ou d’autres ouvrages alarmistes, tels que le &lt;em&gt;Dragon en éveil&lt;/em&gt;, n’ont fait que mettre de l’huile sur le feu.  Couronnées par une nouvelle peur d’un envahissement des produits «Made in China», ces conceptions négatives forment aujourd’hui différents aspects d’un même tout, la «China Threat Theory», vocable dont la Chine aimerait bien se défaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maître des slogans accrocheurs en politique interne, Pékin éprouve pourtant de la difficulté à en trouver un qui lui serait utile à long terme sur la scène internationale.  L’une des dernières trouvailles avait été le concept de 和平崛起 (&lt;em&gt;heping jueqi&lt;/em&gt;, "peaceful rise" ou "montée pacifique").  Fort populaire pendant quelques mois, un professeur de diplomatie à l’Université du Yunnan m’avouait cependant que le gouvernement avait récemment émis une note qui recommandait aux professionnels d’abandonner l’utilisation de ce slogan.  Bien que combiné à pacifique, le terme 崛起 ("montée") aurait tendance à effrayer plutôt qu’a réconforter.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 和平崛起 en voie de désuétude, le "Pouvoir Responsable" pourrait bien venir remplir ce nouveau vide dans les relations publiques internationales chinoises.  L’appellation a bien des qualités.  Dans un premier temps, elle confirme la Chine à titre de pouvoir, ce qui ne manque pas de flatter l’égo chinois.  Deuxièmement, en soulignant son caractère "responsable," l’expression pourrait aider la Chine à se faire plus écouter et respecter dans la conduite de ses affaires internationales.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Idéal, n’est-ce pas?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas nécessairement.  Ce nouveau vocable met Pékin face à un dilemme de taille.  La Chine rêve depuis plusieurs années de voir son statut élevé au niveau de puissance mondiale.  Ce titre vient, en quelque sorte, confirmer cette nouvelle réalité.  Pékin devrait s’en réjouir, mais s’inquiète plutôt du fait que la théorie de la Chine responsable soit une théorie « Made in U.S. ».  La Chine aimerait bien voir «La Chine Responsable» se limiter à une campagne de relations publiques destinée à projeter son influence sur la scène internationale.  Cela reviendrait à récupérer le terme en le vidant de son contenu, à avoir le beurre et l’argent du beurre.  La Chine est cependant consciente que, pour Washington, l’octroi d’un titre aussi flatteur ne vient pas sans un certain nombre de concessions.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Washington, sera considéré "responsable" celui qui prendra en charge un certain nombre de responsabilités. Pas n’importe lesquelles.  Pour les idéologues de la Maison Blanche, un pouvoir responsable devrait :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Économiquement : Ouvrir son marché, libéraliser l’économie, laisser flotter sa devise afin de revoir le surplus commercial qu’elle entretient avec les États-Unis, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Politiquement : Accélérer les réformes, démocratiser son système politique selon le modèle étasunien, octroyer plus de droits à sa population, protéger les droits de propriété intellectuelle et collaborer afin de régler les problèmes d’intérêts communs tels que l’environnement,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Diplomatiquement : Prendre parti contre les États voyous (la Corée du Nord, l’Iran, le Soudan et la Birmanie),&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Militairement : Minimiser ses dépenses tout en faisant preuve de plus de transparence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vue de ces critères amène à penser que, sous couvert d’une appellation attrayante, l’idée d’une "Chine Responsable" ne soit en fait qu’une stratégie visant à modeler, contrôler, diriger et contraindre le développement de la Chine selon les désirs de Washington.  Les Chinois en sont conscients, mais ne semblent pas pour autant résolus à abandonner ce concept.  En guise de réplique, Pékin s’affaire à le subdiviser.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Au niveau local&lt;/strong&gt; : Avec près d’un cinquième de la population mondiale vivant sur son territoire, la Chine met l’accent sur le fait que ses responsabilités "internationales" commencent en fait à l’échelle locale.  Selon la &lt;a href="http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/NEWSFRENCH/0,,contentMDK:21779876~menuPK:51200699~pagePK:34370~piPK:34424~theSitePK:1074931,00.html"&gt;Banque Mondiale&lt;/a&gt;, en 1991, 66 % des Chinois continentaux vivaient avec moins de 1 dollar par jour. À la même époque, seulement 40 % de la population d’Afrique subsaharienne partageait le même sort.  Depuis 2004, moins de 10% des Chinois se trouvent dans cette situation. En Afrique subsaharienne, par contre, le ratio demeure inchangé.  Alors que les Objectifs du Millénaire prévoyaient justement de s’attaquer aux problèmes de la pauvreté en Afrique, on pourrait être tenté de croire que l’Occident stagne là où la Chine a progressé de façon considérable. Responsable?  Simple question de point de vue.  Malgré ces résultats, à Washington, on se plaint toujours du fait que le développement à la chinoise ne soit encore que du développement pur et simple, et non du développement durable.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Au niveau régional &lt;/strong&gt;: Si de plus amples responsabilités doivent être prises, elles devraient se limiter au cercle d’influence direct chinois.  La Chine est prête à accepter le titre de "Pouvoir Responsable," mais met des bémols quant à l’étendue de son pouvoir.  Face aux nombreux problèmes internes auxquels elle doit faire face, l’échelle de ses responsabilités devrait se limiter, autant que possible, au niveau régional.  En tant que moteur économique de la région, cette redéfinition du concept donne beau jeu à Pékin.  De façon fort discutable, la Chine peut ainsi prétendre que ce qui est bon pour elle, l’est en fait pour la région toute entière. Utiliser son influence pour sécuriser militairement la zone afin de lui offrir un environnement stable, propice à un développement économique maximisé, devient en quelque sorte une responsabilité que la Chine se doit de prendre en charge.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Occident cependant, l’objectif légitime de travailler à maintenir une zone de paix est plutôt vu comme une tentative visant à contrebalancer l’influence de Washington en Asie.  Ces manœuvres menaceraient éventuellement de déstabiliser l’équilibre des puissances à l’échelle globale, résultat incompatible avec l’objectif de maintenir le système international stable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Au niveau international &lt;/strong&gt;: Internationalement, la Chine se montre encore plus timide.  Consciente que dans un futur rapproché, son titre de "leader du tiers-monde" risque rapidement de se transformer en "leader des pays développés," la Chine hésite à mettre en branle des réformes qui démocratiseraient durablement le système international.  Ses interventions ne demeurent que très ponctuelles et Pékin ne s’implique que lorsqu’elle le veut bien.  Une règle d’or subsiste : dans le doute, s’abstenir.  Il est aujourd’hui beaucoup plus facile pour la Chine de ne rien faire que de s’embarquer dans des tâches qu’elle serait incapable de mener à bien.  Ce manque d’initiative ne signifie cependant pas pour autant que la Chine ne se considère pas internationalement responsable.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plus fort de la guerre froide, par exemple, alors que la plupart des pays choisirent de s’allier aux États-Unis ou à l’Union Soviétique, la Chine préféra demeurer neutre.  Des différences tant idéologiques que culturelles l’empêchèrent de s’approcher trop près de ces deux superpuissances.  En fait, celles-ci étaient plutôt considérées comme des ennemis potentiels.  Du point de vue de Pékin, le non-alignement semblait alors le choix le plus responsable à faire internationalement. Encore aujourd’hui, la Chine s’en tient à ce principe directeur et refuse de joindre des alliances qui s’opposeraient ouvertement à l’une ou l’autre des superpuissances.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tout dire, c’est l’ensemble de la politique extérieure chinoise qui est considéré comme responsable par Pékin. Les «5 principes de coexistence pacifique» seraient garants de cet esprit noble.  Ces principes directeurs, mis de l’avant par Zhou Enlai et des leaders indiens et birmans en 1953, se résument par le respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, la non-agression mutuelle, la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays, par un principe d’égalité et d’avantages réciproques ainsi que par la coexistence pacifique.  Sur papier en effet, il semble difficile de trouver plus responsable. De l’autre côté du Pacifique cependant, on déplore que la Chine respecte ces principes lorsqu’il lui en est commode et les ignore lorsque cela est jugé nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus récemment, &lt;a href="http://www.nytimes.com/2009/12/30/world/asia/30mine.html?_r=1&amp;partner=rssnyt&amp;emc=rss"&gt;l’acquisition par la Chine&lt;/a&gt; des droits d’extraction de l’une des plus importantes mines de cuivre du monde, située en Afghanistan, suscita de vifs débats aux couleurs "responsables."  Nombreux analystes soulignèrent que, pendant que l’Occident payait de son sang le prix de la sécurité mondiale, la Chine empochait.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, la Chine voit d’un autre œil la responsabilité en Afghanistan.  Si la Chine a refusé de prendre part à l’effort de guerre en Afghanistan, c’est parce que sa politique nationale lui interdit formellement de s’impliquer militairement hors de ses frontières sous d’autres formes que celle de la participation à des forces de maintien de la paix.  Pour la Chine, la sécurité passe plutôt par le commerce.  En se portant acquéreur de droit d’extraction de la mine afghane d’Aynak, Pékin s’est retrouvé à injecter la plus importante somme d’argent jamais investie dans l’histoire afghane, devenant ainsi le plus grand payeur d’impôts du pays.  Pékin a promis de créer des milliers de nouveaux emplois destinés au peuple afghan en plus de s’engager à construire une centrale électrique, une raffinerie de pétrole et un chemin de fer.  Si l’on accepte comme prémisse qu’il n’existe pas de définition unique pour la responsabilité (la définition étasunienne), le point de vu chinois gagne une fois de plus en crédibilité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cœur de cette guerre de terminologie, force est de constater que l’utilité du concept de "Pouvoir Responsable" est très limitée.  Au-delà de la rhétorique, une chose est certaine. Plus la Chine se montrera capable d’accumuler des succès chez elle, plus on se montrera exigeant envers elle à l’échelle internationale.  À l’heure actuelle, bien que se trouvant aux antipodes de la définition occidentale du concept, la version chinoise du "Pouvoir Responsable" se défend.  Ce constat amène à penser que l’Occident devra, tôt ou tard, arrêter d’agir de manière paternaliste envers la Chine en essayant de dicter ce qu’elle devrait et ne devrait pas faire.  Il lui faudra accepter que l’agenda de Pékin puisse différer du sien.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tumulte causé par ladite responsabilité chinoise met en évidence le fait que le monde se trouve présentement dans une période de transition.  D’un monde unipolaire, où l’intérêt du groupe dominant représentait l’intérêt de tous, le monde penche aujourd’hui vers la multipolarité.  En mode essais et erreurs, la communauté internationale tente d’établir de nouvelles normes qui lui permettraient de gérer l’arrivée de ce nouveau joueur qui dérange.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le "Pouvoir Responsable" devrait cependant n’avoir qu’un impact et une durée de vie limités.  Mis de l’avant par un monde qui refuse de prendre ses propres responsabilités, ce concept risque trop facilement de se retourner contre lui.  Il ne serait pas surprenant de voir un jour la Chine exiger que des pays, tels que le Canada, se comportent de façon responsable internationalement. Le sommet de Copenhague nous a encore une fois démontré qu’alors que le Canada parle, la Chine, elle, agit. Bien qu’ayant refusé de joindre des traités à caractère contraignant, la Chine a déjà fait davantage pour réduire ses émissions polluantes que tout autre pays dans le monde. Elle a déjà pris une avance fulgurante dans les énergies éolienne et solaire et remplace ses vieilles centrales au charbon par des centrales plus propres à un rythme effréné. Étant déjà devenue une puissance économique, la Chine fait maintenant de réels efforts afin de verdir cette puissance. Qui dit mieux? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu importe l’avenir du concept de "Pouvoir Responsable," il semble clair qu’à mesure que la Chine se développera et gagnera en assurance sur la scène internationale, les domaines où ses intérêts divergeront d’avec ceux des États-Unis se feront plus nombreux.  Reste à savoir si ce sera pour le meilleur… ou pour le pire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Hudon, à Kunming&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-4962836905737018809?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/4962836905737018809/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=4962836905737018809&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/4962836905737018809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/4962836905737018809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2010/01/pouvoir-responsable-cest-vraiment-du.html' title='Pouvoir responsable : C’est vraiment du Chinois!!!'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-7201111469740152597</id><published>2009-12-15T10:28:00.003-05:00</published><updated>2009-12-15T10:39:30.226-05:00</updated><title type='text'>Entre fiction et réalité, la télésérie蜗居</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SyesDhjlRPI/AAAAAAAAAFY/kUtFsSVp-D8/s1600-h/dwelling.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 257px; height: 350px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SyesDhjlRPI/AAAAAAAAAFY/kUtFsSVp-D8/s400/dwelling.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5415486253483508978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un texte de Charles Hudon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayant pourtant battu tous les records de cotes d’écoute à Shanghai et ayant attiré une attention sans pareille dans le reste du pays, la télésérie préférée des Chinois vient d’être retirée des ondes.  Le 22 novembre dernier, après avoir diffusé 10 des 35 épisodes de 蜗居 (&lt;em&gt;woju&lt;/em&gt;, l’étroitesse du logement), « la chaîne de télévision jeunesse de Pékin » (北京台青少年频道) annonçait qu’elle mettait un terme à la diffusion de la populaire série.  Dans les jours qui suivirent, la grande majorité des chaînes de télévision chinoises emboitèrent le pas.  Sur le web, les internautes sont furieux.  On prétend que ce serait le réalisme avec lequel la série dépeint la réalité des jeunes adultes vivants dans les grandes villes chinoises qui aurait mené à son interdiction.  Certains officiels avouèrent d’ailleurs à mi-mots que la réalité étant déjà ce qu’elle est, il serait inutile d’en remettre en l’exposant quotidiennement au petit écran.  蜗居 serait en quelques sortes nuisible à l’érection d’une société harmonieuse.  Le gouvernement a, bien entendu, démenti la rumeur.  &lt;a href="http://ent.sina.com.cn/v/m/2009-11-26/02532785352.shtml"&gt;Selon les responsables&lt;/a&gt;, les rubans auraient tout simplement été abimés, affirmation qui n’a convaincu personne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que peut-il bien se passer dans une télésérie pour qu’elle devienne la cible d’une interdiction émise par le Parti Communiste Chinois?  En fait, rien que personne ne savait déjà.  Le thème central de la série tourne autour des 房奴 (&lt;em&gt;fangnu&lt;/em&gt;, esclaves du logement).    Tirée du langage populaire, l’expression fait son apparition en 2003 et gagne en popularité lors de la période de hausses drastiques des prix de l’immobilier qui survint en 2005 et lors du premier trimestre de 2006.  Suite à cette période de hausses, le marché immobilier a montré de plus en plus de difficulté à offrir des logements à prix abordables à la classe moyenne des grandes villes.  Véritable problème social, le Ministère de l’éducation définit officiellement le concept en 2007, si bien que le terme 房奴 fait aujourd’hui officiellement référence aux résidants urbains achetant leur propriété à crédit, hypothéquant ainsi chaque année de 40% à 50% (voire plus) de leur revenu total sur une période de plus ou moins 30 ans.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que les pressions et sacrifices que la dure réalité du marché immobilier impose aujourd’hui aux Chinois soit définitivement le thème central, la télésérie traite, en sous-thème, de la quasi totalité des problèmes relatifs à la vie des jeunes Chinois dans les grandes villes.  Pressions familiales qui cherchent à imposer des valeurs qui n’ont pas suivi l’évolution de la Chine moderne, difficultés du marché de l’emploi pour les universitaires gradués, corruption, volatilité amoureuse, évolution conflictuelle entre les valeurs et la poursuite d’un idéal matériel, tout y passe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout sauf une œuvre propagandiste destinée à peindre en rose une vie en ville trop souvent grise, cette série met en lumière une autre facette du « China Dream ».  Alors que les difficultés de centaines de millions de Chinois qui attendent toujours les fruits du miracle économique sont bien documentées, on a souvent tendance à oublier que pour la nouvelle classe moyenne des Beijing, Shanghai, Shenzhen, Guangzhou et combien d’autres, l’existence demeure souvent très amère.  Pour tous ceux qui s’intéressent à la Chine, cette télésérie aide à mieux comprendre cette réalité qui se vit présentement,  mais qui demeure à ce jour très mal connue.  Après s’être enfermée pendant 3 jours pour visionner la totalité de la série, une amie chinoise m’annonçait, en colère, qu’elle ne désirait dorénavant plus devenir propriétaire.  « J’aime encore mieux la location! ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les effets d’une interdiction étant régulièrement difficile à prédire, les mesures prises par Pékin eurent finalement l’effet contraire.  La série étant disponible dans tous les magasins de DVD contrefaits et sur la plupart des sites de téléchargement gratuit, le bouche à oreille à vite fait de 蜗居 la télésérie la plus populaire à l’heure actuelle.  Bien qu’elle n’ait malheureusement pas été traduite en anglais, son écoute demeure tout de même un choix judicieux pour tous ceux qui étudient le mandarin.  Bien plus qu’une simple pratique d’écoute et de lecture, la télésérie met en lumière une nouvelle dimension de la vie des chinois modernes,  dimension que Pékin ne semble pas disposé à exposer à outrance…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’en suis délecté…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-7201111469740152597?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/7201111469740152597/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=7201111469740152597&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/7201111469740152597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/7201111469740152597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/12/entre-fiction-et-realite-la-teleserie.html' title='Entre fiction et réalité, la télésérie蜗居'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SyesDhjlRPI/AAAAAAAAAFY/kUtFsSVp-D8/s72-c/dwelling.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-9199661570285452239</id><published>2009-12-06T21:44:00.003-05:00</published><updated>2009-12-06T21:57:27.184-05:00</updated><title type='text'>Plaidoyer pour une Chine verte</title><content type='html'>Un texte de David Ownby&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L’avenir de la planète est dès maintenant aux mains des Chinois.&lt;/em&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi?  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premièrement parce que Kyoto n’a pas très bien marché.  En dehors de l’UE, les seuls « succès » obtenus sont le fruit des crises (en Europe de l’Est et en Russie, entre autres) qui ont « déchauffé » les économies locales au profit des conditions climatiques.  Deuxièmement parce que si Obama aimerait tourner la page pour que les EU assument enfin leurs lourdes responsabilités, il est handicapé par le refus de l’opposition conservatrice de se départir de la vision nombriliste de Bush-Cheney-Palin (et surtout de son utilité électorale dans la politique de blocage chère à la droite américaine).  Les propositions—aussi modestes soient-elles—du Président américain risquent d’avoir du mal à sortir du Sénat. Et, finalement, parce que la Chine est devenue, depuis 2007, la plus grosse contributrice au réchauffement de la planète du fait de son économie, elle aussi surchauffée, et dont le carburant principal reste toujours le charbon.  Cette « place d’honneur », la Chine risque de la garder longtemps, ce qui changera la donne pour tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le début des négociations sur la politique à adopter face au réchauffement de la planète, la Chine a tenu le même discours :  le problème a été créé par les pays avancés, qui doivent payer en premier les pots cassés; la Chine est un pays en développement et ne saurait hypothéquer son avenir en fonction d’une vision verte qui servirait à pérenniser la pauvreté relative de son peuple;  la Chine fait sa part déjà (et malgré tout).  Ces arguments, aussi valides soient-ils, cesseront de convaincre sous peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi?  À cause de la masse humaine que constitue la Chine et du fait de la rapidité étonnante de son développement économique.  Avec un taux annuel de croissance de 8%, le PIB d’un pays double en 9 ans : c’est de cas de la Chine depuis bientôt 30 ans.  Cette révolution industrielle, réalisée à la vitesse lumière, a bouffé des quantités inimaginables d’acier, de ciment, de verre, et donc de l’électricité.    De plus, la Chine vit également une transition urbaine de taille qui rajoute à son espace urbain l’équivalent de deux villes de Boston &lt;em&gt;chaque mois&lt;/em&gt;.  Les nouveaux citadins demandent du logement, du transport, du chauffage (ou de la clim), et donc de l’électricité.  Depuis quelques années, 3 ou 4 nouvelles centrales électriques entrent en activité &lt;em&gt;chaque semaine &lt;/em&gt;en Chine.  &lt;em&gt;Chaque année&lt;/em&gt;, la Chine rajoute à sa capacité génératrice énergétique un montant équivalent à la capacité en la matière du Royaume Uni.  Et c’est loin d’être fini!  Une simple statistique en dit long : depuis peu, la Chine est le plus gros marché automobile au monde; or sur 1000 Chinois, seuls 24 possèdent des voitures (contre 5 sur 10 en Europe et 7 sur 10 aux EU).  Certes, la Chine ne sera jamais aussi saturée de voitures que l’Amérique ou l’Europe, mais imaginons le CO2 supplémentaire produit si 2 ou 3 Chinois sur 10 se retrouvaient régulièrement derrière un volant.  On serait cuits! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon les prévisions, avant 2050 la contribution absolue—en termes historiques—de la Chine au réchauffement de la planète dépassera celle des EU, et les arguments chinois concernant leurs responsabilités ne tiendront plus la route.  Ce qui est peut-être rassurant, car en l’absence de nouvelles percées technologiques, la Chine ne trouvera plus chez elle les ressources nécessaires pour alimenter son développement futur.  Les réserves chinoises de charbon, entre autres, ne seront plus adéquates après 2020 ou 2030, et la Chine aura à en importer (à partir d’où?  Les EU?  La Russie?).  En d’autres mots, pour des raisons à la fois économiques et politiques, la China aura à chanter une toune plus verte sous peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, dans un monde idéal, la China commercerait &lt;em&gt;dès maintenant &lt;/em&gt;à se positionner comme leader planétaire sur des questions environmentales.  Comme pays à mi-chemin entre le monde développé et le monde en développement, la China aura forcément à résoudre, au cours des décennies à venir, bon nombre de problèmes épineux pour pouvoir poursuive sa croissance économique sans mettre sa population—et celle de la planète entière—à risque.  Grâce à sa propre expérience, la China aurait le savoir technologique et les ressources financières nécessaires pour venir en aide à l’Inde, au Brésil, et éventuellement à l’Afrique, dans l’optique de favoriser des révolutions industrielles vertes au sud.  Une telle stratégie miserait sur l’efficacité et le savoir-faire de la Chine, et répondrait également à la recherche d’une marque de commerce internationale pour la nouvelle Chine, le marxisme étant démodé et le confucianisme trop chinois pour fonctionner en dehors de l’Asie de l’Est.  Et finalement, si la Chine assumait une position de leadership en la matière, les EU n’auraient plus de choix que d’emboîter le pas, ce qui ouvrirait la voie à un partenariat entre les deux gros émetteurs de gaz à effet de serre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Chine sera-t-elle à la hauteur?  Difficile à dire.  À date, la Chine s’est montrée plutôt réticente à exercer du leadership, même sur les questions géopolitiques qui lui sont importantes—rappelons que le Pakistan et l’Afghanistan sont les pays voisins, or la Chine semble garder ses distances.  L’exception à cette règle semble être l’influence de la Chine sur la Corée du nord et le Myanmar.  S’imposer comme leader demande également des sacrifices, or la Chine semble insister plus sur ses droits que sur ses responsabilités en tant que citoyen de la planète.  Et il n’y a pas de doute qu’il est plus facile d’être Stephen Harper et faire l’autruche, ou bien Sarah Palin et faire la victime, que de se comporter comme un adulte et regarder les choses en face.  Il serait quoiqu’il en soit un changement radical pour le leadership chinois de s’adresser au monde comme autorité verte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si pas la Chine, qui?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-9199661570285452239?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/9199661570285452239/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=9199661570285452239&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/9199661570285452239'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/9199661570285452239'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/12/plaidoyer-pour-une-chine-verte.html' title='Plaidoyer pour une Chine verte'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-5671128916541279290</id><published>2009-11-16T07:18:00.004-05:00</published><updated>2009-11-16T07:46:14.394-05:00</updated><title type='text'>Super Mao 2009, version améliorée</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SwFDYEGEGMI/AAAAAAAAAFQ/d0f-zF67IeI/s1600/maohead.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 285px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SwFDYEGEGMI/AAAAAAAAAFQ/d0f-zF67IeI/s400/maohead.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5404675108516403394" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Réappropriation identitaire :  re-Maoïsation à l’ordre du jour?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Il existe deux genres de culte de la personnalité.  Le premier est un culte saint.  Par exemple, le culte voué à Marx, Engels, Lénine et Staline, car ces personnages possèdent la vérité entre leurs mains.  Le second est un faux culte de la personnalité, de l’adoration aveugle, un culte qui n’a pas fait l’objet d’analyse."&lt;/em&gt;       Mao Zedong, 1958&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une analyse de Charles Hudon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Il y a à peine un an, très peu de gens prévoyaient que la Chine pouvait échapper à l’effondrement des marchés étasuniens sans entrer en sévère récession.  Aujourd’hui, la vigueur avec laquelle la Chine a su orchestrer la reprise commence à faire taire les plus sceptiques.  Alors que l’Occident rationnalise les ressources selon une logique de crise, la Chine, elle, se permet le luxe de l’extravagance.   Le dernier exemple en date remonte à la semaine dernière : la mise en chantier, à Changsha, d’une &lt;a href="http://society.huanqiu.com/roll/2009-11/620098_2.html"&gt;statue de 32 mètres&lt;/a&gt; de haut représentant la tête de Mao Zedong.  Le coût de cette entreprise est évalué à 300 millions de RMB (plus de 45 millions de dollars).  Outre les implications économiques d’une pareille démesure, cette construction soulève un questionnement quant à la démarche idéologique  sous-entendue par un tel projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   &lt;em&gt;À priori&lt;/em&gt;, les statues de Mao Zedong ne sont pas chose rare en Chine.  Chengdu, Shenyang, Nanjing ne sont que quelques exemples parmi les plus connus.  Ces statues furent cependant érigées à une époque différente de la nôtre, poursuivant des buts bien précis.  En incarnant la pureté révolutionnaire, Mao jouait un rôle de phare pour la nation, sans qui l’idéal révolutionnaire était inatteignable.  Afin d’unifier le peuple derrière l’objectif révolutionnaire, de grandes quantités d'œuvres artistiques personnifiant Mao furent produites et distribuées. De nombreuses affiches et compositions musicales se référaient à Mao comme «le soleil rouge au centre de nos cœurs » (我们心中的红太阳) ou « comme le sauveur des peuples » (人民的大救星).  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Après la mort du grand Timonier, la construction de statues de Mao diminua.  La raison est fort simple.  Idéologiquement, une différence considérable séparait Mao de son successeur.  En fait, Deng Xiaoping détestait ce « culte de la personnalité » dédié à Mao.  Une fois au pouvoir, c’est cet état d’esprit qui l’amena à interdire la production de statues à son effigie afin d’éviter de répéter ce qu’il croyait avoir été une grave erreur.  Son arrivée au pouvoir favorisa aussi une certaine remise en question de l’héritage de Mao.  Selon son successeur, les politiques du Grand Timonier auraient été bonnes à 70% et mauvaises à 30%.  S’exprimant de la sorte, Deng faisait délibérément référence au jugement que Mao avait fait de Staline, soit un bilan 70/30.  Se faisant, Deng comparait subtilement Mao à Staline, une insulte dissimulée sous des apparences de compliment.  Bénéficiant d’une plus grande capacité de critiquer que Deng ne l’avait à époque, on aurait pu penser que la nouvelle génération de leaders aurait été tentée de tout simplement inverser ce ratio.  L’histoire semble vouloir démontrer le contraire…   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   S’il apparaît aujourd’hui clair que le Parti au pouvoir en Chine n’ait aucun intérêt à faire la promotion d’idéaux socialistes, pourquoi  insuffler de précieux capitaux dans cette entreprise digne de l’ère maoïste?   La raison se trouve sans doute dans le fait que, bien que le rêve révolutionnaire socialiste soit bel et bien mort et enterré en Chine, le nouveau cadre idéologique sur lequel Pékin espère asseoir sa légitimité ne soit pas pour autant moins précaire.   Conscient du profond vide spirituel laissé par l’abandon des idéaux communismes et de la fragilité de l'ordre socio-économique créé par la multiethnicité qui caractérise sa société et par un style de capitalisme qui lui est très personnel, Pékin est en quête d’une nouvelle légitimité.  La réappropriation de l’héritage confucéen représente un chapitre dans cette saga, la « re-Maoïsation » de la société pourrait aussi aller dans ce sens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   L’entreprise n’est cependant pas dénuée de risque.  À mes yeux, Pékin nous offre un niveau d’équilibrisme spectaculaire, d’un niveau de difficulté remarquable.  En effet, ériger la statue d’un théoricien du socialisme mondial dans un pays aux prises avec des inégalités sociales colossales représente un tour de force impressionnant.  Ériger  la statue d’un chef d’état dont le bilan en termes de pertes de vies humaines se compare aux pires dictateurs de l’histoire humaine, et ce, dans un pays n’ayant pas encore posé de second regard sur cette partie de son histoire, requière d’admirables qualités de prestidigitateur.  Pour arriver à créer l’illusion, Pékin doit s’appuyer sur un fait fort simple : l’histoire peut parfois avoir une mémoire très sélective!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Dans l’histoire moderne de la Chine, de nouvelles statues « classiques » de Mao firent tout de même leur apparition.  En 2006, par exemple, une statue de Mao fut érigée tout près de Lhassa.  Cette statue ne se distingue cependant guère des centaines d’autres du même genre et la raison de sa présence au Tibet se passe de commentaires.  Ce qui nous intéresse ici est le cas particulier de la tête de Mao de Changsha,  différente des statues classiques sous bien des aspects.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   En visitant les grandes villes modernes chinoises, la vue d’une de ces anciennes statues de Mao nous rappelle inévitablement une autre époque, le souvenir d’une vieille Chine sous-développée.  Ces statues représentent normalement un Mao regardant vers le ciel, victorieux, le bras tendu bien haut, ou encore un Mao surplombant des hordes d’ouvriers en admiration.  Elles dépeignent un Mao d’âge mûr, qui semble aussi intelligent que sévère.  Si ces statues se veulent des vestiges d’une autre époque, quel symbole pourrait aujourd’hui représenter l’arrivée de cette Nouvelle Chine moderne?  La réponse est  simple : un jeune Mao!  À cet effet, la tête de Changsha représente une première.  Cette statue nous offre la représentation de Mao tel qu’il aurait été en 1925, un Mao aux cheveux longs, aux airs raffinés et sophistiqués.  Malgré sa jeunesse, Mao semble plus mature que jamais.  Le fait que le portrait n’ait sans doute rien à voir avec ce que Mao devait vraiment avoir l’air à 32 ans importe peu.  Quoi de plus efficace que de recycler une vieille icône familière à tous, en prenant soin de l’adapter  aux nécessités du jour, pour créer un consensus au sein de la société? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Pour être encore plus convaincant, une anecdote historique entoure l’œuvre.  De 1913 à 1918,  Mao, encore aux études, se serait rendu fréquemment à l’endroit où est aujourd’hui construite la statue pour chercher l’inspiration et trouver la Vérité à propos du sauvetage de la Chine et des Chinois (救国救民).  On raconte qu’à cet endroit précis, Mao aurait promis au ciel de détruire le vieux monde pour construire la Nouvelle Chine (砸碎旧世界，建立新中国).  Aucune référence aux erreurs de jugement, à la déroute économique, à la famine, aux milliers de morts…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Cette attitude envers l’histoire nous en dit long sur la perception que les Chinois ont dorénavant d’eux-mêmes.  Vers la fin du 19ième siècle, avec la rencontre avec l’Occident, un certain déclin identitaire survint en Chine.  Les valeurs et l’identité culturelles chinoises ne concordaient soudainement plus avec la vision que la Chine voulait projeter d’elle-même.  L’identité chinoise devenait soudainement synonyme de retard.  Cette prise de conscience amena la Chine à mettre de côté plusieurs personnages ayant joué des rôles de piliers identitaires pour leur société pendant des centaines, voire de milliers d’années.  Tout ce qui ne concordait plus avec la vision que la Chine voulait projeter d’elle-même fut discarté.  À cet effet, Confucius est sans doute le meilleur exemple.  Au cours du siècle qui suivit, les Chinois cherchèrent inlassablement à répondre à la question : « Comment être moderne tout en étant Chinois? »  Mao, qui n’arriva que très timidement à répondre à cette question, subit, bien qu’à un niveau infiniment moindre, plus ou moins le même sort (du moins, de la part des élites dominantes).  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   L’érection de cette statue laisse cependant croire que la Chine a peut-être finalement trouvé une réponse à cette question centrale.  En effet, la vitesse fulgurante à laquelle la Chine se développe depuis les 30 dernières années, combinée à la crise économique qui frappe l’Occident, changent aujourd’hui la façon dont la Chine se perçoit par rapport au monde.   À différents degrés, la réponse chinoise pourrait s’articuler de la sorte : « Nous sommes modernes et nous sommes Chinois », ou encore, « Nous sommes modernes parce que nous sommes Chinois », ou tout simplement, « La modernité, c’est la Chine! »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Cette prise de conscience offre une plus grande marge de manœuvre aux idéologues du Parti. Si la modernité devient chinoise, la Chine a donc le monopole de sa définition.  Si la Chine devient synonyme de modernité,   son passé ne peut plus être considéré comme un synonyme de retard ou d’obstacle.  On peut maintenant revoir l’histoire chinoise pour la présenter comme un enchaînement d’événements glorieux menant vers un destin radieux commun.   Dans cette optique, après Confucius, qui fut déjà largement réhabilité, qui peut venir incarner le vivant témoignage d’un passé prestigieux et la représentation éminente de la cohésion nationale?  Mao Zedong, encore lui!   Mais non sans quelques retouches… Ainsi, Mao peut devenir la Chine, et la Chine, le succès, dans une équation qui prend valeur de science.  Une fois la déification de cette représentation du passé complétée, les nouveaux leaders n’ont qu’à convaincre la population qu’ils sont les héritiers directs et légitimes de sa pensée et le tour est joué.  Après tout, un arbre ne peut atteindre toute sa splendeur sans compter sur de solides racines. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Ce processus de réappropriation historique n’est pas strictement chinois.  À cet égard, un &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2007/07/19/150766.html"&gt;éditorial&lt;/a&gt; publié dans Le Devoir, en 2007, par Serge Truffaut permet de faire d’intéressants parallèles.  Celui-ci écrivait :  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   &lt;em&gt;&lt;blockquote&gt;Tout a débuté avec cette opinion, et non constatation, stipulant que l'implosion de l'Empire soviétique a été la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle. Cette énormité, Poutine l'a articulée à plusieurs reprises avant de décider la réinstallation, si l'on peut dire, de l'hymne soviétique en tant qu'hymne national de la Russie. Contrairement à l'Afrique du Sud après l'apartheid et à l'Allemagne après le nazisme, les autorités russes ont évité tout devoir de mémoire. En fait, il y a eu des commissions, des enquêtes, mais rien n'a été achevé. Personne n'a été accusé. Résultat...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Résultat, une majorité de Russes croit aujourd'hui que les atrocités commises par Staline ont été exagérées par les Occidentaux, et notamment par les Américains, car les uns et les autres ont toujours pour objectif l'affaiblissement durable de la Russie éternelle. Toujours est-il qu'une fois cette réhabilitation de Staline bien entamée, et bien acceptée par la population, Poutine s'est senti suffisamment confortable pour dédier un musée à Staline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Plus déprimante est la réaction des jeunes. Si l'on en croit une ribambelle de sondages, plus de 60 % d'entre eux estiment que, Staline ayant fait plus de bien que de mal, il mérite une place au panthéon des grands de l'histoire du pays. Plus de &lt;br /&gt;60 % d'entre eux jugent que les États-Unis sont l'ennemi numéro un du pays. Plus de 60 % pensent, comme Poutine, que l'implosion du bloc soviétique est bel et bien la catastrophe géopolitique du XXe siècle.&lt;/blockquote&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  À chacun son interprétation de l’histoire, la valeur de ce genre de parallèle est bien entendu limitée.  Bien qu’après sa mort, Mao ne fut jamais autant démonisé que ne le fut Staline, le cas russe peut tout de même nous aider à tracer de vagues lignes directrices nous permettant d’anticiper les tenants et aboutissants qu’impliquerait une éventuelle « re-Maoïsation » de la société chinoise.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   En s’affirmant sur la scène internationale, la Chine prend de l’assurance.  Cette nouvelle posture lui permet de poser un regard nouveau sur son histoire.  Cette démarche laisse penser que ce soit sur la solidification d’une identité nationale centrée sur elle-même, sur un héritage, une culture, un folklore et des héros communs que le Parti Communiste entend maintenant fonder une société harmonieuse et ainsi asseoir sa légitimité.  Comme le soulignait pertinemment Anne-Marie Thiesse, dans « La Création des Identités Nationales »,  « le culte de la tradition ainsi que la célébration du patrimoine ancestral ont été un contrepoids efficace permettant aux sociétés occidentales d’effectuer des mutations radicales sans basculer dans l’anomie ».  L’histoire pourrait bien se répéter pour ainsi permettre à la Chine de mener avec succès la mutation qu’elle entreprit 30 ans plus tôt avec l’arrivée des réformes. &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;   Il faudra cependant beaucoup plus que l’érection de statues de « super Mao 2009, version améliorée » pour que soit confirmée la thèse voulant le rajeunissement de Mao soit une manœuvre concertée de l’élite politique visant à se réapproprier ses héros à des fins de stabilité politique.  La thèse gagnerait en crédibilité si, par exemple, Mao se voyait accorder une nouvelle place dans l’éducation en Chine, comme c’est présentement le cas pour Staline en Russie.  Sans le rendre plus présent (Mao occupe déjà un espace considérable, alloué il y a plusieurs années dans une stratégie de façonnement idéologique aujourd’hui archaïque) le gouvernement pourrait bientôt être tenté de rajeunir son approche académique par rapport au Grand Timonier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   À mon avis par contre, la Chine aurait tout intérêt à mettre un peu plus d’emphase sur Deng, et un peu moins sur Mao.  Si le gouvernement prévoit mettre en branle une stratégie propagandiste destinée à glorifier la Nouvelle Chine,  l’érection de statues à la mémoire de Deng serait sans doute beaucoup plus logique, légitime et facile à défendre.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Hudon, à Kunming&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-5671128916541279290?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/5671128916541279290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=5671128916541279290&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/5671128916541279290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/5671128916541279290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/11/super-mao-2009-version-amelioree.html' title='Super Mao 2009, version améliorée'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SwFDYEGEGMI/AAAAAAAAAFQ/d0f-zF67IeI/s72-c/maohead.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-3321395144018513476</id><published>2009-11-11T07:14:00.006-05:00</published><updated>2009-11-11T10:28:50.187-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Arctique'/><title type='text'>L'Arctique aux ours polaires...et aux Chinois!?</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SvqrO4ph_SI/AAAAAAAAAFI/hsD-ne-hkX8/s1600-h/POLAR%2520BEAR.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 303px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SvqrO4ph_SI/AAAAAAAAAFI/hsD-ne-hkX8/s400/POLAR%2520BEAR.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5402818975197429026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un texte de Nicolas Laflamme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui peut bien s’intéresser à l’Arctique? Les ours polaires, la Russie, le Canada, les États-Unis, le Danemark, la Norvège? Toutes ces réponses m’apparaissent bien cohérentes. Toutefois, sans être voisin, d’autres acteurs se sentent concernés par la région arctique, ses ressources naturelles et sa situation stratégique. La Chine est l’un d’eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma récente lecture de l’article « La Chine doit absolument prendre part le plus vite possible au contentieux du pôle Nord » (中国必须尽快要加入北极之争) publié par le &lt;a href="http://military.china.com/zh_cn/critical3/27/20090823/15611084.html"&gt;China.com &lt;/a&gt; (中华网) me poussa sur la route de la découverte des intérêts chinois dans le grand Nord. À vrai dire, la position chinoise n’a rien de surprenante. Lorsqu’un pays atteint un certain seuil de développement, ses intérêts ne se limitent plus qu’à l’intérieur de ses frontières, mais s’étendent plutôt à la planète toute entière. À ce sujet, nous pouvons prendre l’exemple de l’Union Européenne. Celle-ci a tenu en février dernier des &lt;a href="http://news.xinhuanet.com/herald/2009-08/25/content_11939782.htm"&gt;exercices militaires&lt;/a&gt; dans le Nord avec les pays européens de la région arctique (Islande, Danemark, Norvège, Suède, Finlande). Ces manœuvres visaient à affirmer sa volonté de prendre également part aux enjeux reliés au pôle Nord.  La puissance montante qu’est la Chine, de plus en plus consciente de son poids au sein de la communauté internationale, veut aussi faire entendre son opinion au sujet de l’Arctique. La Chine ne revendique évidemment pas avoir droit à toute la région arctique. C’est précisément les eaux internationales de l’océan Arctique, que les pays nordiques se disputent, qui intéressent la Chine. C’est sur cet aspect que se  base ses visées polaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les arguments chinois prennent racine dans la « Convention des Nations unies sur le Droit de la Mer » (&lt;a href="http://www.un.org/Depts/los/convention_agreements/texts/unclos/unclos_f.pdf"&gt;CNUDM&lt;/a&gt;).  Les clauses de cette convention sont sujettes à bon nombre de mésententes entre les pays avoisinant l’Arctique. La CNUDM stipule que les eaux internationales de l’océan Arctique sont situées au delà de 200 miles marins (MM) des côtes des pays l’entourant. Ces 200 MM représentent les zones économiques exclusives de chaque pays. De plus, la juridiction des pays s’établi aussi avec l’extension de leur plateau continental, ce qui représente, dans le cas le l’Arctique, une véritable caverne d’Ali baba en ressources. L’article 76 de la CNUDM indique que le plateau continental d’un État peut s’étendre sur 300 MM, toutefois sans jamais que les eaux ne dépassent 100 MM après avoir atteint 2500 mètres de profondeur. De plus, le plateau continental doit absolument être une extension naturelle sans rupture du territoire sous marin du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est en rapport avec cet article 76 de la CNUDM concernant les fonds marins que se querelle actuellement les scientifiques russes et danois à propos de la dorsale de Lomonossov qui traverse directement le fond du pôle Nord. Les scientifiques des deux pays sont présentement en dispute à savoir si Lomonossov est le prolongement naturel de la Sibérie ou du Groenland. Bien que cette dispute ne soit toujours pas réglée, la Russie provoqua le Danemark en août 2007 en plantant symboliquement son &lt;a href="http://www.chinadaily.com.cn/hqgj/2008-02/19/content_6467472.htm"&gt;drapeau&lt;/a&gt; à 4300 mètres de profondeur sur le pôle Nord.  Il n’est pas non plus inintéressant de citer ici que le périodique russe Komsomolskaïa Pravda publia que l’Arctique, et ce qu’elle représente, pourrait bien être la cause de la &lt;a href="http://www.china.com.cn/news/txt/2009-08/18/content_18353846.htm"&gt;troisième guerre mondiale&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les nombreuses discordes au sein des États en Arctique, la Chine soutient que la communauté internationale doit respecter les recommandations de la CNUDM. L’empire du milieu appui le respect de cette convention car celle-ci a le potentiel de lui donner éventuellement les droits de naviguer, de voler, de faire de la recherche scientifique et d’exploiter les ressources naturelles dans les zones internationales de l’Arctique. Ces revendications sont assez récentes, mais considérant que plusieurs scientifiques croient que le pôle Nord sera complètement fondu dès l’été &lt;a href="http://www.theage.com.au/national/arctic-may-be-ice-free-by-2030-20080919-4k8u.html"&gt;2030&lt;/a&gt;, mieux vaut ne pas perdre de temps et prendre sa place dans la course à l’Arctique.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le professeur &lt;a href="http://news.xinhuanet.com/herald/2009-08/25/content_11939782.htm"&gt;Guo Peiqing&lt;/a&gt; de l’« Ocean University of China » établit dans ce sens que la stratégie de la Chine dans le dossier arctique peut être divisée en quatre étapes.  La première est de renforcer la recherche scientifique sur le terrain. À ce sujet, le gouvernement chinois a sponsorisé dès 1999 le premier projet de recherche consacré à la recherche climatique. La Chine a de même envoyé l’été dernier, à bord du brise-glace « Dragon de neige », sa quatrième équipe de recherche en Arctique. La deuxième étape est pour la Chine de fortifier ses relations avec les pays entourant le pôle Nord. Troisièmement, un point important est de consolider la coordination entre les États non-frontaliers à l’Arctique afin de trouver des intérêts communs à défendre et à promouvoir internationalement. En quatrième lieu, la Chine doit développer sa propre stratégie face au Nord et l’insérer à son plan global de développement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fait intéressant à souligner à propos du troisième point citer ci-dessus est l’attitude de la Chine à vouloir internationaliser le dossier de l’Arctique. Sa position est tout autre en ce qui à trait aux îles Paracels et Spratly dans la mer de Chine Méridionale qu’elle se dispute avec d’autre pays de la région. Lorsqu’il est sujet de ce contentieux, Beijing est définitivement résolut à entreprendre des relations bilatérales avec les États en confrontation. Deux poids, deux mesures? Notons de même que plusieurs commentaires et réactions aux articles dans les journaux chinois en ligne traitant des visées chinoises sur l’Arctique soulevaient le point que le gouvernement devrait premièrement régler les contentieux de la mer de Chine Méridionale avant de se lancer dans une aventure si lointaine. Cependant, dans la stratégie globale d’un pays ambitieux, il importe peu que les ressources soient loin ou proche. La Chine, qui fait face à une nécessité grandissante de ressources naturelles pour nourrir son développement, agit véritablement comme toute grande puissance se doit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ressources naturelles et les enjeux géopolitiques du Nord font de plus en plus parler dans les cercles de pouvoirs. En effet, le Nord est riche en ressources minières et halieutiques, mais également en pétrole et en gaz naturel. Selon l’« Arctic Monitoring and Assessement Programme », les ressources de pétrole et de gaz naturelles de l’Arctique sont estimées à 25% des réserves mondiales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre les ressources naturelles, une autre raison majeure qui attire la Chine dans l’Arctique est l’ouverture de nouvelles routes maritimes dans cette région. La navigation par le pôle Nord promet de sauver beaucoup d’argent, de carburant et de temps. C’est hors de tout doute on ne peut plus attirant pour un pays comme la Chine qui est dépendant du détroit de Malacca et des canaux de Panama et de Suez pour ses rapports commerciaux. Ces détroits et passages sont saturés en capacité de trafic et sont des zones chaudes côté sécurité. De leurs côtés, à titre d’exemple, le passage du Nord-Ouest (au Nord du Canada), et le passage du Nord-est (au Nord de la Russie) sont les voies les plus courtes pour relier Shanghai à Rotterdam, ainsi que Shanghai à New York.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces voies ne sont pour l’instant praticables que durant l’été. Cependant, le réchauffement climatique risque bien de s’occuper d’accommoder ceux qui s’impatientent à l’idée de voir ces passages ouverts à l’année longue. En effet, les bénéfices que représente l’Arctique font oublier aux partis concernés que la disparition de la calotte glaciaire comporte aussi des conséquences négatives considérables. Selon la « National Snow and Ice Data Center », la glace de l’océan Arctique a &lt;a href="http://nsidc.org/arcticseaicenews/%20"&gt;fondu&lt;/a&gt; dramatiquement depuis les trente dernières années et ce dégel trop rapide du pôle Nord comporte des répercussions majeures sur l’écosystème, comme l’extinction de plusieurs espèces, dont l’ours polaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Arctique fait donc de plus en plus parler d’elle. Le Canada, ayant des frontières avec l’Arctique, est l’un des grands intéressés de ce dossier chaud. Les &lt;a href="http://military.china.com/zh_cn/news2/569/20090820/15608196.html"&gt;exercices militaires canadiens&lt;/a&gt; de l’été dernier en témoignent. Le Canada est présentement dans un grand processus de militarisation et de développement du grand Nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une course est donc engagée pour se séparer ce dernier morceau de gâteau que représente l’Arctique, et la Chine semble être déterminée à y prendre part. Après l’Arctique, il ne nous restera plus qu’à s’attaquer à l’espace…  et sur ce point, la Chine n’est pas la dernière à bord non plus…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Laflamme à Kunming&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-3321395144018513476?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/3321395144018513476/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=3321395144018513476&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/3321395144018513476'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/3321395144018513476'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/11/lartique-aux-ours-polaireset-aux.html' title='L&apos;Arctique aux ours polaires...et aux Chinois!?'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SvqrO4ph_SI/AAAAAAAAAFI/hsD-ne-hkX8/s72-c/POLAR%2520BEAR.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-685686680632543837</id><published>2009-11-09T08:02:00.004-05:00</published><updated>2009-11-10T00:11:33.684-05:00</updated><title type='text'>La Chine et l’amour transnational</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SvgVirkWdVI/AAAAAAAAAFA/AlyDut3dy_8/s1600-h/couple.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 258px; height: 244px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SvgVirkWdVI/AAAAAAAAAFA/AlyDut3dy_8/s400/couple.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5402091438585836882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un texte de Charles Hudon&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mondialisation, village global, ouverture économique, la Chine moderne est de plus en plus exposée à l’étranger… et aux étrangers!  De nos jours, de plus en plus de visiteurs se rendent en Chine, s’y installent, y vivent, tout comme de plus en plus de Chinois quittent la Chine pour aller séjourner outre-mer.  En contact les uns avec les autres, les relations amoureuses transnationales deviennent naturellement plus fréquentes.  Bien entendu, cette réalité ne concerne pas la totalité des chinois.  Pour bon nombre de campagnards, les « &lt;em&gt;laowais&lt;/em&gt; » [étrangers]demeurent des créatures télévisuelles.  Dans un pays où la modernité et la tradition entrent souvent en conflit, que pense la Chine de l’internationalisme amoureux?  Est-ce que les mœurs se libéralisent aussi vite que l’économie? Un article publié dans de le &lt;a href="http://world.huanqiu.com/roll/2009-10/613493.html"&gt;&lt;em&gt;Huanqiu Shibao&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; du 26 octobre dernier laisse sous-entendre qu’il existerait peut-être un léger décalage entre l’opinion de Pékin et celle de la population en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout récemment, une histoire d’amour tourne mal entre une Pékinoise et son partenaire étasunien.  Après 9 mois de fréquentation, l’homme réalise qu’il serait sans doute mieux pour eux de mettre un terme à leur relation.  Furieuse, la femme le poignarde de 6 coups de couteau.  Le &lt;em&gt;Huanqiu Shibao&lt;/em&gt;, organe de presse du Parti, saisit l’occasion pour prendre le pouls de la population sur la question des relations amoureuses transnationales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En regardant les conditions dans lesquelles fut menée l’enquête, mes anticipations quant aux possibilités d’obtenir des résultats positifs étaient très faibles. En effet, nous pouvons vraiment nous demander si une maison de sondage qui se respecte aurait procédé de la sorte.  En préambule au questionnaire, afin de mettre le sondé dans l’ambiance, un article nous décrivait avec précision scientifique pourquoi, en raison de différences au niveau de la culture, des attentes face à une relation, voire des habitudes sexuelles, la majorité des mariages transnationaux serait vouée à l’échec.  L’article enchaîne en affirmant que l’échec de ces relations transnationales déstabilise généralement les femmes chinoises à un niveau aujourd’hui considéré comme alarmant pour la société.  Puis, vient ensuite le questionnaire, où l’on nous demande tout bonnement notre opinion sur les mariages transnationaux…  Stupéfait face à cette façon de faire, une question m’est venue en tête : « qu’est-ce que l’Amérique aurait répondu à un sondage lui demandant son opinion sur la religion musulmane au lendemain des attentats du 11 septembre? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, mes craintes se révélèrent non fondées.  Malgré le caractère fortement orienté du sondage, 60% des Chinois se montrèrent ouverts à l’idée des mariages transnationaux.  Le commentaire d’un sondé représente particulièrement bien l’humeur générale : « C’est leur droit, que ce soit pour l’amour, pour l’argent ou par une attirance mystique envers l’Occident, ça ne nous regarde pas, ils sont libres de faire comme bon leur semble. »   N’eût été de la couverture néfaste placée en introduction du sondage, il est facile de s’imaginer que le taux d’appui aurait été beaucoup plus élevé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Considérant que cette étude fut menée par un journal officiel du Parti Communiste &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/world/2009/apr/20/china-newspaper-launch"&gt;reconnu pour ses positions&lt;/a&gt; pro gouvernementales ultranationalistes, on peut supposer que Pékin prendra bonne note des résultats.  Ceux-ci tendent à indiquer que, sur plusieurs enjeux à caractère social, les mœurs des Chinois se libéralisent.  Force est de constater que les Chinois sont de moins en moins chaleureux à l’idée de se faire dire comment gérer leur vie privée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Hudon, à Kunming&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-685686680632543837?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/685686680632543837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=685686680632543837&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/685686680632543837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/685686680632543837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/11/la-chine-et-lamour-transnational.html' title='La Chine et l’amour transnational'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SvgVirkWdVI/AAAAAAAAAFA/AlyDut3dy_8/s72-c/couple.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-5624701378688266212</id><published>2009-11-04T09:16:00.008-05:00</published><updated>2009-11-10T00:13:09.043-05:00</updated><title type='text'>Une nouvelle pomme de discorde entre Delhi et Beijing</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SvGNP5SCQZI/AAAAAAAAAEo/AYTyna2ESNU/s1600-h/clip_image002.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 229px; height: 226px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SvGNP5SCQZI/AAAAAAAAAEo/AYTyna2ESNU/s400/clip_image002.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400252732407955858" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une analyse de Nicolas Laflamme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les relations sino-indiennes sont encore une fois mises à l’épreuve. L’une des plus récentes querelles vient du fait que depuis le mois de mai dernier, le gouvernement chinois émet aux étudiants et aux hommes/femmes d’affaires du Cachemire indien des visas remplis à la main sur des pages séparées, brochées à leurs passeports. Nous pouvons en toute légitimité questionner la stratégie chinoise d’accorder un traitement spécial aux citoyens d’une région indépendantiste alors que la Chine est elle-même aux prises avec des mouvements internes sécessionnistes dans ses provinces du Xinjiang et du Tibet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La politique d’émettre des visas à part peut s’appliquer pour certaines raisons assez claires. On adopte parfois cette mesure pour éviter des discriminations que pourraient engendrer la visite d’un pays. C’est entre autres le cas des visiteurs qui vont en Israël. Cet État n’étampe pas directement les passeports des voyageurs car ceux-ci pourraient se voir refuser un visa dans un autre pays hostile à Israël. Cette pratique peut également s’effectuer lorsqu’un pays ne veut pas reconnaître officiellement le contrôle d’un autre pays sur un territoire disputé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ambassade chinoise à Delhi offrait des visas séparés depuis déjà quelques années, mais seulement pour les résidents de l’État d’Arunachal-Pradesh, un territoire dont la frontière de 3500 kilomètres avec la Chine reste encore aujourd’hui un sujet de dispute très sensible. En 2007, le gouvernement chinois admit avoir refusé d’émettre un visa à un responsable administratif indien d’Arunachal-Pradesh. Depuis ce temps, les citoyens d’Arunachal qui se rendent en Chine se voient émettre des visas étampés sur une &lt;a href="http://www.hindustantimes.com/india-news/india/China-stamps-kashmir-dispute-on-its-visa-sheet/458281/Article1-460124.aspx"&gt;feuille brochée à leur passeport&lt;/a&gt;.  Les Cachemiris se voient dorénavant offrir le même traitement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SvGNxjOXrWI/AAAAAAAAAEw/-hFTAc7iVC8/s1600-h/clip_image001.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 226px; height: 170px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SvGNxjOXrWI/AAAAAAAAAEw/-hFTAc7iVC8/s400/clip_image001.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400253310602554722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Question de mousser un peu les tensions, un haut leader séparatiste cachemiri, Molvi Abbas Ansari, affirme que la décision de la Chine reflète sa reconnaissance du Cachemire comme &lt;a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/8285106.stm"&gt;territoire disputé&lt;/a&gt;.  De surcroît, le gouvernement chinois a commencé à offrir aux journalistes visitant le Tibet une &lt;a href="http://mil.huanqiu.com/Observation/2009-10/609433.html "&gt;brochure gratuite d’«  information de base »&lt;/a&gt; décrivant la province comme étant à proximité de la Birmanie, du Népal, de l’Inde et du Cachemire.  L’Inde est véritablement vexée de voir une partie de son territoire nommé aux côtés d’État souverains et indépendants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette prise de position récente de la Chine face au Cachemire représente un nouveau pas dans sa politique sur cette région disputée du sous-continent indien. Alors que la Chine adoptait une position neutre dans les années 50 sur le problème cachemiri, durant les années 60 et 70, en raison de problèmes frontaliers toujours en suspens avec l’Inde, Beijing changea sa position vers un support publique au Pakistan. Précisons ici que le Pakistan est en faveur d’une résolution du problème du Cachemire en consultant la population locale, alors que l’Inde revendique la région dans sa totalité. Toutefois, avec l’amélioration des relations sino-indiennes au début des années 80, la Chine était revenue à une position neutre, et plus tard dans les années 90 énonça que le conflit au Cachemire était un problème qui devait être &lt;a href="http://www.asianresearch.org/articles/2740.html"&gt;réglé bilatéralement&lt;/a&gt; entre l’Inde et le Pakistan. Après le conflit indo-pakistanais de 1999, la Chine appela le Pakistan à se retirer des territoires cachemiris appartenant de facto à l’Inde, et par le fait même, &lt;a href="http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/KJ21Df02.html"&gt;accepta&lt;/a&gt; cette délimitation du Cachemire. Depuis novembre 2003, l’Inde et le Pakistan maintiennent un cessez-le-feu de part et d’autre de la ligne de contrôle (une des frontières les plus militarisées du monde) qui divise leur région respective du Cachemire. Les Indiens ont également construit après 2003 une clôture électrifiée sur la frontière; ce que &lt;a href="http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/archives/2005/volume-12-no-03/article/reperes-cachemire?lang=fr "&gt;le Pakistan dénonce&lt;/a&gt;.  Bien que les Cachemiris appelèrent plus tôt ce mois-ci à des pourparlers pour résoudre le conflit, &lt;a href="http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/BOM386616.htm"&gt;aucune volonté&lt;/a&gt; réelle de coopération de la part de Delhi n’a été exprimée.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Chine, avec le développement qu’on lui connaît, a hors de tout doute avantage à favoriser un environnement stable et pacifique en Asie, et plus particulièrement dans ses régions limitrophes. On se demande donc encore, alors que le mot d’ordre du Parti Communiste Chinois (PCC) est à l’heure actuelle d’entretenir une « société harmonieuse », pourquoi soulever de nouvelles discordes avec son voisin indien? C’est à se demander si les relations amicales sino-pakistanaises ont quelque chose à voir dans cette histoire… Bien que l’Inde ait prévenu la Chine de ne pas s’impliquer dans des projets sur le territoire du Cachemire pakistanais, en août dernier, la Chine signait avec le Pakistan un accord sur la construction d’un projet hydroélectrique de 7000 mégawatts à Bunji (région cachemiri du Pakistan). Les deux pays travaillent également à &lt;a href="http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/KJ21Df02.html"&gt;l’amélioration de l’autoroute&lt;/a&gt; Karakoram qui relit Kashgar dans la province du Xinjiang, en passant par Gilgit et Bunji au Cachemire pakistanais, jusqu’à Havelin près du Pakistan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que la guerre sino-indienne de 1962, qui coûta la région de l’Aksai Chin à l’Inde, semble loin derrière, les conflits frontaliers sont de nouveau plus actuels que jamais entre ces acteurs de poids. Que ce soit &lt;a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/8285106.stm"&gt;les incursions&lt;/a&gt; dans Ladakh à l’est de l’état indien de Jammu et Cachemire d’il y a quelques mois ou les intrusions répétées, incluant celle d’un hélicoptère, dans l’Arunachal-Pradesh, ces activités ont entres autres résultats néfastes diplomatiques que les &lt;a href="http://www.telegraphindia.com/1090923/jsp/frontpage/story_11529859.jsp#top "&gt;exercices militaires communs&lt;/a&gt; qui avaient eu lieu en 2007 et 2008 n’auront pas lieu cette année entre les deux pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La détérioration des relations sino-indiennes s’exprime également par les efforts de la Chine qui a réussi, en août dernier, à faire refuser un vote visant à accorder à l’Inde un &lt;a href="http://www.indianexpress.com/news/china-strikes-back-on-arunachal/518626/"&gt;prêt de la Banque de Développement Asiatique&lt;/a&gt; qui comportait du financement pour des projets dans l’Arunachal-Pradesh.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre aspect à venir à regarder de près est la visite du célèbre &lt;em&gt;globe trotter &lt;/em&gt;connu sous le nom de Dalaï-lama, prévue pour le 8 novembre prochain à Tawang, dans l’état indien d’Arunachal-Pradesh. Cet évènement hautement contesté pas le PPC est loin de venir réchauffer les relations entre ces deux puissances montantes… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SvGN-p4a3_I/AAAAAAAAAE4/-50rAC_LARI/s1600-h/clip_image003.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 317px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SvGN-p4a3_I/AAAAAAAAAE4/-50rAC_LARI/s400/clip_image003.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400253535727837170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Laflamme, à Kunming&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-5624701378688266212?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/5624701378688266212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=5624701378688266212&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/5624701378688266212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/5624701378688266212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/11/une-nouvelle-pomme-de-discorde-entre.html' title='Une nouvelle pomme de discorde entre Delhi et Beijing'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SvGNP5SCQZI/AAAAAAAAAEo/AYTyna2ESNU/s72-c/clip_image002.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-9115164519711886108</id><published>2009-11-02T05:34:00.004-05:00</published><updated>2009-11-04T14:32:39.820-05:00</updated><title type='text'>Indiana Jones à l’asiatique : la Chine à la recherche de reliques légendaires</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/Su68PwSSjqI/AAAAAAAAAEg/fwmuKPDdhDU/s1600-h/ymy.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/Su68PwSSjqI/AAAAAAAAAEg/fwmuKPDdhDU/s400/ymy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5399459982109478562" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un billet de Charles Hudon&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Art islamique, antiquités égyptiennes, sculptures romaines, fresques amérindiennes… comment ces œuvres, en provenance des quatre coins de la planète, ont-elles pu se retrouver dans les plus grands musées du monde? Dans quelles conditions ces pièces furent-elles acquises? À qui appartient le patrimoine culturel mondial?  La Chine se joint au débat et son influence grandissante sur la scène internationale pourrait jouer un rôle déterminant dans le règlement de cet enjeu.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Afin de comprendre la position de la Chine, il suffit de se poser quelques questions toutes simples.  Par exemple, que diriez-vous si un étranger s’infiltrait dans votre maison, s’emparait de plusieurs objets ayant de la valeur à vos yeux et, avant de partir, mettait feu à votre domicile?  Que feriez-vous si, peu de temps après, au vu et au su de tous, vos articles étaient mis en vente sans que la loi ne puisse faire quoi que ce soit pour protéger vos droits?  Bien qu’il soit difficile de prédire qu’est-ce qu’un individu ferait dans une telle situation, je crois que nous pouvons nous entendre pour dire qu’il serait sans doute furieux, et à juste titre.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un peu dans cette situation que se retrouve aujourd’hui la Chine.  En 1860, au cours de la deuxième guerre d’opium, les troupes françaises et anglaises prirent possession de ce qui est aujourd’hui connu comme l’Ancien Palais d’été. Deux jours plus tard, pour venger l’exécution de prisonniers européens, l’Angleterre ordonne sa destruction complète. Ces événements donnèrent lieu à un pillage massif d’œuvres d’art dans ce que les Chinois surnommaient le palais des palais.  Loin d’être le seul cas de pillage d’œuvres d’art en territoire Chinois, cet événement est généralement considéré par la population et le gouvernement comme un symbole.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://news.sina.com.cn/c/2006-05-16/15339877435.shtml"&gt;Selon les Nations Unies&lt;/a&gt;, près d’un million d’œuvres d’art chinoises seraient aujourd’hui dispersées dans plus de 200 musées ainsi que dans d’innombrables collections privées dans près de 50 pays autour du globe.  Les questions relatives à la restitution de ces œuvres sont extrêmement sensibles en Chine.  Cette semaine, &lt;a href="http://world.huanqiu.com/roll/2009-10/610849.html"&gt;Huanqiu Shibao annonçait&lt;/a&gt; que le groupe « Yuanmingyuan Management Office (圆明园管理处) se préparait à envoyer un groupe d’experts aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, au Japon et dans plusieurs autres pays afin de mettre sur pied un inventaire complet de ces œuvres disparues et de faire le nécessaire pour assurer leur retour en sol chinois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La position chinoise&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la Chine, le meilleur scénario serait de voir les musées du monde entier faire preuve de philanthropie en procédant à des dons volontaires.  En début d’année, plusieurs requêtes furent formulées dans ce sens lorsque Pierre Berger et Yves St-Laurent mirent aux enchères deux têtes de bronze chinoises provenant de leur collection personnelle.  Les deux hommes avaient trouvé la proposition intéressante, Pierre Berger ayant même affirmé qu’il donnerait volontiers ces pièces à Pékin s’il « s’engageait à respecter les droits humains, à libérer le peuple tibétain et à accueillir le Dalaï-lama. »  Cet exemple souligne que politiquement, la Chine se retrouve encore en situation défavorable, ce qui incite au maintien du statu-quo.    &lt;br /&gt;Du côté de &lt;a href="http://world.huanqiu.com/roll/2009-10/610849.html"&gt;l’opinion publique&lt;/a&gt;, un récent sondage révélait que les chinois préconiseraient plutôt le rachat de ces œuvres par les multinationales chinoises faisant des affaires dans les pays où se trouvent ces œuvres.  Ayant bénéficié grandement d’un développement rapide s’étant parfois fait au dépend de l’environnement et des plus démunis en Chine, le temps serait venu pour ces multinationales de remercier le peuple chinois en lui faisant ce cadeau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour sa part, le ministère chinois de la culture  a mis de l’avant une &lt;a href="http://china.huanqiu.com/roll/2009-03/394533_2.html"&gt;stratégie en quatre points&lt;/a&gt; entourant la question du rapatriement des reliques culturelles chinoises :&lt;br /&gt;(1) Améliorer les conditions de protection du patrimoine existant afin d’éviter la perte de  nouvelles reliques culturelles et démontrer que les biens éventuellement restitués seront conservés de façon adéquate; &lt;br /&gt;(2) Améliorer et renforcir les dispositifs légaux ayant trait au vol et à la contrebande d’objets d’art afin d’obtenir un soutien légal plus crédible lors de requêtes internationales;&lt;br /&gt;(3) Intensifier le travail d’enquête relatif aux vestiges culturels chinois se retrouvant à l'étranger en allouant d’avantage de fonds et de personnel à cette tâche;&lt;br /&gt;(4) Intensifier le travail diplomatique afin d’inciter la restitution de biens culturels perdus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La loi&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’il est question de reliques culturelles nationales pillées en temps de guerre le &lt;a href="http://china.huanqiu.com/roll/2009-03/394522.html"&gt;droit international&lt;/a&gt; ne contient encore aucune close véritablement contraignante pouvant forcer les parties concernées à rendre des œuvres.  Actuellement, dans le but d’empêcher leur mise aux enchères sur le marché international, la Chine compte surtout sur des condamnations morales.  Les résultats ne sont, naturellement, que très modestes.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Légalement, le plus gros problème réside dans la définition du propriétaire.  Techniquement, le gouvernement serait le meilleur candidat pouvant, au nom du peuple chinois, clamer la propriété du bien.  Or, le système juridique chinois ne reconnait pas la légalité des poursuites déposées contre Pékin par des gouvernements étrangers.  Si le gouvernement chinois devait lui-même s’adonner à ce genre de pratique, il devrait reconnaître, en retour,  le droit aux autres pays de le poursuivre, abandonnant ainsi le principe de son immunité face aux pays étrangers. Pour l’instant, la Chine n’est pas encore prête à faire ce pas.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, comme la Chine ne reconnaît pas la juridiction de la  Cour Internationale de Justice des Nations Unies, un citoyen chinois ne peut non plus déposer en son nom une plainte au près de cette instance.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à ces difficultés légales, la Chine peut toujours se tourner vers certains traités internationaux :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La Convention sur la protection des biens culturels, signé à La Haye en 1954;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La convention sur l'interdiction d’importation et d’exportation illégale de biens culturels, signée par l’UNESCO en 1970;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La convention sur les biens culturels volés ou illicitement exporté, signé à Rome en 1995.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, les difficultés abondent. Dans la plupart des cas, ces traités manquent de capacités contraignantes.  D’autre part, ces traités couvrent généralement des cas ayant moins de 70 ans d’histoire et seuls les cas ayant été considérés après la signature de ces accords sont pris en considération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le rachat?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fréquence avec laquelle ces joyaux de l’histoire chinoise se retrouvent mis aux enchères pourrait permettre à Pékin de récupérer plusieurs œuvres dans un temps relativement court.  Le dernier épisode en date remonte au 29 avril dernier. À cette occasion, &lt;a href="http://info.china.alibaba.com/news/detail/v0-d1005170504.html"&gt;le collectionneur&lt;/a&gt; à l’origine de l’événement n’était rien de moins que le descendant direct d’un général français ayant participé au saccage du Palais d’été, près de 150 ans plus tôt.  Pour ajouter à l’insulte, le collectionneur s’exprima ainsi sur le blog du site web du journal français, les &lt;em&gt;Échos &lt;/em&gt;: « Nous espérons que cette vente aux enchères  attirera les gens qui souhaitent démontrer leur dévotion envers  Pékin afin de stimuler les offres d’achat.  Nous espérons que ces Chinois qui ont beaucoup d'argent viendront se battre pour racheter ces objets à n’importe quel prix ».  Face aux défaillances légales, l’option du rachat pourrait toujours être considérée.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble cependant que, bien que la Chine soit définitivement déterminée à reprendre possession de ses œuvres, les racheter ne représente pas nécessairement la meilleure alternative. D’une certaine façon, participer aux ventes aux enchères impliquerait la reconnaissance par Pékin du caractère légal de cette vente.  Racheter une de ces œuvres créerait un précédent qui pourrait éventuellement lui nuire dans le processus de rapatriement d’autres œuvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le choix des mots &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rétribution d’œuvres d’art est un sujet complexe qui donne déjà des maux de tête à bon nombre de musées à travers le monde.  Afin de bien comprendre dans quelle situation se trouve aujourd’hui Pékin, il importe de jeter un œil sur certains cas qui font aujourd’hui école dans ce domaine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Prenons par exemple le cas de l’Angleterre et de la Grèce, pour lesquels l’art est à la source d’un froid diplomatique qui sévit entre ces deux pays depuis plusieurs années.  L’origine de ces dissensions remonte au début du 19ième siècle.  À cette époque, Lord Elgin acheta à l’empire Ottoman, qui occupait alors la Grèce, les &lt;a href="http://www.britishmuseum.org/explore/highlights/article_index/w/what_are_the_elgin_marbles.aspx"&gt;Marbres d’Elgin&lt;/a&gt;, aussi connus sous le nom de Marbres du Parthénon.   Depuis 1816, ces pièces sont exposées au British Museum.  Bien que l’empire Ottoman ait contrôlé la Grèce de 1460 à 1833, Athènes ne reconnaît pas aujourd’hui la légalité de la transaction et réclame la restitution des pièces.  Bien que certains musées aient déjà procédé à la restitution de fragments en provenance du Parthénon, le British Museum s’y oppose farouchement, prétextant que ces demandes viendraient éventuellement vider la plupart des grands musées du monde.  Sur ce point, les grands musées américains et européens se serrent les coudes en créant un véritable embargo sur toutes les questions de restitution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus près de chez nous, le Québec a lui aussi déjà été impliqué dans des polémiques de restitution.  À la fin des années 1940, l’histoire de l’art prend un essor considérable aux États-Unis.  Très vite, les spécialistes étatsuniens développent une connaissance de l’art québécois qui n’a d’égal chez nous.  S’ensuit une période d’acquisitions massives d’art religieux québécois qui quitte la Belle Province pour rejoindre notre voisin du sud.  Statues, ornements, mobiliers, tout y passe.  Les conditions dans lesquelles ces morceaux furent acquis sont aujourd’hui jugées « non-orthodoxes ».  Convaincues que ces « vieux » objets n’avaient aucune valeur, les paroisses les échangeaient contre du mobilier « neuf ».  En résulte que, pendant plusieurs années, les plus belles collections de mobilier canadien français étaient exposées à New York et à Philadelphie.  Suite à de longues discussions, bon nombre de ces pièces d’orfèvreries religieuses furent &lt;em&gt;données &lt;/em&gt;au musée d’Ottawa.  Ici, le terme « donné » est particulièrement important.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans de telles situations, le choix des mots est déterminant.  Restituer n’égale pas donner, prêter ou échanger.  Dans le cas anglais, bien que s’opposant à toute forme de restitution, le British Museum serait plutôt ouvert à discuter de la &lt;a href="http://www.nytimes.com/2009/06/24/arts/design/24abroad.html?_r=1"&gt;possibilité de prêts&lt;/a&gt;.  Même si ces prêts devaient être éternels, en l’acceptant, Athènes reconnaîtrait implicitement que l’achat des reliques fut fait dans des conditions légales, ce qui éviterait de créer un précédent qui affaiblirait légalement tous les grands musées.  Naturellement, Athènes de veut rien entendre.  La Grèce argue que le problème est d’ordre éthique et culturel, et non d’ordre légal.  À cet effet, le ministre de la culture grecque est &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/world/2006/jul/11/parthenon.arttheft"&gt;catégorique&lt;/a&gt;: « tout ce qui est grec, peu importe où dans le monde, nous voulons le récupérer. »  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces commentaires ouvrent la porte à l’idée de « &lt;a href="http://www.nytimes.com/2008/05/27/arts/design/27conn.html?_r=1"&gt;propriété culturelle&lt;/a&gt; », concept qui aimerait voir le droit de propriété d’un bien culturel accordé à un groupe, une minorité ethnique, voire un pays, et non à un individu en particulier.  Selon ce courant de pensée, indépendamment des termes d’acquisitions, le meilleur endroit pour apprécier une œuvre d’art serait dans son environnement d’origine.  De cette façon, « l’Italie clame aujourd’hui ses droits de propriété culturelle sur tout ce qui provient du territoire aujourd’hui connu sous le nom d’Italie depuis les 1200 dernières années. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Chine a certainement remarqué ce nouveau dénouement dans la saga de la restitution d’objets d’art.   À mon avis, il ne serait pas surprenant de voir un jour Pékin mettre en branle une stratégie de récupération beaucoup plus vaste.  Le débat entourant la restitution d’objets d’art mal-acquis pourrait éventuellement servir de levier vers une stratégie de restitution au sens large.  À cet égard, bien que légalement acquises, la Chine a déjà démontré son intérêt pour bon nombre de pièces exposées au musée de Tokyo.  En effet, les relations Chine-Japon ne datent pas d’hier.  Le musée de Tokyo regorge aujourd’hui d’œuvres qui en témoignent, œuvres qui furent offertes par la Chine au cours des centaines d’années qui caractérisent l’histoire diplomatique des deux pays. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En regardant l’autre côté de la médaille, une question nous vient naturellement à l’esprit, à savoir si le pays d’origine est nécessairement le mieux placé pour protéger ses pièces antiques, aujourd’hui considérées comme patrimoine mondial?  À cet effet, le British Museum se plait à affirmer que, n’eut été de son intervention, les Marbres du Parthénon auraient sans doute aujourd’hui complètement disparu.  D’autres exemples viennent donner du poids à cet argument.  Le cas de l’Égypte qui, pendant des centaines d’années, a failli à protéger les trésors artistiques des pyramides est à considérer, ou encore celui des Talibans qui procédèrent à la destruction des Bouddhas de Bâmiyân, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.  Pour ce qui est du cas de la Chine, ses détracteurs pourraient sans doute avancer que, n’eût été de leur départ pour l’étranger, plusieurs des œuvres qui font aujourd’hui l’objet de demandes de restitution auraient peut-être disparu lors de la révolution culturelle.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée, qu’un musée pouvant réunir en un seul endroit une collection culturelle mondiale, ouvert au grand public, puisse être considéré comme un « World Heritage Center »,  est souvent défendue par des musées comme le British Museum et le Louvre.  Bien que n’étant pas totalement dénuée de sens, le fait que certaines pièces se retrouvant dans ces collections proviennent du pillage de pays, qui en réclament aujourd’hui leur restitution, enlève beaucoup de crédibilité à cette proposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À travers cette controverse, force est de constater que les demandes de restitutions chinoises évolueront conditionnellement à son développement économique.  À ce titre, la Chine pourra étudier l’exemple de certains pays du Moyen-Orient qui offrirent des avantages pétroliers dans la négociation d’accords bilatéraux de restitution.  Sans acheter directement ces objets perdus, la Chine devra, d’une façon ou d’une autre, mettre la main au portefeuille.  Offrir des avantages économiques pourrait représenter une solution qui permettrait aux deux parties de conserver leur « mianzi » (face).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Hudon, à Kunming&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-9115164519711886108?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/9115164519711886108/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=9115164519711886108&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/9115164519711886108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/9115164519711886108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/11/indiana-jones-lasiatique-la-chine-la.html' title='Indiana Jones à l’asiatique : la Chine à la recherche de reliques légendaires'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/Su68PwSSjqI/AAAAAAAAAEg/fwmuKPDdhDU/s72-c/ymy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-376296137130114188</id><published>2009-10-22T07:12:00.005-04:00</published><updated>2009-10-22T07:51:10.380-04:00</updated><title type='text'>L’Organisation de Coopération de Shanghai se réunit à Pékin</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;&lt;span style=""&gt;Une analyse de Charles Hudon&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 14 octobre dernier, avait lieu à Pékin une réunion du Conseil des chefs de gouvernements des États membres de &lt;a href="http://www.sectsco.org/EN/index.asp"&gt;l'Organisation de Coopération de Shanghai &lt;/a&gt;(OCS).  Les questions qui y furent discutées vinrent rappeler que, sous des apparences d’harmonie complète, des divergences profondes divisent encore la Chine et la Russie sur des thèmes cruciaux qui empêchent l’organisation d’atteindre sa pleine maturité.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un appel des talibans&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le moins surprenante est la &lt;a href="http://timesofindia.indiatimes.com/world/pakistan/Talibans-political-ace-A-letter-to-Shanghai-group/articleshow/5129198.cms"&gt;lettre ouverte&lt;/a&gt; evoyée par les Talibans aux membres de l’OCS: “We call on the Shanghai Cooperation Organization to assist countries in the region against colonialists and adopt a strong stance against the occupation of Afghanistan.”  Le vice-président afghan étant présent à la réunion en tant que membre du « &lt;a href="http://english.scosummit2006.org/en_bjzl/2006-04/21/content_150.htm"&gt;Groupe de Contact pour l’Afghanistan&lt;/a&gt;», la tentative talibane n’avait évidemment que très peu de chances de porter fruit.  Cette lettre peut cependant être vue comme un effort d’exploiter les différents qui subsistent entre la Chine et la Russie à propos du volet militaire de l’Organisation en l’incitant à prendre une position anti-Washington claire.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la Russie, l'utilité principale de l'OCS serait de former une union militaire capable de contrebalancer l’influence étasunienne en Asie centrale.  Idéalement, la Russie voudrait que l’OCS se dresse en contrepoids face aux visées expansionnistes de l’OTAN.  À l’évidence, la Russie n’a qu’un intérêt très limité à discuter d’intégration économique de façon multilatérale avec ces pays.  Riche en ressources naturelles, elle arrive facilement à régler ses accords commerciaux de façon bilatérale.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que Pékin ne discarte pas complètement la possibilité que l’Organisation puisse un jour jouer le rôle souhaité par Moscou, pour la Chine, l’heure n’est pas à la confrontation.  Partant de la prémisse que la modernisation de la Chine et sa transformation en une puissance globale exige un maximum de stabilité tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières, Pékin cherche à établir de bonnes relations avec toutes les grandes puissances du monde.  La Chine est pleinement consciente de ce que la participation à une organisation ouvertement anti-étasunienne signifierait pour ses relations avec l'Occident, qui demeure aujourd’hui encore son principal partenaire commercial. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien qu’ayant suscitée de vives discussions, la tentative talibane ne parvint pas à faire bouger la position de l’Organisation d’un iota.  Sous le couvert de &lt;a href="http://world.huanqiu.com/roll/2009-10/605088.html"&gt;l’anonymat&lt;/a&gt;, un fonctionnaire présent à la réunion confiait que « l’Organisation de Shanghai n’a rien à voir avec les Talibans.  L’opposition au terrorisme est un principe inébranlable de l’Organisation».  Alors que la guerre d’invasion menée par l’OTAN en Afghanistan déborde de plus en plus fréquemment en territoire pakistanais, allié traditionnel de la Chine et membre observateur de l’OCS, il est intéressant de constater que la Chine n’ait pas profité de l’occasion pour passer un message.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même l’opinion publique chinoise conservait une forte position pacifiste.  Un &lt;a href="http://china.huanqiu.com/roll/2009-10/605386.html"&gt;sondage&lt;/a&gt; publié le 17 octobre dernier révélait que 70% des Chinois interrogés se montraient défavorables à l’idée de voir l’OCS intervenir militairement en Afghanistan.  Bien que Moscou aurait sans doute aimé voir naître de cette réunion un nouveau consensus militaire, répondre à l’appel des Talibans représentait définitivement un pari trop dangereux.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’économie avant tout&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise économique mondiale continuant de menacer les économies d’Asie Centrale, la Chine était en meilleure posture que la Russie pour faire avancer son agenda au sein de l’OCS.  Bien que la réunion ne donna pas lieu à des engagements de &lt;a href="http://www.china-embassy.org/eng/xw/t567957.htm"&gt;prêts spectaculaires&lt;/a&gt;, comme ce fut le cas lors du dernier sommet qui eut lieu en juin dernier en Russie, la Chine sut tout de même profiter de l’occasion pour consolider son rôle de leader économique positif dans la région.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;À titre de &lt;a href="http://news.xinhuanet.com/english/2009-10/14/content_12233890.htm"&gt;faits marquants&lt;/a&gt;, on retiendra le rôle actif de la Chine par rapport à l’accélération du processus de libéralisation du commerce et de l’investissement entre les membres de l’OCS.  Elle a préconisé la mise sur pied de projets pouvant bénéficier à l’ensemble des pays membres : le renforcement des réseaux d'infrastructures de transport, des systèmes de communication et de collaboration énergétique.  La Chine a également soumis une proposition en sept points visant à renforcer la coopération régionale entre les pays membres.  Cette proposition vise à accentuer la coopération fiscale, à favoriser les échanges sur les politiques financières et monétaires des pays membres ainsi que de mettre en place des mesures visant l'amélioration du système de règlement des échanges internationaux.  La réunion a aussi permis de s’entendre afin d’accélérer l'ouverture d'un compte spécial visant à résoudre les problèmes de financement de projets de coopération importants pour l’OCS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce contexte met en évidence le fait que pour Pékin, l’OCS est principalement un instrument multilatéral permettant de projeter son influence. Avec son message de pan-régionalisme positif, l'OCS permet de légitimer l'entrée de la Chine comme un acteur majeur en Asie centrale (ainsi que de lui assurer un approvisionnement stable en ressources naturelles).  Le déploiement de ce « soft power » à la chinoise ne fait pas particulièrement l’affaire de Moscou.  Encore aujourd’hui, la Russie voit l'Asie centrale du point de vue d’un ancien maître impérial. Elle conserve une mentalité fortement patrimoniale et voit la région comme une de ses sphères d'influence de première importance.  Face aux prêts à faibles taux d'intérêt ainsi qu’aux programmes de développement d’infrastructures en provenance de la Chine, la Russie comprend cependant qu’elle ne fait tout simplement pas le poids.  En résulte une tendance à vouloir travailler au sein de l'OCS pour contrecarrer les tentatives de Pékin visant à faire évoluer l’Organisation dans une direction plus économique.  En parallèle, face à la réticence de Pékin à l’idée d’une OCS plus militariste, Moscou tente de superposer la &lt;a href="http://www.globalsecurity.org/military/world/int/csto.htm"&gt;Collective Security Treaty Organisation&lt;/a&gt; (CSTO), organisation dont la Chine ne fait pas partie, à l’OCS. Le CSTO comprend la Russie, l'Arménie, le Belarus, le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan. Contrairement à l'OCS, ce traité a une capacité de défense mutuelle : une force de réaction rapide de 4000 soldats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les relations qu’entretiennent la Russie et la Chine au sein de l’OCS démontrent que ces deux voisins, bien que partenaires, ont des visions contrastées du monde, de différentes approches en politique étrangère et des priorités très souvent contradictoires.  Bien que les deux géants voient en l’OCS un outil efficace pour faire la promotion de leurs intérêts respectifs, il apparaît clair que ceux-ci ne se rejoignent pas toujours autant qu’ils le voudraient.   La crise économique mondiale a déjà forcé Moscou à faire des compromis face aux prétentions de Pékin à parrainer économiquement l’Organisation.  L’évolution de la situation géopolitique en Asie pourrait bientôt amener Pékin à faire à son tour des concessions pour un plus grand niveau d’intégration militaire au sein de l’OCS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, comment réagirait l’Organisation de Shanghai si l’OTAN en venait à entrer officiellement en conflit avec le Pakistan?  Bien que ne bénéficiant pas du statut de membre officiel de l’Organisation, cet allié traditionnel de la Chine jouit tout de même du statut d’observateur officiel depuis 2005.  Partageant une frontière commune avec l’Empire du Milieu, un pareil dénouement pourrait forcer Pékin à revoir sa position quant à la militarisation de l’OCS.  De la même façon, les convictions pacifistes chinoises seraient aussi sans doute solidement mises à l’épreuve si Washington devait un jour entrer en conflit avec l’Iran, pays observateur à l’OCS chez qui &lt;a href="  http://www.tehrantimes.com/index_View.asp?code=205946"&gt;elle importe&lt;/a&gt; plus de 15% de sa consommation quotidienne de pétrole. &lt;br /&gt;Pour l'instant par contre, force est de constater que la Chine se comporte de façon responsable en Asie Centrale.  Il semble présentement n’y avoir que très peu d’indices pouvant laisser penser que la Chine voudrait éventuellement utiliser l'OCS comme un instrument servant des objectifs néo-impériaux.  Pékin semble plutôt vouloir utiliser l'Organisation comme un moyen de minimiser l'influence russe, facteur pouvant éventuellement mener à une diminution de tension à l’échelle mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Hudon, à Kunming&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-376296137130114188?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/376296137130114188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=376296137130114188&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/376296137130114188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/376296137130114188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/10/lorganisation-de-cooperation-de.html' title='L’Organisation de Coopération de Shanghai se réunit à Pékin'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-3776229220612209915</id><published>2009-10-15T08:37:00.003-04:00</published><updated>2009-10-22T07:47:32.039-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Valérie Nichols'/><title type='text'>À la recherche de la modernité chinoise</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;&lt;span style=""&gt;Une analyse de Valérie Nichols&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le but de cette entrée&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant les années 1990, Wang Hui a entrepris un projet intellectuel de grande ampleur soit la description de l’évolution de la pensée sur la modernité en parcourant l’histoire des idées chinoises de la dynastie Song (960-1269) à la chute du régime impérial en 1911.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus de dix ans de labeur ont résulté en la publication de six tomes sur la pensée moderne chinoise, ainsi qu’un livre à paraître le 16 novembre 2009 en version anglaise sous le titre &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.amazon.com/gp/product/184467360X/ref=s9_k2a_gw_tr01?pf_rd_m=ATVPDKIKX0DER&amp;pf_rd_s=center-1&amp;pf_rd_r=1XJ0CT9W1NS8PPKRQKPE&amp;pf_rd_t=101&amp;pf_rd_p=470938131&amp;pf_rd_i=507846"&gt;The End of the Revolution : China and the Limits of Modernity&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le travail de Wang Hui est avant tout un exercice de déconstruction théorique du concept eurocentriste de modernité. Il veut ainsi offrir une lecture plus juste de l’évolution de la Chine qui dépasse la simple évaluation quantitative de son niveau de modernisation à une période donnée. En effet, Wang Hui reproche à la sinologie américaine, plus précisément à ceux issus de &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/John_K._Fairbank"&gt;l’école Fairbank &lt;/a&gt;de limiter leur analyse de la Chine à un jugement de son développement économique, politique et culturelle. Ce jugement, rappelle Wang Hui, ne tient pas compte de toute l’amplitude existentialiste de la réflexion sur la modernité dans le monde chinois et ne tient pas suffisamment compte de la spécificité chinoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les écrits de Wang Hui sont assez difficile d’approche et réclame une connaissance aiguisée non seulement de la philosophie chinoise, mais aussi des grands modèles théoriques euro-américains (Foucault, Braudel, Derrida...) Depuis le début de sa carrière académique, Wang fait aussi dans le commentaire social, ce qui lui a permis de se faire connaître (admirer et détester) par un public dépassant les frontières de l’histoire des idées.  Ainsi, même durant cette période de recherche intensive, Wang Hui a participé avec grande énergie aux discussions académiques plus terre-à-terre concernant les ratés des réformes économiques chinoises. Dans un de ces essais les plus controversés, La pensée chinoise et la question de modernité, Wang Hui tente de vulgariser ses réflexions sur la modernité en s’appuyant sur l’exemple de l’évolution idéologique de la Chine depuis 1949. Publié en 1997, l’essai permet de mieux comprendre l’approche théorique de Wang Hui. Plus encore, elle nous apprend sur l’ambigüité théorique dans laquelle sont plongés les intellectuels chinois au tournant du vingt-et-unième siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là est d’ailleurs l’implication la plus controversée de Wang Hui : tenter de transformer ses réflexions théoriques en une analyse concrète de ce que la Chine devrait devenir dans les prochaines années, le tout publié dans une revue de Chine continentale. Est-ce réussi? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Avant tout, définir la modernité&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grand thème qui est exploité ici est celui de la question de la modernité et la façon avec laquelle les intellectuels chinois devraient l’appréhender. Y sont contrastées deux idées : la modernisation en tant que théorie de développement et  la modernisation en tant que concept présent dans le discours chinois. La première définition considère la modernisation comme un processus technique du passage d’une société féodale et traditionnelle à une société urbaine et industrialisée. D’autre part, la modernisation dans le discours chinois une perspective téléologique et normative. “It is a type of thinking through which China’s social praxis is understood as a path toward an ontological historical goal, which in turn fosters an attitude that links existential meaning to the historical goal, which in turn fosters an attitude that links existential meaning to the historical period on which one finds oneself.” En d’autres termes, devenir moderne veut aussi dire améliorer le sort collectif en répondant à des problèmes concrets produits par l’environnement politique, économique et culturel ambiant.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les trois versions de marxisme&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Dans l’essai discuté ici, Wang Hui dresse le portrait des trois versions de marxisme qui se sont développées dans la Chine du vingtième siècle de manière à expliquer la relation entre modernisation et marxisme. Le but avoué de Wang Hui est de mettre en évidence le grand potentiel théorique d’une analyse rigoureuse de l’expérience maoiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première version du marxisme est selon Wang,  une théorie antimoderne de modernisation. Elle fait directement référence au maoïsme et à son expérience de 1949 à 1976. Elle prend sa source dans le relativisme intellectuel des réformistes chinois du début du vingtième siècle. Le projet des penseurs d’alors étaient de trouver une approche plus acceptable pour le contexte chinois. Kang Youwei, Zhang Binglin et Sun Zhongshan (Sun Yat-sen) visaient une modernisation de la Chine qui respecterait la spécificité et la valeur de la civilisation traditionnelle chinoise, et sur la base de ce souhait, ont façonné des utopies « universalistes » où figuraient à la fois la Chine et l’Occident.  Wang Hui rappelle très justement que le marxisme a été importé, puis transformé en Chine durant cette même période. La mouture la plus influente, le maoïsme, est donc fortement inspiré de cet esprit de doute et de critique.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, Mao croyait lui-aussi à la nécessité de moderniser la Chine. Cependant, cette volonté se combinait à un utopisme égalitariste qui protégeait d’une certaine façon le projet de répéter les mêmes erreurs que les sociétés capitalistes. Voilà ce qui explique le fait que Wang Hui définit les efforts de modernisation comme « antimoderne ». Au niveau pratique, l’expérience maoïste s’est révélée en pleine contradiction comme le souligne Wang : la modernisation des infrastructures étatiques a été suivie par leur démolition durant la révolution culturelle ; la nationalisation de l’économie au profit de la masse s’est fait au prix de son autonomie. La fin de la Révolution Culturelle et la mort de Mao ont précipité le rejet d’une telle forme de modernisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La deuxième version de marxisme est donc une forme de marxisme pragmatique (qui n’a de marxisme que le nom). Il s’oppose non seulement au système de propriété publique et à l’égalitarisme, mais aussi à la dictature centralisatrice. On peut marquer son émergence par le début des réformes économiques en 1978. Le but ultime du marxisme pragmatique est toujours la modernisation de la Chine, mais cette fois en évacuant toute la perspective utopiste du maoïsme (son anti-modernité). Ce n’est plus le temps de critiquer le capitalisme et (la théorie ultime de modernisation) et ses ratés. Il faut maintenant l’appliquer. Au même moment, précise Wang Hui, la Chine est « graduellement absorbé dans le marché capitaliste mondial ». Ces deux phénomènes sont alors perçus comme preuve du progrès historique de la Chine. Cependant, souligne Wang Hui, le rejet de l’utopisme (l’anti-modernité) a immédiatement créé les conditions favorables pour l’exacerbation des inégalités sociales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant cette période de démaoïsation  se développe une troisième version de marxisme, soit le socialisme utopique ou marxisme humaniste. Cette nouvelle forme s’inspire fortement d’un même rejet des exagérations du maoïsme et réclame une refonte du marxisme chinois basée sur la libéralisation individuelle. Cette initiative intellectuelle est largement inspirée par le travail de philosophes est-européens sur le manuscrit du jeune Karl Marx du travail philosophique provenant d’Europe de l’Est. Son chef-de-file fut le journaliste et philosophe &lt;a href="http://www.nytimes.com/2002/01/14/world/wang-ruoshui-75-liberal-who-was-shunned-in-china.html"&gt;Wang Ruoshui &lt;/a&gt;(1926-2002), qui introduisit dans ses écrits la première critique de l’aliénation. Selon Wang Hui, malgré ses qualités théoriques, cette version de marxisme fut incapable de trouver des solutions concrètes aux problèmes créés par les réformes en ne critiquant que l’expérience maoïste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rejet de toute critique de l’idéologie de modernisation chez ces deux versions de marxisme a favorisé, selon Wang Hui, l’acceptation de la politique de modernisation du gouvernement chinois. Trop occupé à déconstruire l’expérience maoïste et à importer avec avidité les idées occidentales, les intellectuels chinois des années 80 sont devenus les partenaires de la nouvelle idéologie monolithique de modernisation. Ils n’ont pas su prédire et ainsi prévenir les dérives de l’expérience capitaliste. Une telle atmosphère de certitude du brio occidental accélère l’implantation dans l’arène politique de la parfaite idéologie de modernisation : le néolibéralisme.  (Quel fardeau de responsabilités sur les épaules de ces courageux intellectuels des années 80 !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, selon Wang Hui, le réel problème de la Chine contemporaine n’est pas le parti communiste, mais bien le projet de modernisation aujourd’hui poursuivi. Wang Hui va même plus loin. Tiananmen est selon lui avant tout un mouvement social durant lequel les contradictions sociales engendrées par l’application de la théorie de modernisation ont été dévoilées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, il est impératif de puiser aujourd’hui dans la version originelle du marxisme chinois de manière à réactiver la critique du capitalisme et ainsi de trouver une modernité qui convient au modèle chinois. Voilà donc le grand projet intellectuel auquel Wang Hui convie ses confrères en 1997.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Évaluation &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En retirant tout le superflu rhétorique de cet essai (le renvoi au marxisme qui est l’arme défensive de l’universitaire chinois des années 90), les idées de Wang Hui semblent assez simples. En voulant rejeter la folie des grandes répressions maoïstes telles le Grand Bond en Avant et la Révolution Culturelle, les intellectuels en ont oublié le pourquoi de la révolution communiste chinoise. Ce faisant, ils sont devenus eux-mêmes les publicistes d’une modernisation technique précipitant la Chine dans une expérience de modernisation qui exacerbe les disparités économiques sans mener « naturellement » à la démocratisation politique de la Chine. Dans cette perspective, cette proposition de Wang apparait assez convaincante:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « Thus, we cannot on the one hand critique and reject our socialist history while, on the other, use this same critique and rejection to justify our process of modernization in the contemporary world. » p.134 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le portrait dressé ici de l’évolution des théories de la modernisation dans la Chine communiste s’avère assez séduisant. La Chine apparaît comme l’un des exemples les plus significatifs de la dépendance excessive au marché et à l’acceptation aveugle du néolibéralisme Les essais de Wang Hui ont trouvé une oreille très réceptive en France ou il est  apparu salutaire que des universitaires chinois s’opposent de manière aussi frontale au néolibéralisme chinois naissant. Les idées de Wang Hui plaisent tout particulièrement aux éditeurs du &lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/"&gt;Monde diplomatique &lt;/a&gt;qui ont publié en version abrégée quatre essais de Wang Hui, le faisant l’universitaire chinois le plus publié dans l’influent journal d’idées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines limites de l’autonomie universitaire peuvent être relevées par le ton emprunté dans cet essai. Wang Hui persiste à utiliser des termes familiers au langage marxiste tout en évitant de définir les termes plus problématiques telles démocratisation politique, liberté et autonomie.  Le régime communiste n’y est jamais critiqué directement. Ainsi, la vraie force à combattre, le néolibéralisme, n’a ni visage ni nationalité. Malgré tout, il devient hasardeux de mettre sur le compte de l’autocensure toutes les ambigüités de Wang Hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que manifeste intellectuel destiné à la communauté universitaire chinoise cependant, l’essai manque de finesse.  Le plus grave problème de cet essai est, à mon sens, son manque d’empathie humaine justifié par une volonté d’offrir une analyse globalisante de la situation chinoise. Wang Hui, observateur omniscient, discrédite le travail courageux de plusieurs pionniers des années 80, particulièrement Wang Ruoshui en déplorant leur manquement théorique. On se rappellera que son socialisme humaniste fut âprement critiqué publiquement par Hu Qiaomu, un artefact de la Longue Marche, mettant un frein à ce développement théorique. Plus dérangeant encore, Wang Hui implique directement les intellectuels des années 1980  dans l’émergence du néolibéralisme chinois !!! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, Wang Hui  a raison de relever les excès d’enthousiasme pour l’exemple américain durant les années 1980, le peu d’esprit critique des analyses de théoriciens occidentaux par les intellectuels chinois et leur incapacité de prévoir toute l’amplitude des conséquences des réformes économiques. Dans son analyse, Wang Hui semble faire fi du principe d’évolution des idées dont il a lui-même profité. N’est-il pas lui-même le produit universitaire des réformes économiques? Ne poursuit-il pas le travail des intellectuels de la période d’illumination, avec une liberté de mouvement dont ceux-ci n’aurait jamais pu rêver ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’épopée universitaire de Wang Hui dans l’univers de la pensée chinoise est pour le moins fascinante. L’historiographie de l’histoire des idées chinoises profitera assurément du travail rigoureux et affiné de ce chercheur de grande qualité. Cependant, plus de 10 ans après la rédaction de son essai le plus discuté, la recherche pour une idée renouvelée de la modernité chinoise (non-eurocentriste) reste toujours à compléter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Valérie Nichols, à Hong Kong&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-3776229220612209915?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/3776229220612209915/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=3776229220612209915&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/3776229220612209915'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/3776229220612209915'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/10/la-recherche-de-la-modernite-chinoise.html' title='À la recherche de la modernité chinoise'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-5983176673432164622</id><published>2009-10-09T07:30:00.003-04:00</published><updated>2009-10-09T10:27:18.616-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Charles Hudon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Birmanie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Inde'/><title type='text'>Ce que les affrontements dans le Nord nous révèlent à propos des relations Chine-Birmanie</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;&lt;span style=""&gt;Une analyse de Charles Hudon&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le mois dernier, un conflit armé éclatait au Nord de la Birmanie.  Prenant le gouvernement chinois par surprise, qui n’avait vraisemblablement pas été prévenu, environ 30 000 réfugiés traversent la frontière pour trouver refuge dans le &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.eng.yn.gov.cn/yunnanEnglish/145522562959409152/index.html"&gt;Yunnan&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; voisin.  Quelques semaines plus tard, la quasi-totalité des réfugiés quittèrent la Chine pour retrouver leur domicile.  Pour ce qui est des détails, Rangoon, tout comme Pékin, restent on ne peut plus discrets.  Depuis lors, aucune nouvelle.   Blocage  journalistique tant en Chine qu’en Birmanie.  Les articles relatifs à la Birmanie sur les Blogues en Chine disparaissent de la mémoire internet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un règne ininterrompu de près de 50 ans, la junte militaire birmane n’a pas encore réussi à asseoir son pouvoir sur la totalité de son territoire.  Dans les zones frontalières, plus d’une dizaine de groupes rebelles évoluent toujours en parallèle du gouvernement central.  La plupart de ces groupes se situent dans les provinces du &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Kachin_State"&gt;Kachin&lt;/a&gt; et du &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Shan_State"&gt;Shan&lt;/a&gt;.  La genèse de ce conflit remonte aux premières heures de l’indépendance birmane.  Souvent financés et soutenus par des pouvoirs étrangers, principalement la Chine et la Thaïlande, ces groupes sont parvenus à tenir tête au gouvernement central jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus important de ces groupes, l’Armée d’État de la Minorité Wa, compte sur une force armée de plus de 20 000 soldats.  Après une vingtaine d’années de calme, le 31 août dernier, la Junte rompt le statut quo et &lt;a href="http://www.time.com/time/world/article/0,8599,1919559,00.html"&gt;s’en prend militairement à la minorité autonomiste d’origine chinoise Kokang&lt;/a&gt;.  En moins d’une semaine, la résistance est étouffée.  En Chine, le geste est perçu comme un acte de provocation.  Ignorant les appels répétés du  ministre des affaires extérieures chinois pressant la Junte de préserver la stabilité ainsi que l’intégrité des citoyens chinois vivant dans les zones frontalières, l’armée birmane ne cesse de déployer des troupes en prévision de ce qui semble être une attaque prochaine contre l’ethnie Wa.  Ces événements révèlent une certaine autonomie de la Junte face à Pékin, autonomie dont plusieurs croyaient la Birmanie incapable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Besoin d'un allié puissant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Instable tant politiquement que socialement, pris entre les intérêts géopolitiques de l’Inde et de la Chine, isolée internationalement, la Junte ne peut difficilement survivre sans s’allier à une puissance voisine.  Jusqu’à tout récemment, tout semblait indiquer que la Birmanie avait choisi la Chine pour lui servir de parrain à l’échelle internationale.  En effet, beaucoup  d’eau a coulé sous les ponts depuis que les contacts entre les voisins furent rompus, sous Ne Win, en 1962.  Depuis la normalisation de leurs relations en 1988, la Chine se présente aujourd’hui comme l'un des plus importants acteurs au cœur des affaires internes et externes birmanes. Parfois, les plus cyniques vont même jusqu’à la décrire comme une colonie économique et militaire de l’empire du milieu. Dans de telles circonstances, il apparaît pour le moins surprenant de voir les rappels à l’ordre formulés par la Chine ignorés par la junte.  Cet événement nous offre l’opportunité de poser un second regard sur les relations qu’entretiennent la Chine et la Birmanie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Les régions du nord de la Birmanie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conflits qui font présentement rage en Birmanie ont lieu dans la province Shan, située au nord-ouest du pays.  Dès l’indépendance acquise, le pays sombre dans la guerre civile.  Armés, plusieurs groupes refusent de se soumettre à l’autorité du pouvoir central naissant.  Ayant pacifié la majeure partie de son territoire, le gouvernement central s’avère encore incapable d’en finir avec certains groupes ethniques autonomistes vivant dans les zones frontalières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Chine entretien des relations consanguines avec certains de ces groupes.  La plupart des groupes vivant le long des zones frontalières séparant la Chine et la Birmanie sont liés entre eux.  &lt;a href="http://www.crisisgroup.org/library/documents/asia/north_east_asia/177_chinas_myanmar_dilemma.pdf"&gt;Par exemple&lt;/a&gt;, « les Shan birmans et les Daï du Yunnan sont de même origine,  tout comme les Kachin birmans, que l’on nomme Jinpo au Yunnan, ou encore les Wa, qui portent tout simplement le même nom des deux côtés de la frontière. Depuis des siècles, ils voyagent librement entre les deux pays et maintiennent souvent des affinités plus fortes envers leurs groupes ethniques qu’envers le groupe national. »  Dans ces régions, l’influence chinoise est considérable.  Dans les régions Kokang, une majorité d’entreprises, dans des domaines aussi variés que la foresterie, la bijouterie, l’hôtellerie et le divertissement est &lt;a href="http://www.ftchinese.com/story.php?storyid=001028430"&gt;gérée par des chinois&lt;/a&gt;.  Dans plusieurs de ces régions, le Yuan est utilisé comme monnaie d’échange et l’on fonctionne selon l’heure de Pékin.  Bon nombre de villes frontalières birmanes reposent sur la Chine pour des services tels que l'électricité, l'eau et les télécommunications.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien qu’ayant officiellement &lt;a href="http://news.xinmin.cn/rollnews/2009/09/14/2559197.html"&gt;soutenu&lt;/a&gt;, financé et armé le Parti Communiste Birman qui se terrait dans les régions boréales du pays, la Chine a joué un rôle de premier plan dans la pacification de la région.  Son rôle de médiateur permit à la Junte de signer, depuis la fin des années 80, des traités de cessez-le-feu avec plus de 17 de ces groupes armés.  Ces cessez-le-feu, encore en vigueur aujourd’hui, permirent aux rebelles de conserver leurs armes ainsi qu’une autonomie quasi complète.  Pour la Chine, ces zones autonomes offrent un rempart en cas d'instabilité à l'intérieur de la Birmanie ainsi qu’une zone d’influence privilégiée pour le commerce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Chine, cette relation intime ne manque pas d’enflammer les passions nationalistes de plusieurs.  Bien que ne représentant définitivement pas la position de l’ensemble de la population, voici une traduction d’un commentaire que l’on peut généralement lire suite aux articles traitants du conflit dans le Nord de la Birmanie dans le presse chinoise:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://www.ftchinese.com/story.php?storyid=001028430"&gt;Commentaire&lt;/a&gt; en provenance de la province du JiangSu, de la Ville de TianJing :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;« La Chine est trop conciliante.  Kokang est rempli de Hanzu, ils parlent parfaitement mandarin, utilisent les réseaux chinois de téléphonie cellulaire et utilisent les codes régionaux du Yunnan.  La Birmanie maltraite ouvertement une de ses minorités ethniques.  Cette minorité ethnique est justement en provenance de son tout puissant voisin.  Mais ce tout puissant voisin adopte une position pacifiste…c’est vraiment le monde à l’envers!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( L’auteur fait ensuite un parallèle avec la façon dont la Russie s’attira le respect et l’honneur en protégeant l’Ossétie du Sud lors du conflit avec la Géorgie l’année dernière, pour ensuite conclure : )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La faiblesse de la Chine amènera des résultats imprévisiblement désastreux pour son futur.  Alors que les chinois hors Chine ont besoin de son aide, la Chine demeure inactive… »&lt;/blockquote&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Le statu quo&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;La Chine se montre présentement en faveur du statu quo.  Vu les vives tensions ethniques qui animent déjà le Tibet et le Xinjiang, il serait très mal avisé pour la Chine de soutenir des revendications indépendantistes à l’extérieur de ses frontières.  La Chine s'oppose à créer un tel précédent, car elle redoute que cela suscite un sentiment nationaliste au sein des groupes ethniques de son côté de la frontière.  Elle veille cependant à ce qu’un certain équilibre des puissances soit maintenu entre les groupes frontaliers et le gouvernement militaire birman et à ce qu'aucune des parties n’ait le dessus sur l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce faire, « plusieurs fonctionnaires et agents de renseignement du Yunnan entretiennent des relations étroites, bien que largement informelles, avec certains de ces groupes, y compris les Kachin, Wa et de Kokang.  La Chine contribue à assurer leur survie en leur fournissant une assistance économique et en maintenant la frontière ouverte aux échanges. »  Malgré le fait que les responsables chinois nient que la Chine appuie militairement la minorité Wa birmane, le dernier rapport du &lt;a href="http://www.crisisgroup.org/library/documents/asia/north_east_asia/177_chinas_myanmar_dilemma.pdf"&gt;International Crisis Group&lt;/a&gt; affirme qu’il aurait été admis que quelques "éléments incontrôlés" de l'Armée Populaire de Libération l'aient fait dans le passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre aspect à considérer est qu’une quantité importante de ressources naturelles essentielles au développement chinois se situe dans des zones actuellement contrôlées par ces groupes ethniques, dont la collaboration doit être assurée. Le support apporté par Pékin lui permet de tenir ces régions « ouvertes ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs hommes d'affaires locaux reconnaissent que les entreprises chinoises profitent de « traitements spéciaux qui découlent d'un consensus avec les groupes ethniques locaux ».  À cet effet, l’International Crisis Group cite le cas de l’industrie forestière.  « De grandes quantités de bois coupées par des entreprises à majorité chinoise, n’utilisant que des travailleurs chinois, passent du Nord de la Birmanie à la Chine quotidiennement.  Ces actions commises par les sociétés d'exploitations forestières chinoises causent des frictions entre Pékin et &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Naypyidaw"&gt;Naypyidaw&lt;/a&gt;.  Militaires, agents de police, dirigeants de groupes ethniques locaux ainsi que fonctionnaires de l'État de Kachin sont reconnus pour profiter directement du commerce du bois, alors que le gouvernement central n’en tire aucun profit ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Birmanie agacée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu après que Pékin ait adressé ses requêtes relatives au maintien de la stabilité dans les zones frontalières birmanes, la Junte publia dans le Myanmar Times un court article couvrant favorablement la visite qu’a rendu le Dallai Lama à Taiwan.  Cet article tend à donner de la crédibilité à la thèse voulant que l’ampleur des différents entre les deux voisins soit en croissance.   « Certains experts avancent que la Junte aurait été piquée par le soutien tacite offert par la Chine aux rebelles et par son refus de fermer la frontière, ce qui aurait eut comme effet de leur couper les vivres ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Historiquement, d’autres facteurs tendent à expliquer la distance que &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Naypyidaw"&gt;Naypyidaw&lt;/a&gt; s’efforce de prendre face à son voisin chinois. La profonde méfiance qu’entretient la Birmanie à l’égard des ambitions politiques et territoriales de la Chine prend racine dans une forte aversion du régime face à toute intervention étrangère.  Dès le début des années 60, le gouvernement birman fait la promotion de la « Voie birmane vers le socialisme », une idéologie résolument « anti-étrangers », qui introduit le contrôle étatique de l'économie en nationalisant les entreprises privées.  Cette politique ciblait particulièrement les ressortissants indiens, chinois, anglo-birmans ainsi que les occidentaux. « Ces «étrangers» furent «encouragés» à partir. À la fin des années 1960, on estime que 100 000 chinois quittèrent la Birmanie en raison de discrimination généralisée. »  Encore aujourd’hui, les manuels scolaires birmans accordent une attention particulière aux invasions chinoises qui survinrent au XIIIe et XVIIIe siècle.  De façon plus générale, les leaders birmans ont toujours accordé une attention particulière à la souveraineté, à l’indépendance ainsi qu’à l’intégrité territoriale du pays.  En refusant le support économique et militaire des superpuissances de l’époque, la junte conservera une stricte &lt;a href="http://epress.anu.edu.au/myanmar02/pdf/ch06.pdf"&gt;neutralité&lt;/a&gt; tout au long de la guerre froide.  Le type de rapport qui caractérise aujourd’hui les relations Birmanie-Chine est aux antipodes de ces principes d’antan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une des raisons principales qui explique ce rapprochement se trouve dans l’isolement diplomatique qu’imposa l’Occident à ces deux nations à la fin des années 80.   Le coup d'état militaire, couplé au massacre d’étudiants en 1988 à Rangoon, ainsi que les événements de la place Tiananmen en Juin 1989 eurent comme effet de marginaliser drastiquement ces deux voisins à l’échelle internationale. Beijing sut profiter de cette occasion en or pour combler le vide stratégique qui la séparait de Rangoon.  Les sanctions économiques imposées par l'Occident ayant amplifié les difficultés économiques en Birmanie, la Junte décida de se rapprocher de Pékin, en focalisant principalement sur l’assistance militaire et économique.  C’est ce contexte de « mariage forcé » qui amène les militaires au pouvoir à demeurer très vigilants face à la puissance grandissante de la Chine.  D’ailleurs, ceux-ci tentent depuis déjà plusieurs années de minimiser son influence dans la politique intérieure birmane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce faire, à la fin des années 1990, la Birmanie adopta une stratégie visant à diversifier ses partenaires diplomatiques.  À titre de réussite dans ce sens, on peut mentionner le rapprochement avec l’Inde ainsi que la consolidation de ses liens avec les nations de l’Asie du Sud-est (ASEAN).  La Junte encourage aussi le Japon et d'autres états industrialisés, tels que Singapour et plusieurs pays de l’Union Européenne, à venir investir à Rangoon. Du point de vue birman, rejoindre l'ASEAN et le « Forum de Coopération Économique Bangladesh, Inde, Myanmar, Sri Lanka, Thaïlande »  signifie l’intégration à un réseau régional de coopération entre l'Asie du Sud et du Sud-est.  Ces rapprochements lui permirent de contrebalancer sa dépendance excessive envers la Chine.  Cependant, aujourd’hui encore, le niveau de subordination de la Birmanie à la Chine demeure très élevé.  Afin de s’en libérer et d’atteindre un niveau d’autonomie véritable, Naypyidaw devrait poursuivre la diversification de ses partenaires économiques en provenance de pays industrialisés afin d’attirer d’avantage d’investissements directs étrangers.  Du même coup, ces transferts de capitaux lui permettraient d’acquérir de nouvelles technologies et des compétences qui lui permettraient de surmonter les faiblesses structurelles à la source de ses retards économiques.  Il semble par contre présentement peu probable qu’un nombre signifiant de pays industrialisés soit intéressé à agir dans ce sens sans que le régime militaire n'entreprenne des réformes politiques qui introduiraient une certaine forme de démocratisation dans le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’engagement du gouvernement Birman à procéder à des élections démocratiques libres et justes en 2010 pourrait aller dans ce sens.  Ces élections permettraient à la junte de faire une pierre deux coups : s’attirer les bonnes grâces de l’occident tout en lui permettant d’unifier définitivement le pays.  De ce côté, cette promesse a déjà eu comme effet de créer des divisions au sein des groupes rebelles. En effet, suite à l’offre qui leur a été faite de participer aux élections en présentant des candidats, certains chefs de clans commencent à remettre en question leur position autonomiste dure.  Du côté de l’aile armée, la junte leur propose d’abandonner la lutte autonomiste pour rejoindre l’armée nationale dans ce qui deviendrait une nouvelle garde frontalière.   Bien qu’une majorité demeure suspicieuse à l’égard des intentions du gouvernement central et refuse de coopérer, le programme du gouvernement représente un pas en avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que timide, ce pas vers la démocratie vient éveiller une nouvelle crainte à Pékin, celle de voir Naypyidaw basculer dans le camp US.  Ce changement viendrait modifier drastiquement la balance des pouvoirs en Asie.   Suite à la &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200908/13/01-892261-mission-inedite-dun-senateur-americain-en-birmanie.php"&gt;visite du sénateur américain Jim Webb&lt;/a&gt; en Birmanie à la mi-août 2009, les spéculations sur l’amélioration des relations États-Unis-Birmanie vont bon train.  Le sénateur Webb a pu rencontrer la chef de l'opposition Aung San Suu Kyi dans sa résidence surveillée.  Il s’est aussi entretenu avec le président Than Shwe, pour ce qui fut la première réunion du général avec un haut responsable politique étasunien.   La visite fut suivie par un article pleine page dans le journal d’état soulignant les espoirs qu’entretenait la Junte de pouvoir améliorer les relations bilatérales et d’amoindrir les désaccords entre les deux pays.  Cette semaine, c’était au tour de la Maison Blanche de permettre au ministre birman des affaires extérieures de venir en &lt;a href="http://www.reuters.com/article/politicsNews/idUSTRE58L0H920090922"&gt;visite aux États-Unis&lt;/a&gt;.  Alors que les sanctions imposées par l’occident au Régime ont faillit à introduire des changements significatifs dans la direction des affaires intérieures du pays, l’administration du président Obama est présentement en train de redéfinir sa politique en Birmanie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Partenaires essentiels&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un point de vu quantitatif, les échanges entre la Birmanie et la Chine sont inégales et asymétriques.  &lt;a href="http://ir.ide.go.jp/dspace/bitstream/2344/152/1/ARRIDE_Discussion_No.66_kudo.pdf"&gt;Par exemple&lt;/a&gt;, seulement que 5% des exportations birmanes se dirigent vers la Chine, alors que 34% de ses importations proviennent de ce même pays.  Pour combler ce déficit économique, Pékin fournit des armes à la Junte, la défend dans les forums internationaux et lui sert de banquier.  De ce point de vue, leurs relations semblent réciproques et mutuellement bénéfiques.  La façon dont la Junte semble désobéir à Pékin dans le dossier du conflit nord frontalier laisse cependant croire que Naypyidaw soit de moins en moins satisfait des termes de leur entente et soit tenté de redistribuer les cartes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Trop important pour la Chine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La Birmanie est importante pour la Chine à cause de son emplacement stratégique à la jonction de l'Asie du Sud, de l’Asie de l’Ouest et de l’Océan Indien.  Sa collaboration avec la Birmanie permet d’assurer sa présence dans l'océan Indien et ainsi atteindre son objectif à long terme &lt;a href="http://www.irrawaddy.org/article.php?art_id=15268"&gt;« des deux océans »&lt;/a&gt;. De plus, un lien entre la Chine et la Birmanie est stratégiquement utile pour la Chine afin de contenir l'influence de l'Inde en Asie du Sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Économiquement, la Birmanie est considérée comme un acteur essentiel dans la volonté de la Chine de combler l’immense disparité de richesses qui sépare les zones côtières de celles de l'intérieur.  La Birmanie représente un partenaire de première importance pour le développement des provinces de l'intérieur, en particulier du Yunnan et du Sichuan. Promouvoir le développement économique des provinces du Centre et de l’Ouest de la Chine constitue un objectif primordial de Pékin depuis le lancement de la campagne &lt;a href="http://www.blogger.com/www.chinawest.gov.cn/english"&gt;« Go West »&lt;/a&gt;, lancé en 2000.  La campagne vise à éliminer la pauvreté et à réduire l'écart économique entre les provinces côtières de la Chine et celles du Centre et de l’Ouest en moins de 50 ans. « Parmi les pays de l'ASEAN,  la Birmanie est actuellement le plus grand partenaire commercial du Yunnan. En 2008, le volume commercial entre le Yunnan et la Birmanie atteignait 1,19 milliard de dollars, presque la moitié du volume total des échanges entre la Chine et la Birmanie. »   La Birmanie possède d’immenses réserves encore inexploitées de pétrole, de gaz, de bois ainsi que des minéraux et des pierres précieuses.  Les investissements chinois dans le pays focalisent essentiellement sur l'énergie ainsi que les ressources naturelles dont la Chine a crucialement besoin afin d’alimenter l’industrialisation du pays.  Selon un &lt;a href="http://english.aljazeera.net/business/2009/07/200971633541548833.html"&gt;récent rapport&lt;/a&gt;, « la Chine serait impliquée dans au moins 90  projets miniers, hydroélectriques, pétroliers et gaziers à travers le pays. Ces projets incluent la construction de barrages hydroélectriques ainsi que d’un gazoduc visant à transporter du gaz et du pétrole du sud du pays jusqu’au Yunnan, en Chine. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce pipeline est construit afin de développer une nouvelle voie pour les livraisons de carburant provenant de l'Océan Indien,  permettant ainsi d’éviter le détroit de Malacca, à travers duquel plus de 70 pour cent du pétrole et du gaz chinois transit. Selon plusieurs analystes chinois, une trop grande dépendance envers le détroit pose deux menaces: la piraterie et le terrorisme maritime dans la région ainsi que la possibilité, en cas de conflit, de voir le détroit complètement fermé par des forces belligérantes.  Les États-Unis sont, bien entendu, pressentis comme ennemi potentiel, mais la Chine n’écarte pas non plus la possibilité que de plus petits états s’engagent dans cette direction.  Le cas du Viet-nam, avec qui la Chine entretient des disputes à propos de la souveraineté sur plusieurs îles en mer de Chine, est occasionnellement cité.  En effet, il ne suffirait que de quelques&lt;a href="http://mil.news.sina.com.cn/2009-05-19/1031552241.html"&gt; sous-marins vietnamiens&lt;/a&gt; pour venir assoiffer l’empire du milieu. En plus du pipeline, afin de réagir à cette menace, la Chine a développé des installations portuaires dans plusieurs villes.   Celles-ci partent de la mer de Chine du Sud, passent à travers le détroit de Malacca pour déboucher sur l'océan Indien, jusqu’au golfe Persique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté birman, le bilan de la coopération avec la Chine est mitigé.  En fait, il semble de plus en plus clair que le rapprochement entre ces deux pays n’a pas réussi à développer significativement l’économie et la base industrielle du pays.  La coopération économique avec la Chine soutient le régime, mais n’a qu’un impact limité sur la croissance du pays.  En fait, certains analystes commencent à souligner que le développement économique de la Birmanie ne va tout simplement pas de pair avec une coopération étroite avec la Chine.  Pour la Birmanie, plusieurs portes semblent vouloir s’ouvrir à l’horizon.  L’acteur le plus susceptible de faire compétition avec la Chine pour l’accès aux ressources birmanes demeure sans aucun doute l’Inde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’Inde&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu son abondance en ressources naturelles et son importance en terme de géostratégie, pour la Junte au pouvoir, ce ne sont pas les partenaires de rechange qui manquent.  Le concurrent le plus sérieux est définitivement l’Inde.  L’Inde, qui avait jadis été tentée de jouer de son influence pour amener une certaine libéralisation en Birmanie, a depuis longtemps abandonné ses différences idéologiques pour des considérations plus pragmatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stratégiquement, l’Inde voit en son voisin birman un partenaire clef pouvant l’aider à contenir l’influence grandissante de la Chine en Asie du Sud.  Le pays est aussi une carte maitresse au cœur de la stratégie indienne  &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Look_East_policy"&gt;« Look East Policy »&lt;/a&gt;, qui vise à créer un rapprochement substantiel entre l’Inde et l’Asie du Sud-Est.   En avril 2008, les deux pays signèrent une entente évaluée à &lt;a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/south_asia/7327755.stm"&gt;120 millions&lt;/a&gt; de dollars visant à améliorer les voies de communication le long de la &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Kaladan_River"&gt;rivière Kaladan&lt;/a&gt;  et à rénover le port de Sittwe.    Une fois terminé, les navires de la province du littoral de l'Inde « Mizoram » seront en mesure de naviguer directement vers Sittwe, ouvrant ainsi une nouvelle route commerciale pour les produits indiens vers l’Asie du Sud Est, contournant le Bangladesh.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Inde a également &lt;a href="http://www.janes.com/news/security/capabilities/jdw/jdw080111_1_n.shtml"&gt;vendu des armes&lt;/a&gt; au gouvernement birman et s'est impliqué dans divers domaines tels que l'agriculture et les télécommunications.  Cette coopération a permis à l’Inde de s’assurer le support de la Junte dans la lutte qu’elle mène contre les rebelles dans le Nord-est du pays.  L’Inde se montre aussi particulièrement agacée par la présence grandissante de la marine chinoise dans l’océan indien, qu’elle considère comme une de ses zones traditionnelles d’influence.  En plus de venir contenir l’expansion de la Chine dans cet océan, un rapprochement avec la Junte  fournirait une porte de sortie autant terrestre que maritime à ses provinces du Nord-est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Lu GuangSheng, professeur en relations internationales à l’université du Yunnan à Kunming, la Junte aurait acquiescé aux demandes de Pékin d’attendre la fin des célébrations du 60ième anniversaire de la Nouvelle Chine pour mener à terme ses ambitions dans le Nord du pays.  Le blocage médiatique imposé par la Chine laisse croire que Naypyidaw n’aurait probablement pas l’intention de modifier sa stratégie d’intervention pour cette partie de son pays. L’envoi par la Chine d’imposantes forces armées à la frontière, pour éviter que le conflit ne déborde en territoire chinois, comme ce fut le cas au début du mois, pourrait aussi aller dans ce sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre les intérêts à court terme, il semble que la seule raison qui explique que la Chine n’a pas réagi plus vigoureusement afin de remettre son valet à l’ordre, soit qu’elle n’en a tout simplement pas les moyens, qu’elle ne pouvait pas risquer de voir Naypyidaw glisser hors de son orbite.  Bien qu’il semble que quoi qu’il en soit, la Junte soit désireuse de prendre ses distances face à son voisin nordique,  une réaction trop vive de la part de Pékin n’aurait fait qu’amplifier ce phénomène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Hudon à Kunming&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-5983176673432164622?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/5983176673432164622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=5983176673432164622&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/5983176673432164622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/5983176673432164622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/10/ce-que-les-affrontements-dans-le-nord.html' title='Ce que les affrontements dans le Nord nous révèlent à propos des relations Chine-Birmanie'/><author><name>Simon Hobeila</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09748740904447235746</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_hENxN2x5JnQ/Sgo1fE5ClHI/AAAAAAAAAAc/mFauSKe2I-4/S220/_MG_1776_portrait+coup%C3%A9+en+deux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-2433201574389099021</id><published>2009-10-08T07:15:00.003-04:00</published><updated>2009-10-08T10:32:54.255-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Expo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Olympiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Montréal'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Beijing'/><title type='text'>L’herbe n’est pas toujours plus verte à Pékin</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.clearwisdom.net/emh/article_images/2006-4-16-beijing-greengrass.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 296px; height: 206px;" src="http://www.clearwisdom.net/emh/article_images/2006-4-16-beijing-greengrass.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;Du 21 au 24 février 2001, Pékin recevait la visite officielle des membres de la commission d'évaluation du Comité international olympique (CIO) afin d’apprécier la candidature de la ville aux Jeux Olympiques de 2008.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’était faite belle pour l’occasion, malgré une fin d’hiver prise de smog et une température froide. J’ai encore en tête les clips télé montrant les travailleurs d’entretien de la ville affairés à balayer les rues et surtout, à peinturer à l’aérosol la pelouse de la ville pour lui donner un bel éclat vert. Peu importe les saisons, peu importe les éléments, la pelouse sera verte pour la visite du CIO!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les reporters et autres commentateurs étrangers n’avaient pas manqué de soulever ce point. Le traitement était tantôt cocasse (de style, « Ils sont fous ces Chinois !»), tantôt hargneux.  Certains n’avaient pas hésité non plus à en faire une métaphore de la gestion que faisait le gouvernement de la situation des droits de l’homme et autres choses qu’il tentait de soi-disant cacher au CIO.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, un traitement médiatique classique en son genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pendant ce temps, plusieurs années plus tôt...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il y a de cela quelques semaines, je regardais&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Tout le monde en parlait&lt;/span&gt; à Radio-Canada, cette émission qui plonge dans les archives de la société d’état pour nous faire revivre des événements marquants de l’histoire du Québec. L’épisode en question portait sur l’Exposition universelle de 1967 tenue à Montréal. Et on y rapportait un fait plutôt cocasse, &lt;a href="http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=2497,3088440&amp;amp;_dad=portal&amp;amp;_schema=PORTAL"&gt;corroboré&lt;/a&gt; par le Centre d'histoire de Montréal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Expo de Montréal a été inauguré en avril. Vous qui connaissez nos fraîches températures printanières et qui savez la verdure plus que timide en ce temps de l’année, vous devinez ce qu’on a fait? Je vous le donne en mille :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« La tourbe de la Place des Nations, lieu des cérémonies d'ouverture, n'avait pas eu le temps de verdir en ce mois d'avril un peu frisquet de 1967. C'est alors que le jeune horticulteur en chef, Pierre Bourque, eut l'idée de peindre la pelouse d'un beau vert printanier pour les cérémonies d'ouverture! »*&lt;/blockquote&gt;Quand on sait l’amour de Pierre Bourque pour la Chine et les bonnes relations qu’il y a entretenues plus tard à titre de maire de la ville (de 1994 à 2001), c’est à se demander s’il n’a pas personnellement révélé son truc aux Chinois!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simon Hobeila à Montréal&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;*Cette citation est tirée de cette &lt;a href="http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_dad=portal&amp;amp;_pageid=2497,3090612&amp;amp;_schema=PORTAL"&gt;page&lt;/a&gt; du Centre d’histoire de Montréal sur l’Expo 67.  On y apprend entre autres que plusieurs tonnes de DDT ont été répandues dans le St-Laurent pour combattre la prolifération des « mannes » et que la Ville créa l'Office de l'Embellissement de Montréal pour cacher ses taudis. Comme quoi les Olympiques, plus ça change, plus c'est pareil.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-2433201574389099021?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/2433201574389099021/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=2433201574389099021&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/2433201574389099021'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/2433201574389099021'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/10/lherbe-nest-pas-toujours-plus-verte.html' title='L’herbe n’est pas toujours plus verte à Pékin'/><author><name>Simon Hobeila</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09748740904447235746</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_hENxN2x5JnQ/Sgo1fE5ClHI/AAAAAAAAAAc/mFauSKe2I-4/S220/_MG_1776_portrait+coup%C3%A9+en+deux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-2642232141699359189</id><published>2009-10-01T11:21:00.003-04:00</published><updated>2009-10-01T11:29:16.710-04:00</updated><title type='text'>"À 60 ans, mon oreille se pacifia"</title><content type='html'>Dans &lt;em&gt;Les Entretiens de Confucius&lt;/em&gt;, on trouve les réflexions autobiographiques suivantes du sage:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;“A quinze ans, ma volonté s'appliquait à l'étude, à trente ans je m’étais affirmé, à quarante ans délivré du doute, à cinquante je connaissais le décret du Ciel, à soixante, mon oreille se pacifia et à soixante-dix ans, suivant les désirs de mon cœur, je n'enfreignais plus aucune règle”.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maître évoque dans ces propos un projet personnel de perfectionnement intellectuel et surtout moral, sensé se poursuivre tout au long de la vie d’un homme.  Le parcours d’une nation est tout autre.  Ceci étant, il n’est pas sans intérêt, à l’occasion du 60e anniversaire de la République Populaire de Chine, de réfléchir sur l’histoire du régime à la lumière des jalons posés par Confucius.  Peut-on dire qu’à 60 ans, la RPC a « l’oreille pacifiée, » en d’autres mots qu’elle est sûre du chemin qu’elle a pris au point de ne plus avoir à « écouter » ailleurs?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier point à souligner, la Chine a moins 60 ans aujourd’hui que deux fois 30, tellement la rupture entre la période maoïste et celle des réformes qui l’ont suivi est grande.  Si les China-watchers occidentaux évoquent souvent la Chine maoïste dans les portraits qu’ils brossent de la Chine actuelle, en réalité l’histoire de la Chine sous Mao Zedong renvoie aux drames du 20e siècle—la montée puis le déclin de l’impérialisme, le spectre des deux grandes guerres, l’émergence de « l’état mobilisateur » (l’Allemagne sous Hitler, l’URSS sous Staline) et du « nationalisme révolutionnaire » (en Chine et au URSS, entre autres), et surtout les pressions issues de la guerre froide.  La Chine maoïste se résume largement : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   --au rejet du capitalisme et de la démocratie libérale occidentale, associé aux projets révolutionnaires qui visaient à la fois la société et l’individu; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   --à une mobilisation stalinienne de la main d’œuvre pour faire rapidement de la Chine une superpuissance (et donc la protéger du méchant Occident); &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  --et au pouvoir personnel du grand timonier, qui lançait trop souvent la Chine entière dans des projets utopiques (le Grand bond en avant, la Révolution culturelle), projets qui, après coup, semblent avoir été des caprices non seulement profondément égoïstes mais aussi désastreux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Mao Zedong et son époque sont parfois évoqués en Chine avec une certaine nostalgie aujourd’hui, il y a en réalité très peu de Chinois qui désirent retourner à l’atmosphère de crise et mobilisation perpétuelles, de sacrifice sans fin, et d’incertitude, voire de terreur, qui a marqué l’ère Mao.  Au lieu de « s’affermir » à 30 ans, la Chine de Mao Zedong s’est effondrée, un fait reconnu—si tacitement—à la fois par le régime actuel et le peuple chinois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune adulte qu’est la Chine des réformes est-il davantage « affermi » à 30 ans que son prédécesseur?  La plupart des observateurs occidentaux répondront « non », en soulignant l’écart entre son économie, qui se développe à grands pas, et son gouvernement, qui lui traîne la patte lorsqu’il s’agit de joindre les rangs des régimes démocratiques.  Fiers de leur succès, beaucoup de Chinois rejettent cette vision trop déterministe mais ne sont pas pour autant unanime quant au caractère que la Chine devrait revêtir à l’avenir.  Signe de bonne santé, les Chinois débattent de plus en plus ouvertement, par l’entremise de la blogosphère, sur les questions politiques, les partisans de la démocratie s’affrontant aux nouveau Confucéens et aux gens de la nouvelle gauche.  Au sein du gouvernement, il y a consensus autour de « stabilité et croissance », mais les chercheurs rattachés aux thinktanks à Beijing s’inspirent plus du modèle scandinave que de celui du Venezuela de Chavez.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant qu’historien, au-delà des questions d’anniversaires et d’identités, je suis frappé surtout par certaines continuités entre la société chinoise contemporaine (surtout la société urbaine) et celle avant l’ère maoïste.  Le triomphe de Mao et sa révolution a trop longtemps monopolisé l’attention des historiens, de sorte que l’histoire du 20e siècle en Chine se résume souvent au seul drame du mouvement communiste.  Or comme le souligne le sinologue suisse, Frank Dikötter, dans son volume récent, &lt;em&gt;The Age of Openness, China before Mao &lt;/em&gt;(Berkeley, 2008), la Chine de la première moitié du 20e siècle était ouverte au monde et en pleine mutation sur des plans n’ayant pas de lien direct avec le communisme ou la révolution.  L’éducation occidentale était déjà très à la mode en Chine et, comme maintenant, les parents qui avaient les moyens envoyaient leurs enfants étudier à l’étranger.  Les artistes, écrivains, et chercheurs chinois étaient alors pleinement branchés sur les mouvements internationaux.  Certaines villes chinoises revêtaient déjà un caractère cosmopolite et international.  La présence et l’influence de la communauté missionnaire (surtout protestante) était très marquée tant sur le plan religieux que celui d’activités caritatives.  Si cette présence fut contestée par certains, elle a été accueillie les bras ouverts par d’autres, d’où les racines de l’engouement pour le protestantisme en Chine aujourd’hui.  La montée du qigong et Falun Gong dans les années 1980 et 1990 rappelle l’engouement pour les nouveaux mouvements religieux à caractère néotraditionnel—appelés « sociétés rédemptrices » par les chercheurs—qui a emballé des dizaines de millions de Chinois au cours des années 1920, 1930 et 1940.  Le renouveau religieux en cours en Chine depuis 30 ans est plus facile à comprendre en tant que reprise d’un mouvement amorcé au cours de la période républicaine que comme réaction aux excès du communisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, la société chinoise de la première moitié du 20e siècle s’ouvrait au monde dans l’espoir de trouver de quoi remplacer la tradition confucéenne qui ne fonctionnait plus.  La société chinoise de nos jours s’ouvre au monde dans l’espoir de trouver de quoi remplacer la tradition maoïste qui ne fonctionnait plus.  À la lumière de ceci, l’époque maoïste fait figure de rupture, d’interruption qui a retardé la maturation d’une société qui se veut à la fois chinoise et moderne.  Espérons que le régime communiste, qui fête aujourd’hui ses 60 ans, et sur lequel certains vestiges du maoïsme continuent à peser, aura la sagesse de son âge et permettra au peuple chinois de grandir à son gré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Ownby, à Montréal&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-2642232141699359189?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/2642232141699359189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=2642232141699359189&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/2642232141699359189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/2642232141699359189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/10/60-ans-mon-oreille-se-pacifia.html' title='&quot;À 60 ans, mon oreille se pacifia&quot;'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-8437278174377661822</id><published>2009-09-30T10:31:00.003-04:00</published><updated>2009-09-30T13:24:12.822-04:00</updated><title type='text'>Cadeau d’anniversaire pour les abonnés de China Mobile</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SsNsOx0nFuI/AAAAAAAAAEY/DXs1KHERsJg/s1600-h/4581chan1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SsNsOx0nFuI/AAAAAAAAAEY/DXs1KHERsJg/s400/4581chan1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5387268580413216482" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cadeau surprise pour les 500 millions abonnés de China Mobile, compagnie géante de télécommunications chinoise, à l’occasion du 60 anniversaire de la République populaire de Chine:  sans préavis, la compagnie a remplacé le ringtone ordinaire sur tous les cellulaires par la chanson patriotique “Mon pays bien aimé,” nouvelle toune de…Jackie Chan.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À prévoir l’été prochain:  Fido, Céline Dion, et “Ô Canada.”  Vive le modèle chinois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Ownby à Montréal&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-8437278174377661822?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/8437278174377661822/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=8437278174377661822&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/8437278174377661822'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/8437278174377661822'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/09/cadeau-danniversaire-pour-les-abonnes.html' title='Cadeau d’anniversaire pour les abonnés de China Mobile'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SsNsOx0nFuI/AAAAAAAAAEY/DXs1KHERsJg/s72-c/4581chan1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-8366742749323261077</id><published>2009-09-29T00:05:00.027-04:00</published><updated>2009-10-01T10:45:01.531-04:00</updated><title type='text'>Un 60ème anniversaire pas si réjouissant finalement</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/__-P0S7OydLM/SsHy0qhkQxI/AAAAAAAAABM/M2ncQw8GiKQ/s1600-h/image-15035-panoV9free-zhuv.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386853615894020882" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 154px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/__-P0S7OydLM/SsHy0qhkQxI/AAAAAAAAABM/M2ncQw8GiKQ/s320/image-15035-panoV9free-zhuv.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un 60ème anniversaire pas si réjouissant finalement: la crise de la soixantaine?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On parle beaucoup des festivités entourant le 60ème anniversaire de la Chine ces jours-ci. À Hong Kong, mes amis discutent du restaurant avec la meilleure vue pour assister aux feux d'artifice, de la meilleure fête de fin de soirée pour célébrer, etc. Le 60ème anniversaire ne semble qu'être une autre de ces belles occasions pour célébrer pour des gens de tous acabits, de toute provenance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, un anniversaire ne se résume jamais uniquement à une célébration. Plus souvent qu'autrement, il amorce une période de constat et d'autocritique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’édition de cette semaine du Time Magazine (5 octobre 2009) (&lt;a href="http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,1925817,00.html"&gt;lire l'article complet&lt;/a&gt;), l’architecte chinois &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Ai_Weiwei"&gt;Ai Weiwei&lt;/a&gt; signe un pamphlet bien senti sur l'état de la Chine actuelle. Ai Weiwei est l’un des personnages publics chinois les plus intéressants, colorés mais aussi courageux de la Chine d'aujourd'hui. Il combine une carrière internationale remarquable dans le milieu des arts à une bataille publique acharnée contre les excès du gouvernement chinois. Son arme de choix: l'internet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ai Weiwei naît en 1957 dans une famille de lettrés chinois. Son père, le poète Ai Qing, est envoyé en exil au Xinjiang vers la fin des années 50. La famille revient finalement dans la capitale, où Ai Weiwei complètera ses études artistiques. En 1983, il quitte pour les États-Unis où il poursuit sa carrière d'architecte et d'artiste visuel. Il reviendra finalement vivre en Chine au début des années 90. Dans les années 90, Ai Weiwei joue un rôle de leader au sein de la communauté artistique pékinoise et fonde avec ses copains un genre de commune de création artistique à l'Est de Pékin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Omniprésent sur la blogosphère (&lt;a href="http://www.socialtext.net/cdt/index.cgi?blogger_profile_ai_weiwei"&gt;voir son profil de blogueur&lt;/a&gt;), Ai Weiwei est un avant-gardiste des nouveaux médias. Il a un site officiel, plusieurs &lt;a href="http://www.bullogger.com/blogs/aiww/"&gt;blogs personnel&lt;/a&gt;s (le plus lu en Chine et dans le monde selon lui), un &lt;a href="http://twitter.com/aiww"&gt;compte twitter&lt;/a&gt; et suscite suffisamment d'intérêt pour être fréquemment discuté et cité par d'autres blogueurs sinophones et anglophones. À l'heure actuelle, cependant, les moyens de communication de prédilection de Ai Weiwei ne sont plus accessibles de la Chine ou fermés. (À ce sujet, lire &lt;a href="http://chinadigitaltimes.net/2009/05/ai-weiweis-blog-closed/"&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus de ses interventions personnelles, Ai Weiwei est devenu l'un des personnages publics les plus interviewés des dernières années. On peut voir des exemples &lt;a href="http://www.arte.tv/fr/2662690.html"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=ut1_hiG3ANA"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/__-P0S7OydLM/SsHrE7hP9lI/AAAAAAAAABE/Jc7bHeVTurs/s1600-h/Img214217905.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386845099240978002" style="WIDTH: 296px; CURSOR: hand; HEIGHT: 176px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/__-P0S7OydLM/SsHrE7hP9lI/AAAAAAAAABE/Jc7bHeVTurs/s320/Img214217905.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réussite professionnelle d'Ai Weiwei évoque à elle seule la réussite des réformes économiques et des politiques d'ouverture qui permirent à plusieurs jeunes Chinois talentueux de se faire connaître à l'extérieur des frontières chinoises. Le symbole de la réussite de l'artiste siège maintenant au centre de Pékin. En effet, Ai Weiwei est le concepteur du superbe stade en nid d’oiseau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La fameuse lettre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ai Weiwei souligne d'entrée de jeu les avancées économiques de la Chine au cours des 60 dernières années. Cependant, comme il le rappelle, tout n'est pas gagné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« As we mark how far China has come in the past 60 years, it’s also worth noting how far the country has yet to go.”&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime beaucoup la façon avec laquelle Ai Weiwei amène sa critique. Trop souvent, des observateurs de la Chine privilégient une analyse tranchée oscillant entre "La superpuissance chinoise est tellement dynamique et plus stable que jamais" et "Tout va de mal en pis en Chine". Ici, il critique sans tomber dans l'extrême.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ai Weiwei rappelle l'idéalisme de la révolution communiste chinoise, la contrastant à l'état des choses actuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« When the communists were fighting for control of the nation in the 1930s and 40s, they promised democracy, a free press and an independent judicial system. Six decades after they came to power, none of those exist.” &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mémoire de la terrible destinée de la famille Ai, contrainte à l'exil au Xinjiang à la fin des années 50 est utilisée par Ai Weiwei comme une représentation des excès de l'histoire révolutionnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ai Weiwei poursuit sa critique en rappelant la persistance des injustices en Chine actuelle. Il discute alors des scandales entourant le tremblement de terre au Sichuan en 2008. Plusieurs familles reprochent aux gouvernements locaux d'avoir varlopé la construction des écoles ne respectant pas les codes de sécurité en vigueur. En d'autres termes, elles les accusent d'être ainsi responsables de la mort de leurs enfants et réclament compensation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faisant la sourde oreille, le gouvernement chinois avait alors interdit à tout ressortissant chinois d'accepter des interviews avec la presse étrangère. Tan Zuoren, unblogueur du Sichuan, s'est alors fait le porte-parole de la colère des victimes du tremblement de terre. (Tan Zuoren peut assurément être vu comme l'un des participants des weiquan yundong, mouvement pour les droits civils déjà discuté dans ce blogue.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mars 2009, il est arrêté et accusé de subversion du pouvoir étatique. Son crime: avoir "sali" la réputation de la Chine en colportant de fausses informations au sujet des malversations entourant la construction des écoles. (au procès de Tan, on l'accusa aussi d'avoir reçu des courriels de Wang Dan, "élément anti-révolutionnaire" et d'avoir tenté d'organiser un événement de commémoration pour le 4 juin)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors du procès de Tan Zuren, Ai Weiwei se rend à Chengdu pour témoigner. Il est alors brutalement reçu par les forces policières locales. Selon son propre aveu, la rudesse de l'altercation est la cause de sa récente hospitalisation en Allemagne au début du mois de septembre. Voir une photo récente &lt;a href="http://dailydujour.com/2009/09/27/news-ai-weiwei-posts-hospital-pics-on-twitter/"&gt;ici. &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, ce qu'Ai Weiwei décrie est le manque de responsabilisation du gouvernement chinois et son refus d'accepter ses torts. Il réclame une prise en charge de l'État des victimes du Sichuan. Selon lui, le cas du Sichuan et celui de l'arrestation de Tan Zuoren ne sont que des exemples de l'état des choses en Chine. Par la même occasion, il décrie aussi la façon indigne avec laquelle il a été traité par les autorités (violence) alors qu'il assistait au procès à titre de témoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que réclame Ai Weiwei ultimement? Comment perçoit-il le futur de la Chine?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;" What I’m talking about is nothing revolutionary like the democracy that the Communist Party once promised. It is the fundamental matter of protecting one’s individual dignity."&lt;/strong&gt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ai Weiwei conclue son article en incitant les citoyens chinois à réclamer en ce 60ème anniversaire, une responsabilisation des têtes dirigeantes de leurs erreurs. Plus provocateur encore, Ai Weiwei prédit alors la chute prochaine du régime:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"It is about demanding answers and accountability from one's government. If Chinese citizens do that, then this 60th anniversary will not just be about the Party congratulating itself. It will be the final hurrah of a dying system."&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tel témoignage (signé d'Allemagne cette fois) n'aurait certes pas pu être rendu par un résident de la Chine il y a 10 ans. Une plus grande flexibilité de la surveillance étatique a favorisé une certaine forme de liberté d'expression en Chine. De plus, Ai Weiwei est un peu un intouchable de la communauté chinoise. Trop connu pour être enfermé à clé, trop têtû pour monnayer son silence, il est l'une des voix les plus vibrantes des petits et grands malheurs de la vie quotidienne chinoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Valérie Nichols, à Hong Kong&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-8366742749323261077?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/8366742749323261077/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=8366742749323261077&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/8366742749323261077'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/8366742749323261077'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/09/un-60eme-anniversaire-pas-si.html' title='Un 60ème anniversaire pas si réjouissant finalement'/><author><name>Valérie Nichols</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08532974818218468276</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__-P0S7OydLM/SsHy0qhkQxI/AAAAAAAAABM/M2ncQw8GiKQ/s72-c/image-15035-panoV9free-zhuv.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-5497794901994328505</id><published>2009-09-19T14:26:00.009-04:00</published><updated>2009-09-19T15:01:26.753-04:00</updated><title type='text'>Célébration socialiste Sino-Nord-coréenne à Chengdu</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SrUlGAQxveI/AAAAAAAAAEA/fL-DjC84GbQ/s1600-h/flag.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 250px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SrUlGAQxveI/AAAAAAAAAEA/fL-DjC84GbQ/s400/flag.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5383249714671107554" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;Le nucléaire est mis à l’écart pour faire place à la culture&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fut un temps où seul le divertissement à forte teneur patriotique était permis en Chine.  À cette époque, "La petite vendeuse de fleurs" (卖花姑娘) , opéra nord-coréen, plus tard adapté en film, faisait fureur au sein de l’empire du milieu.  Côté récréation, 30 ans après les réformes économiques mises de l’avant par Deng Xiaoping, la situation est méconnaissable. Aujourd’hui, l’art nord-coréen a presque totalement disparu en Chine.  Lorsque que la nouvelle de la venue de l’Orchestre Cinématographique Nationale Nord-Coréen vint à nous à Kunming, les 24 heures de train qui nous séparaient de Chengdu n’arrivèrent pas à calmer notre enthousiasme.  Dans &lt;a href="http://ent.sina.com.cn/y/2009-07-28/05452627541.shtml"&gt;50 ans d’existence&lt;/a&gt;, l’orchestre n’avait jamais quitté sa terre natale.  La Chine semblait tout désignée pour célébrer ce baptême international.  Pour la modique somme de 62 dollars canadiens, d’excellentes places au parterre nous attendaient pour ce moment qui promettait d’être pour le moins… bouleversant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le succès retentissant connu à Beijing, une ville moderne, ouverte sur le monde, où le salaire moyen se situe dans les normes de certaines grandes villes occidentales, nous étions curieux de voir comment les Chinois pouvaient regarder ce pays qui demeure l’un des plus fermés du monde, où l’utilisation du terme « totalitaire » pour qualifier sa gouvernance ne semble pas exagérée.  Bien que la Corée du Nord ait établi des relations diplomatiques avec plus de 150 pays autour du globe, celles-ci demeurent souvent tendues, ambigües, pour ne pas dire tout simplement comateuses.  La Chine demeure incontestablement l’un des gouvernements les plus proches de Pyongyang.  Beaucoup plus que de simples relations diplomatiques, elle représente un allié historique vers laquelle la République populaire de Corée (RPC) se tourne régulièrement.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l’évidence, l’expérience culturelle allait dépasser de loin le simple aspect musical.  Dès notre arrivée, nous constatons un pourcentage anormalement élevé de voitures américaines, japonaises et européennes garées dans le stationnement.   Intéressant prélude à une soirée dédiée aux confrères révolutionnaires nord-coréens qui n’auront sans doute jamais la chance de posséder une voiture (produite par des pays impérialistes, de surcroît!). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième constatation, nous sommes les deux seuls « étrangers » à s’être déplacé pour l’événement. Ce fait a vite été remarqué par le reste de l’auditoire.  Suite à une avalanche de questions, une certaine politesse s’impose : « nous sommes passionnés par la Corée du Nord! », bien sûr!  Après une série de chansons à forte saveur anti-impérialiste, nous en venons peu à peu à remettre en question le caractère légitime de notre présence.  Après tout, entre 1950 et 1953,  le Canada envoya le &lt;a href="http://www.unac.org/peacekeeping/en/un-peacekeeping/fact-sheets/canadian-participation-in-un-peacekeepinga-chro/"&gt;3ième contingent en importance &lt;/a&gt;combattre en Corée.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SrUmu0NO1YI/AAAAAAAAAEI/2v3j0nnHvNI/s1600-h/orch.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 250px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SrUmu0NO1YI/AAAAAAAAAEI/2v3j0nnHvNI/s400/orch.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5383251515321275778" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grâce à des panneaux sous-titrés traduisant les paroles des chansons en chinois, nous étions à même de constater les quatre principaux thèmes revenant de façon récurrente : les beautés majestueuses du paysage nord coréen, l’éloge au maréchal Kim Jong Ill ou de son père, Kim Il Song (qui, même si décédé en 1994, demeure président "à vie" de la PRC), la fraternité Chine-Corée, ou encore la haine envers l’impérialisme.  Nos morceaux préférés furent définitivement ceux qui réussirent à regrouper ces quatre thèmes dans la même chanson.  L’un des moments les plus forts de la soirée fut une chanson dédiée aux volontaires chinois ayant combattu en Corée, évitant ainsi la vassalisation du nord de la péninsule à l’Empire.  Enorgueillis, plusieurs se levèrent pour suivre le rhythme avec enthousiasme en claquant des mains.  À travers ces instants glorieux, on arrivait presque à oublier la situation actuelle en Corée du Nord.  Est-ce que quelqu’un dans l’assistance avait pensé à comparer la Corée du Nord à n’importe quel autre pays du monde?  Comme Deng Xiaoping l’avait déclaré 30 ans plus tôt,  peu importe que le chat soit blanc ou noir, l’important c’est qu’il attrape les souris.  Intéressante réflexion lorsque l’on sait que, idéologie mise à part, le produit national brut per capita est de 27 600 USD (51ième rang) en Corée du Sud, de 6 000 USD en Chine (133ième), et de 1 800 USD en Corée du Nord (189ième).   Il n’est pas difficile de s’imaginer que Beijing ressemble aujourd’hui beaucoup plus à Séoul qu’à Pyongyang, en d'autres mots que les chats nord-coréens attrapent moins de souris...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que l’heure fût à la solidarité entre voisins socialistes, en restant réaliste, la Corée du Nord aurait tout avantage à délaisser un tant soit peu la rhétorique pour apprendre de ses camarades chinois. Depuis l’arrivée des réformes qui placèrent le pays sur les voies de la croissance accélérée en 1978, la Chine renoua ses liens diplomatiques avec les États-Unis en 1979, le Vietnam en 1991, la Corée du Sud en 1992.  De toute évidence, en politique, les ennemis d’hier sont souvent les alliés d’aujourd’hui.  Les Chinois sont, plus que quiconque, extrêmement conscients de l’importance des États-Unis comme partenaire économique, et non comme d’un ennemi impérialiste à annihiler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SrUnxfAXa0I/AAAAAAAAAEQ/sq10NMpWBz0/s1600-h/flag2.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 250px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SrUnxfAXa0I/AAAAAAAAAEQ/sq10NMpWBz0/s400/flag2.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5383252660681403202" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Chine, qui cherche à créer un climat de stabilité en Asie propice à perpétuer sa croissance économique,  est de plus en plus agacée par le dossier nucléaire nord coréen.  Sur ce point, la Chine est assise du même côté de la table que les États-Unis.  Il sera d’ailleurs intéressant de suivre le compte rendu du &lt;a href="http://af.reuters.com/article/worldNews/idAFTRE58728N20090908"&gt;sommet trilatéral &lt;/a&gt;qui sera bientôt tenu à Beijing entre la Chine, la Corée du Sud et le Japon.   Après l’annonce faite par le &lt;a href="http://story.northkoreatimes.com/index.php/ct/9/cid/08aysdf7tga9s7f7/id/542514/cs/1/"&gt;North Korean Times&lt;/a&gt;, qui affirmait que les leaders militaires nord-coréens étaient présentement prêts à procéder à un troisième test nucléaire à l’uranium enrichi, la position de Pyongyang risque de se retrouver au centre des discussions lors du sommet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, pour revenir au spectacle, tant d’enthousiasme pour cette célébration révolutionnaire socialiste réussit pleinement à nous faire revivre une autre époque. Toutefois, en sortant du stade, nous étions toujours à Chengdu, une des villes les plus prospères du centre de la Chine, dans un pays où le communisme a déroulé le tapis rouge à une économie de marché capitaliste. Alors que nous discutions avec un ami connu lors du concert des nombreux « longue vie à Kim Jong Ill » (万岁，万岁 金长日将军！) chantés tout au long du concert, celui-ci nous lança franchement : « Sacré dictateur, ce Kim Jong Ill!!! ».  Ces dernières paroles nous rassurèrent et nous rappelèrent que, bien qu’appréciant cette performance artistique leur rappelant la Chine des années 60, les Chinois sont loin d’être naïfs lorsqu’il est question de leur voisin nord-coréen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Laflamme et Charles Hudon, à Kunming&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-5497794901994328505?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/5497794901994328505/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=5497794901994328505&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/5497794901994328505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/5497794901994328505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/09/celebration-socialiste-sino-nord.html' title='Célébration socialiste Sino-Nord-coréenne à Chengdu'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SrUlGAQxveI/AAAAAAAAAEA/fL-DjC84GbQ/s72-c/flag.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-1041924167218704369</id><published>2009-09-18T02:05:00.004-04:00</published><updated>2009-09-21T13:19:03.256-04:00</updated><title type='text'>Comment devenir un universitaire tout-puissant dans la Chine post-Tiananmen: l’exemple du parcours de Wang Hui ou les cinq clés du succès</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un parcours sans faute au sein du système universitaire chinois, des séjours prolongés dans les institutions phares des États-Unis, une masse touffue de publications en anglais et en chinois, un rôle actif dans la vie intellectuelle chinoise ainsi qu’une plume qui ne laisse personne indifférent sauf les censeurs du parti communiste sont les clés du succès pour l’universitaire chinois d’aujourd’hui. Avis aux intéressés.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wang Hui (汪晖), professeur de littérature chinoise de l’université Tsinghua, s’intéresse aux différentes narrations de la modernité proposées par des penseurs chinois depuis la dynastie Song. Vous me suivez? Son auditoire cible se compose de jeunes étudiants férus de philosophie et de théoriciens occidentaux carburant aux nouvelles manifestations de la postmodernité. Pour la plupart des Chinois, Wang Hui n’est donc qu’un autre de ces illustres inconnus, un intellectuel à l’ego fort mais sans grande utilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paradoxalement, l’universitaire jouit d’une réputation enviable au sein de la communauté universitaire internationale. Selon la revue &lt;em&gt;Foreign Policy, &lt;/em&gt;Wang fait partie des &lt;a href="http://www.foreignpolicy.com/story/cms.php?story_id=4314"&gt;100 intellectuels publics les plus influents du monde en 2008&lt;/a&gt;. Pour donner un petit aperçu de la liste, Wang Hui y côtoie le philosophe montréalais Charles Taylor, l’écrivain à succès Malcom Gladwell qui vient de publier &lt;em&gt;The Outliers&lt;/em&gt; et le chef du parti libéral du Canada, Michael Ignatieff. Du côté chinois, certains reconnaitront l’économiste &lt;a href="http://economistsview.typepad.com/economistsview/2005/08/businessweek_in.html"&gt;Fan Gang&lt;/a&gt; et l’éditrice du très pertinent magazine d’affaires publiques Caijing &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Hu_Shuli"&gt;Hu Shuli&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, Wang Hui n’a pas de talk-show à la Oprah et fait très peu dans la vulgarisation. Il ne lie sa voix avec aucune victime de la dureté du régime (Hu Jia, Liu Xiaobo…). Bref, Wang ne fait ni dans le populaire, ni dans la dissidence. Il est avant tout un universitaire de première classe publiant incessamment sur une variété de sujets allant du scientisme à la problématique de l’indépendance tibétaine, de la philosophie de Kang Youwei aux conditions de simples ouvriers, le tout en se référant a des modèles théoriques complexes empruntées aux courants les plus progressifs de littérature comparée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La thèse que je soutiens ici est que la construction de l’influence universitaire en Chine est de plus en plus basée sur un système de méritocratie à l’Occidental. En tout état de cause, Wang Hui est un bon exemple d’un nouveau type d’intellectuel qui a émergé dans la Chine d’après 1978. Professionnellement consacré par son poste à Tsinghua et ses nombreuses reconnaissances nationales et internationales, Wang Hui a le parcours typé de l’universitaire convoité par les institutions universitaires chinoises :1) une formation partielle en Occident, préférablement aux États-Unis; 2) un rayonnement à l’étranger; tout en maintenant; 3) un rôle actif sur la scène intellectuelle en Chine continentale; 4) une ligne de pensée qui tout en demeurant critique de la situation présente, ne chamboule pas trop le parti et ne l’attaque pas de front; 5) une capacité à créer la polémique au sein de la communauté intellectuelle chinoise.&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Wang Hui nait en 1959 à Yangzhou dans la province du Jiangsu. Il débute sa formation universitaire dans sa province puis rejoint l’Académie chinoise des Sciences Sociales (CASS) de Pékin en 1985. Sous la direction de Tang Tao, grand spécialiste de littérature chinoise, il y complète un doctorat sur l’œuvre de Lu Xun. Durant ses années à Pékin, Wang explore différentes approches disciplinaires (histoire, philosophie, littérature) et se familiarise avec certaines théories occidentales (postmodernisme, postructuralisme). La communauté intellectuelle chinoise est alors en pleine ébullition et Wang Hui, comme ses camarades de classe, profitent avantageusement des nouvelles traductions disponibles sur le marché chinois. En 1988, il termine son doctorat et devient chercheur permanent du CASS, centre renommé de recherche en sciences sociales et en littérature. Durant le printemps 1989, il prend part aux démonstrations sur la place Tiananmen comme la plupart de ses collègues de la CASS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le massacre du 4 juin, une période de répression s’ensuit au sein de l’intelligentsia chinoise. Plusieurs jeunes chercheurs sont alors ouvertement critiqués pour leur attitude trop libérale. Un article de Wang Hui publié quelques mois plus tôt refait surface. On accuse le chercheur d’excès bourgeois. La rééducation est imminente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré un séjour forcé d’un an au Shaanxi, Wang réintègre facilement les cercles universitaires en 1991 et obtient l’année suivante, la très prestigieuse bourse de l’institut Harvard-Yenching en études chinoises. Il se rend alors à Harvard et à UCLA où il complète un post-doctorat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sera le début d’une série de séjours à l’étranger qui amènera Wang Hui à se familiariser davantage avec le milieu universitaire occidental. Voilà donc le deuxième ingrédient important à la montée d’influence d’un intellectuel chinois : sa capacité de transcender les frontières de la Chine et de participer à des débats qui dépassent les frontières linguistiques et territoriales chinoises. Durant les années 90 et le début des années 2000, Wang Hui participe à des conférences aux États-Unis, en Allemagne, en Angleterre, en France, à Singapour à Hong Kong et au Japon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rapidement, l’intérêt intellectuel qu’il suscite à l’étranger (à l’extérieur des réseaux de la sinologie) lui permet de publier dans des revues importantes de littérature comparée telles Social Text et Boundary2, deux publications de l’université Duke. En 2003, Harvard University Press publie deux de ses essais sous le titre China’s New Order. D’autres publications plus grand public emboitent le poids. &lt;em&gt;Le Monde diplomatique&lt;/em&gt; reproduit des versions écourtées de &lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2002/04/WANG/16310"&gt;ses essais phares&lt;/a&gt;. À l’automne 2006, le &lt;em&gt;New York Review of Books&lt;/em&gt; publie un long article sur Wang Hui le présentant comme &lt;a href="http://www.nytimes.com/2006/10/15/magazine/15leftist.html?ex=1318564800&amp;amp;en=964c5cc5b6db30bc&amp;amp;ei=5088&amp;amp;partner=rssnyt&amp;amp;emc=rss"&gt;the China’s New Leftist&lt;/a&gt;. Des journaux académiques à la presse plus grand public, la pertinence du travail de Wang Hui est saluée par les commentateurs non-Chinois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hyperactif en Chine&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Wang Hui ne dit cependant pas adieu à la scène intellectuelle chinoise. Malgré ses séjours prolongés à l’étranger, Wang Hui inonde les revues académiques et maisons de publication chinoises de ses nouvelles études. D’une part, Wang Hui demeurera jusqu'à ce jour, chercheur dans des institutions universitaires de Pékin. Il sera tour à tour chercheur à la CASS, puis à partir de 2002, professeur au département de littérature chinoise de l’université Tsinghua.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autre part, Wang Hui occupe un rôle de leader au sein de l'espace public. Parallèlement à sa carrière de chercheur, il fonde, avec deux amis spécialistes de littérature chinoise, un nouveau journal académique indépendant. &lt;em&gt;Xueren&lt;/em&gt; (Le savant) naît en 1991 avec comme visée la redécouverte du monde de la connaissance chinoise. L’engagement de ses éditeurs est évident : ils financent eux-mêmes en partie sa publication jusqu’à sa fermeture en 2001. Peu lu à l’extérieur des réseaux universitaires, la revue obtient tout de même un certain succès au sein de la communauté intellectuelle. Elle propose de longs articles touffus sur des questions pointues, bien loin de toute question politique sensible. Dès sa fondation, Xueren devient l’un des vecteurs de diffusion des études nationales (guoxue) en Chine. Elle offre un havre de réflexion pour plusieurs chercheurs toujours perturbés par la brutalité de 1989.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1996, Wang Hui est nommé éditeur d’une des revues de proue de la vie intellectuelle chinoise, &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.dushu.com/"&gt;Dushu&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (Lire 读书). Fondée en 1979, la revue a déjà vu une série d’illustres intellectuels à sa tête. Wang Hui a une ambition : faire de cette revue, un centre phare de la recherche académique (ce qu'elle n'est pas à l'époque) tout en préservant les éléments qui ont fait sa gloire : une plume élégante et soignée. Comment décrire Dushu? Non pas un journal académique, ni non plus un magazine d’actualité, elle ressemble à un croisement entre le &lt;em&gt;New York Review of Books&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Harper’s&lt;/em&gt; . Elle permet la publication d’articles sur des personnalités connues des cercles universitaires, mais regroupe aussi des articles plus pointus sur la philosophie, la sociologie, la littérature et l’économie. Sous la main de Wang Hui et de Huang Ping, son coéditeur, Dushu deviendra, durant la deuxième moitié des années 90, une avenue intellectuelle étiquetée nouvelle-gauche. En même temps, elle devient une revue de plus en plus lue. Wang Hui lui-même estime alors la circulation à plus de 100 000 examplaires. À la fin des années 90, l’éditeur et la revue ne sont devenus qu’un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2000, lorsqu’un prix de la fondation Li Kai-shing en collaboration avec la revue Dushu est attribué à Wang Hui, les langues se délient. (Pour une version complète de la saga, lire l'excellent article de Xu Youyu &lt;a href="http://www.blogger.com/www.usc.cuhk.edu.hk/wk_wzdetails.asp?id=3572"&gt;ici&lt;/a&gt;. L’apparence de conflit d’intérêts provoque des réactions moins qu’élogieuses dans différents médias électroniques qui accusent Wang Hui de profiter de son statut d’éditeur pour s’auto-octroyer un prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Comment peut-on faire partie du jury d’un prix et s’auto-nominer et finalement gagner ce même prix? « se demandent certains. «Quelle arrogance pour un critique de la corruption institutionnalisée de faire preuve de si peu d’éthique! «, décrient d’autres. Le rayonnement du travail de Wang Hui aux États-Unis est rapidement pris à parti. «Pourquoi remettre un prix censé reconnaître l’excellence d’universitaires chinois a un intellectuel qui n’y passe que la moitié du temps «, s’enrageant des jeunes blogueurs. Le scandale dérape rapidement en un procès d’intention. Le scandale s’estompe lentement, mais en évidence la difficile réalité intellectuelle chinoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’été 2007, lorsque les Presses Sanlian lui retirent son poste d’éditeur de Dushu, plusieurs se réjouissent de la fin du règne de celui qui avait apparemment dirigé la revue dans une direction trop académique et factionnelle. Les partisans de Wang lient cette décision à une volonté de réduire l’influence (pouvoir public) de l’universitaire et de la nouvelle gauche chinoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré ce revers amèrement encaissé par Wang Hui, la carrière professionnelle de celui-ci n’est pas heurtée par cette décision apparemment politique. Wang ne perd pas son emploi à Tsinghua et continue à circuler comme bon lui semble entre la Chine, l’Europe et les États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains lecteurs de cette entrée se demanderont sûrement ce qu’il y a de si exceptionnel dans la trajectoire de Wang Hui. N’est-ce pas la même chose en Amérique du Nord? Ne louangeons-nous pas aussi les diplômés des Ivy Leagues et les universitaires hyperactifs qui multiplient publications, direction de revues et autres? Ce qui est différent en Chine est que de tels impératifs académiques sont non seulement nouveaux, ils sont aussi combinés à une culture intellectuelle toujours mal adaptée aux transformations rapides de ses rangs. Ainsi, la plus grande autonomie des cercles universitaires face à la classe dirigeante n’est pas précisément balisée. Les limites à ne pas dépasser sont toujours ambigües. Ainsi le mérite ne suffit pas pour survivre et réussir au sein de la communauté universitaire chinoise. Il faut aussi faire preuve d’ingéniosité et de capacités d’adaptation aux normes sociales toujours changeantes au sein de l’espace public chinois. Jusqu’ou critiquer? Comment révéler les faiblesses du régime sans l’attaquer de plein fouet? Là est la carte mystère pour tout intellectuel public en Chine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-1041924167218704369?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/1041924167218704369/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=1041924167218704369&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/1041924167218704369'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/1041924167218704369'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/09/comment-devenir-un-universitaire-tout.html' title='Comment devenir un universitaire tout-puissant dans la Chine post-Tiananmen: l’exemple du parcours de Wang Hui ou les cinq clés du succès'/><author><name>Valérie Nichols</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08532974818218468276</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-2505052840591817339</id><published>2009-09-14T13:44:00.005-04:00</published><updated>2009-09-15T09:04:54.460-04:00</updated><title type='text'>Le modèle chinois…nouvelle importation américaine</title><content type='html'>&lt;br&gt; &lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/Sq6BdTz5lLI/AAAAAAAAAD4/raaHeYh7OoQ/s1600-h/the_week_13334_27.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/Sq6BdTz5lLI/AAAAAAAAAD4/raaHeYh7OoQ/s400/the_week_13334_27.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5381380945288467634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le modèle politique chinois a été régulièrement évoqué par les médias cet été dans le contexte des élections iraniennes, à la fois en tant que régime autoritaire prêt à intervenir pour museler les revendications démocratiques d’une partie de sa population, mais aussi en tant qu’exemple positif de régime mûr et stable—si toujours autoritaire.  Rien de surprenant alors à ce que les médias soulignent l’existence de possibles parallèles entre les élections en Iran et les événements de Tiananmen dont c’était le vingtième anniversaire cet été.  Par contre, l’idée que la Chine actuelle serait un &lt;em&gt;modèle &lt;/em&gt;que les autorités iraniennes devraient suivre a de quoi faire réfléchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce matin je tombe sur deux indices qui indiqueraient que le « modèle chinois » prend désormais sa place au sein du débat américain sur la réforme du système de santé et sur la gouvernance en générale.  Dans un &lt;a href="http://www.nytimes.com/2009/09/09/opinion/09friedman.html?scp=2&amp;sq=thomas%20friedman&amp;st=cse"&gt;éditorial&lt;/a&gt; publié le 9 septembre dans le &lt;em&gt;New York Times&lt;/em&gt;, le très célèbre journaliste américain Thomas Friedman, frustré face à la résistance rencontrée par le Président Obama au sein même de son propre parti, se laisse aller à penser à un meilleur système politique…celui de la Chine:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un régime autocratique à parti unique n’est pas sans désavantages, certes, mais sous un leadership éclairé, comme c’est le cas du leadership chinois actuel, les avantages sont nombreux.  Ce parti a le pouvoir d’imposer des décisions importantes, même si difficiles sur le plan politique, pour que la société puisse avancer.&lt;/em&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On suppose que Friedman ironise en comparant le Parti communiste chinois au Parti démocratique américain—qui est « seul » si pas unique parce que les Républicains refusent de jouer le jeu législatif—mais le respect qu’il manifeste à l’égard de l’efficacité chinoise—fruit d’un régime autocratique—est néanmoins réel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième exemple de l’évolution de l’image de la Chine :  le Harper’s Index d’octobre 2009.  Le Harper’s Index, publié mensuellement dans la revue américaine &lt;em&gt;Harper’s&lt;/em&gt;, brosse un portrait des États-Unis à partir de « faits divers » statistiques découverts par les recherchistes de la revue.  Le Index se veut à la fois incisif (« Changement en termes de pourcentage des profits des 10 compagnies américaines d’assurance les plus importantes depuis 2002 :  +428 ») et drôle (« Pourcentage de chômeurs américains qui font une sieste tous les jours :  39; Pourcentage d’Américains ayant un emploi qui font une sieste tous les jours :  31).  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les six premiers faits statistiques du Index qui vient tout juste de sortir font des comparaisons entre la Chine et les États-Unis, encore une fois dans le contexte de la gestion des défis rencontrés par les deux puissances :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourcentage, en terme de PIB, que représentent les fonds de relance des EU et de la Chine, respectivement, investis dans l'économie depuis le début de la récession :  &lt;br /&gt;6, 13.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourcentage du fonds de relance chinois qui ira à des projets d’infrastructure :  40&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourcentage du fonds de relance américain qui ira à des projets d’infrastructure :  17&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourcentage d’Américains qui pourrait faire leurs études de médecine en Chine cette année, payés par les dépenses médicales américaines de l’année en cours :  100&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nombre minimum de « médecins pieds nus » formés en Chine entre 1965 et 1985 :  1,500,000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nombre d’années que le présent Ministre de la Santé chinois a travaillé ainsi :  1&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme Friedman, &lt;em&gt;Harper’s &lt;/em&gt;semble apprécier l’intelligence et le savoir-faire chinois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous l’administration Bush-Cheney, les Américains désespérés par la direction qu’avait prise leur pays menaçaient de voter avec leurs pieds et d’immigrer au Canada (cliquer &lt;a href="http://www.immigrationwatchcanada.org/index.php?module=pagemaster&amp;PAGE_user_op=view_page&amp;PAGE_id=576&amp;MMN_position=92:90"&gt;ici &lt;/a&gt;et &lt;a href="http://www.marryanamerican.ca/"&gt;ici &lt;/a&gt;pour les commentaires pince-sans-rire sur ce phénomène).  Qui aurait cru que sous l’administration Obama, la destination de choix de la gauche américaine serait…la Chine?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Ownby, à Montréal&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-2505052840591817339?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/2505052840591817339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=2505052840591817339&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/2505052840591817339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/2505052840591817339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/09/le-modele-chinoisnouvelle-importation.html' title='Le modèle chinois…nouvelle importation américaine'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/Sq6BdTz5lLI/AAAAAAAAAD4/raaHeYh7OoQ/s72-c/the_week_13334_27.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-3686738099875264097</id><published>2009-09-14T10:31:00.004-04:00</published><updated>2009-09-14T13:55:29.608-04:00</updated><title type='text'>Suivez le Guide – Tianjin (ou ne le suivez pas)</title><content type='html'>&lt;br&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’on découvre la Chine, voire qu’on y voyage pour la première fois, on est frappé par l’immensité de ce pays (bien que derrière le Canada en terme de superficie, élément factuel toujours sympathique à lancer à un Chinois qui mentionne entre chaque bouchée de riz les 5 000 ans de sa civilisation!). Une question s’impose alors rapidement à l’esprit du voyageur : sans déménager en Chine, aurais-je assez d’une vie pour venir à bout de cette richesse, du festival hivernal de Harbin aux steppes mongoles, de l’ancienne île britannique de Hong Kong au « paradis terrestre » de Hangzhou? Incontestablement, des choix s’imposent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La technique la plus efficace si un routard veut avoir vers la fin de sa vie le sentiment du devoir accompli est celle de la « black list ». Une liste des lieux à ne pas visiter. Si ce n’est pas déjà fait, je prends la liberté de vous conseiller un premier endroit à noter sur cette liste : Tianjin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voici ce qu’écrivait Simon Leys sur Tianjin, en 1974, dans son livre Ombres Chinoises, après un séjour en Chine maoïste: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tianjin présente la poésie funèbre et grotesque d’un décor de Kafka…orgueilleux frontons des banques impérialistes : palais jadis fastueux des chevaliers d’industrie et des barons de la finance, fausses villas romaines, pastiches de castels moyenâgeux, et puis tout à coup, une rue entière empruntée à une quiète banlieue bourgeoise d’Europe, avec ses nains de plâtre dans de jardinets à l’abandon; Disneyland tourné au cauchemar…et tout le reste est pisseux, écaillé, vétuste, croulant. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour sa part, l’édition 2005 du Lonely Planet raconte que le « passé de concession étrangère, son infrastructure industrielle importante, son grand port et son architecture européenne lui ont valu le surnom de Shanghai du Nord. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon premier séjour en Chine, en 2005, fut justement à Tianjin. Quelques 31 ans après Simon Leys, mes impressions concordaient néanmoins avec les siennes: une vieille ville industrielle fatiguée avec ses reliques de concessions camouflées sous le poids de la poussière et de la crasse. Une différence s’imposait cependant : la ville était en train de subir un lifting pour les Jeux Olympiques. La majorité des bâtiments de la ville était d’ailleurs marquée au rouge du caractère 拆 qui signifie: « À détruire. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques semaines, un ami qui étudie à Tianjin m’invite à venir y passer le week-end. Pourquoi ne pas aller confronter les observations de Simon Leys encore une fois me dis-je. Pour parvenir au centre de Tianjin, l’autobus en provenance de Beijing, traversa la ville durant une bonne demi-heure. Tout est neuf! Ne chercher plus les signes 拆, c’est plutôt des inscriptions invisibles 新 (nouveau) qui marquent le paysage urbain. Modernisation, rénovation, restauration sur toute la ligne. Impossible de voir un bâtiment qui souffre du temps ou du maoïsme: le pavé, les trottoirs, l’aménagement, les marchés, tout brille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voyageur, kidnappé bien malgré lui, ou s’étant endormi en route et manquant son arrêt, pourrait facilement se dire: mais quelle rapidité ces trains chinois, nous sommes bel et bien arrivés à Shanghai. C’est à s’y méprendre en effet! Et comme dans le cas de la métropole méridionale bien sûr, il ne reste que les concessions à visiter, seul intérêt pour le voyageur urbain. Choisir de visiter Tianjin revient à un tourisme chinois dont l’unique critère de sélection reprend celui qui préface des déambulations dans les villes américaines: Y-t-a-il un Chinatown icitte?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dit du Sichuan qu’il ne faut pas visiter cette province jeune, car une fois sous l’emprise de son charme, une force imparable nous pousse à nous y installer indéfiniment. Je dirais que si on tient à visiter Tianjin, il vaut mieux y mettre les pieds une fois que l’on est âgé, voire très vieux, ou carrément atteint par Alzheimer: Question de s’assurer de ne point se souvenir de sa morne expérience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous résistez toujours et, arrivé en Chine, cette ville ne se trouve pas sur votre « black list », ou bien si une fois à Beijing, vous succombez au marketing du train fusil ou de l’autobus supersonique reliant la capitale à Tianjin, une observation tirée d’Ombres Chinoises reste pertinente: «C’est la nuit qu’il faut visiter Tianjin». De fait, une petite visite nocturne à cette ville vous permettra de concentrer votre expérience et votre attention sur la grouillante et animée vie du quotidien chinois dans laquelle s’efface alors une architecture aseptisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Lachapelle, à Harbin&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-3686738099875264097?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/3686738099875264097/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=3686738099875264097&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/3686738099875264097'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/3686738099875264097'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/09/suivez-le-guide-tianjin-ou-ne-le-suivez_14.html' title='Suivez le Guide – Tianjin (ou ne le suivez pas)'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-8593381083040925283</id><published>2009-09-09T00:31:00.036-04:00</published><updated>2009-10-08T10:37:33.850-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Montréal'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chinatown'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouffe'/><title type='text'>Tels des fantômes affamés dans le nouveau Chinatown</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dès les premiers jours de la belle saison, accompagné d’amis sinophiles et gourmands, je me proposais d’assouvir une foudroyante envie de manger chinois en explorant le « nouveau Chinatown » de Montréal. Le plan d’action était fort simple : goûter un maximum de plats dans un maximum de restaurants en un après-midi!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gonflés à bloc par l’&lt;a href="http://commeleschinois.ca/2009/04/13/montreals-other-chinatown-in-2009/"&gt;article&lt;/a&gt; de Cedric Sam (du blogue &lt;a href="http://commeleschinois.ca/"&gt;Comme les Chinois&lt;/a&gt;) décrivant les merveilles culinaires des rues jouxtant la Ste-Catherine entre Bishop et Atwater, armés d’une carte marquant d’un « X » chaque resto ou épicerie comme autant de trésors à découvrir, nous étions résolus à donner la chance à autant de candidats de devenir &lt;span style="font-style: italic;"&gt;notre&lt;/span&gt; nouveau restaurant chinois préféré à Montréal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la différence du Chinatown officiel, fermement empreint des vagues migratoires antérieures en provenance de Hong Kong, de Taiwan, du Vietnam du Sud, du Laos et du Cambodge*, le « nouveau Chinatown » est le lieu d’une forte immigration venant de Chine continentale, généralement de langue mandarine. Bref, un endroit tout indiqué pour satisfaire nos palais habitués à la cuisine du Nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://i27.tinypic.com/10qjtvk.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" src="http://i27.tinypic.com/10qjtvk.jpg" style="cursor: pointer; height: 371px; width: 557px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et nous ne fûmes pas déçus! Dès la première escale, &lt;a href="http://i26.tinypic.com/2im5hkx.jpg"&gt;dumpling frais&lt;/a&gt;, nouilles faites main et &lt;a href="http://i25.tinypic.com/zu5y5d.jpg"&gt;肉加莫&lt;/a&gt;(ròujiāmò) nous ont retenu à table pendant près de deux heures, menaçant sérieusement de saborder notre plan d'en goûter plus…  La témérité de notre joyeuse équipée et surtout le désir de mettre la main sur quelques brochettes &lt;a href="http://i32.tinypic.com/zv526v.jpg"&gt;串儿 &lt;/a&gt;(chuānr) ont toutefois vite fait de nous envoyer en direction d’une seconde tablée qui porta un coup délicieusement fatal à ce qui subsistait de notre appétit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rassasiés de corps et d'esprit, ayant réprimé un instant la nostalgie de nos épopées culinaires de  jadis en Chine, le reste de l'après-midi fut consommé à visiter les petites épiceries du coin et prendre connaissance des menus d'autres restos que nous hanterons dans nos visites  futures...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je n'en révèlerai pas plus ici et laisse aux gourmands le plaisir de la découverte. Imprimez donc &lt;a href="http://maps.google.com/maps/ms?ie=UTF8&amp;amp;hl=en&amp;amp;source=embed&amp;amp;msa=0&amp;amp;msid=112930762430072237049.0004677d0d6a702882aed&amp;amp;ll=45.494107,-73.57988&amp;amp;spn=0.010529,0.021458&amp;amp;z=16"&gt;la carte du quartier&lt;/a&gt; et dites-vous que pour manger chinois sur l’île, vaut mieux passer à l’ouest!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simon Hobeila à Montréal&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;  *Sur l'histoire des Chinois à Montréal et du Chinatown, voir Denise Helly, &lt;a href="http://www.pulaval.com/catalogue/les-chinois-montreal-1877-1951-3541.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Chinois à Montréal, 1877-1951&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Institut québécois de recherche sur la culture, 1987, 315 p.  &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-8593381083040925283?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/8593381083040925283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=8593381083040925283&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/8593381083040925283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/8593381083040925283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/09/tels-des-fantomes-affames-dans-le.html' title='Tels des fantômes affamés dans le nouveau Chinatown'/><author><name>Simon Hobeila</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09748740904447235746</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_hENxN2x5JnQ/Sgo1fE5ClHI/AAAAAAAAAAc/mFauSKe2I-4/S220/_MG_1776_portrait+coup%C3%A9+en+deux.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://i27.tinypic.com/10qjtvk_th.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-3125566961982695508</id><published>2009-07-13T16:03:00.018-04:00</published><updated>2009-09-13T23:22:14.810-04:00</updated><title type='text'>De la vie au-delà de la démocratie libérale</title><content type='html'>&lt;/br&gt;&lt;br /&gt;Depuis la chute du mur de Berlin, rien ne semble exister au-delà des frontières du libéralisme démocratique.  Joyau de la couronne, ce système est fréquemment présenté comme l’idéal politique appelé à conquérir le monde.  Lorsqu’il est question de l’évolution que devrait prendre le système politique en Chine, la même logique s’applique.  Pour de nombreux politicologues qui suivent la question de près, si la démocratie libérale ne s’est pas encore implantée en Chine, il ne serait question, au mieux, que d’un retard, au pire, d’une exception qui confirme la règle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que tant de différences existent dans le monde au niveau des cultures, des valeurs, des économies et des stratégies de développement rattachées aux spécificités de chaque pays, il paraît difficile d’imaginer qu’un seul système d’organisation politique puisse servir de prescription unique à l’ensemble des pays.  Au moment même où il apparaît évident que l’Occident a failli à sa tâche de gendarme et de banquier mondial ainsi que de phare pour la culture et la morale planétaire, il serait peut-être pertinent d’explorer certaines alternatives qui sortent du modèle d’organisation politique proposé par l’Ouest.  En Chine, un penseur travaille dans ce sens : Jiang Qing. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jing Qing rejette d’emblée l’option « démocratie libérale ».  En fait, il rejette l’ensemble des modèles politiques projetés par l’Occident, ce qui inclut évidemment le communisme.  Selon lui, un système politique jugé légitime devrait prendre racine dans les traditions chinoises.  Ce faisant, il se tourne naturellement vers le confucianisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2003, il publie &lt;em&gt;Political Confucianism&lt;/em&gt;, livre qui est depuis considéré comme la défense la plus influente du confucianisme comme &lt;a href="http://www.chinadaily.com.cn/english/doc/2006-01/06/content_509753.htm"&gt;philosophie politique moderne &lt;/a&gt;(cet ouvrage n'a malheureusement pas encore été traduit en anglais). Jiang Qing est perçu comme un confucianiste orthodoxe, même si certains vont jusqu’à le qualifier de « fondamentaliste ».  À moins d’informations contraires, après avoir été disponible pendant quelques mois, son livre serait aujourd’hui interdit en Chine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La réflexion de Jiang Qing débute par un constat aussi simple qu’audacieux : « le parti communiste chinois, s’appuyant sur une idéologie qui prend racine en Occident, n’a pas la légitimité requise pour gouverner. »  Jiang déplore le fait qu’à l’heure actuelle, au sein des élites intellectuelles chinoises, la démocratie libérale semble être la seule alternative possible à cette crise de légitimité, alternative qui ne ferait que changer les maux sans pour autant éliminer le mal.  &lt;a href="http://www.policyinnovations.org/ideas/commentary/data/000071"&gt;Selon Jiang&lt;/a&gt;, le système chinois de gouvernance devrait absolument se baser sur les traditions &lt;a name="_ednref2"&gt;chinoises.&lt;/a&gt; Ce n’est qu’en reconstruisant des institutions qui s’appuient sur le confucianisme que la Chine pourra retrouver la voie du bien commun : une voie proprement chinoise, qu’il prétend supérieure à celle de la démocratie libérale occidentale.  Jiang prône l’adoption du confucianisme comme religion, idéologie et système politique en Chine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jiang se montre favorable à un système qui garantirait la bonne gouvernance, et non à un système démocratique.  Dans le système qu’il propose, une importance particulière est accordée à la vertu.  Selon Jiang, la légitimité populaire représente un outil fort inefficace dans la quête vers l’idéal vertueux.  Ne laisser qu’à la population le soin de choisir ses dirigeants mettrait en péril la dimension morale des décisions à prendre.  Comme la nature humaine est égoïste, ces décisions ne seraient mises qu’au service de l’intérêt de la majorité. Pour cette raison, la légitimité civile ne suffit pas à établir et à conserver un ordre social constructif&lt;a name="_ednref4"&gt;. &lt;/a&gt; Afin de palier à ce manque, Jiang propose une organisation gouvernementale qui tirerait sa légitimité d’un système législatif à trois chambres mutuellement contraignantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première chambre, la chambre démocratique, serait constituée de députés élus au suffrage universel.  La deuxième, la chambre de la méritocratie, serait formée de députés choisis grâce à la restauration du système traditionnel d’examen qui mesurerait le niveau de connaissances  des classiques confucéens&lt;a name="_ednref5"&gt;.&lt;/a&gt;  Pour ce qui est de la troisième chambre, la chambre de la continuité historique, elle serait composée essentiellement de nominations politiques visant à représenter la diversité des traditions et des groupes ethniques.  Dans l’éventualité où les trois chambres n’arriveraient pas à s’entendre, c’est la chambre de la méritocratie qui aurait préséance. Jiang affirme qu'une &lt;a href="http://www.dissentmagazine.org/online.php?id=146"&gt;telle structure&lt;/a&gt; permettrait d’éliminer bon nombre d’erreurs inévitables dans le cadre d'un système uni-légitimaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À mon avis, l’attrait de la proposition de Jiang Qing se situe strictement au niveau du système politique proposé pour la Chine.  Dès qu’il sort de ces limites, son argumentation devient plutôt discutable.  Par exemple, dans le blog "Inside-out China", Xujun Eberlein nous offre une &lt;a href="http://www.insideoutchina.com/2008/06/jiang-qing-on-women-and-confucianism.html"&gt;traduction inédite&lt;/a&gt; d’une partie d’une conférence donnée par Jiang Qing au cours de laquelle il expose sa vision du rôle que devrait jouer la femme dans une société confucéenne&lt;a name="_ednref7"&gt;. &lt;/a&gt; Sur cet aspect encore, la vision de Jiang se distingue des politiques poursuivies par Pékin.  Selon la logique confucéenne, la femme et l’homme, tout comme le ciel et la terre, ont tous deux une fonction précise à remplir, sans qu’il ne soit cependant question d’égalité.  Offrir à la femme la possibilité de jouer un rôle identique à celui de l’homme reviendrait à étouffer sa spécificité selon des standards masculins normatifs impropres à l’ordre naturel des choses.  Ainsi, l’emphase devrait être mise sur la différence plutôt sur une égalité qui se limite à faire jouer à la femme le rôle de l’homme.  Mais Jiang reste catégorique, c’est l’homme qui doit diriger, aussi bien au sein de la société qu’à l’intérieur de la vie famille.  Le jour ne peut être remplacé par la nuit, et vice versa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait que Jiang essaie constamment de justifier la pertinence de son modèle en l’opposant, de manière souvent très inhabile, à la démocratie occidentale, ne fait rien pour apporter de la crédibilité à sa théorie.  Par exemple, l’omission d’une définition claire du concept de démocratie l’amène à parler de la démocratie représentative occidentale comme s’il était en fait question de démocratie directe athénienne.  Par ailleurs, l’argument qui voudrait que la démocratie ait un caractère strictement occidental ne fait pas nécessairement l’unanimité (et n’ajoute rien à son propos).  Alors que la Grèce est généralement créditée pour l’invention de cette dernière, les Phéniciens, certaines cités-états Sumériennes ainsi que différentes parties de l’Inde faisaient aussi, à une même époque, l’expérience de systèmes démocratiques primitifs.  D’une manière générale, le désir des peuples à l’auto-détermination semble davantage être une constante chez l’être humain qu’un simple facteur culturel ou géographique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin d’être parfait, la proposition de Jiang a au moins le mérite de sortir du carcan « démocratie libérale » pour faire une contribution originale au débat politique entourant la crise de légitimité du Parti Communiste Chinois.  Jiang s’étend sans doute un peu trop mais, sur le plan de l’institution gouvernementale, il propose assurément des mesures concrètes susceptibles de fournir des solutions aux lacunes du système actuellement en place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Hudon, à Montréal&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-3125566961982695508?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/3125566961982695508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=3125566961982695508&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/3125566961982695508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/3125566961982695508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/07/de-la-vie-au-dela-de-la-democratie.html' title='De la vie au-delà de la démocratie libérale'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-6851224943426614036</id><published>2009-07-04T03:32:00.032-04:00</published><updated>2009-09-13T22:51:52.038-04:00</updated><title type='text'>Un lieu de travail transformé en zone de combat ethnique: 2 Ouïghours tués</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/__-P0S7OydLM/Sk8VFsUV_aI/AAAAAAAAAA8/CsDTz7KchFo/s1600-h/factory.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354521669506825634" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 261px; CURSOR: hand; HEIGHT: 74px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/__-P0S7OydLM/Sk8VFsUV_aI/AAAAAAAAAA8/CsDTz7KchFo/s320/factory.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Une discrimination raciale à peine déguisée&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Situation économique oblige, de plus en plus de Ouïghours s’exilent vers l’est à la recherche d’emplois. Du Xingjiang, des agences organisent même le transport de travailleurs vers le Guangdong, là ou se trouve les usines du monde. Cette population migrante est souvent stigmatisée et considérée comme une nuisance. On les traite de violeurs et de voleurs. Cette vidéo trouvée sur &lt;em&gt;youtube&lt;/em&gt; en est un bon exemple. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/XAQdcm0WuV0&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1&amp;amp;"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/XAQdcm0WuV0&amp;hl=en&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme vous le remarquerez vous-mêmes, plusieurs simples photos de Ouïghours sont juxtaposées à d’autres ou l’on voient des voleurs (pick-pocket) à l’œuvre. Comme discrimination gratuite et de haine par association, il est difficile de trouver mieux… &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Drame à Shaoguan&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une usine de 10 000 employés à Shaoguan s’est transformée en zone de combat le 26 juin dernier. D’un côté, les Han, comptant pour plus de la moitié des employés de l’usine. De l’autre, des employés ouïghours. Résultat: 2 morts et des dizaines de blessés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est possible de voir les images complètement déroutantes de ces batailles ethniques sur youtube.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/iaBoFdFC9EI&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1&amp;amp;"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/iaBoFdFC9EI&amp;hl=en&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ces images, on voit un corps inanimé sur le sol qu'un homme continue à frapper à coups de bâton. On entend les cris des participants qui en demandent encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quel fut l'élément déclencheur de telles violences? La rumeur voulait au départ que tout ait commencé lorsque des ouvriers Ouïghours ont violés deux ouvrières han. Leurs collègues de travail auraient voulu lui faire justice eux-mêmes. &lt;a href="http://www.rfa.org/english/news/uyghur/ethnic-clash-06292009102144.html"&gt;Cet article&lt;/a&gt; disponible sur le site de &lt;em&gt;Radio Free Asia&lt;/em&gt; dresse le portrait d'une situation beaucoup plus complexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, tout indique que l'histoire de viol n'était qu'un canular, une histoire inventée par un ouvrier mécontent. Le mésonge ne fut qu'un élément déclencheur à une montée de tension qui auraient commencé il y a déjà plusieurs mois. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour l'instant, impossible de savoir ce qui s'est vraiment passé. Les employés de l'usine ne peuvent être rejoints par cellulaire et n'ont pas. De plus, quelque 4000 employés de l'usine de jouets ont déjà quitté leur emploi. Le gouvernement de la région, se fait quant à lui, bien silencieux. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;Le drame de Shaoguan a déjà fait le tour de la planète. Voici une déclaration officielle d'une association ouïghours d'outre-mer quant aux événements du 26 juin: &lt;a href="http://forum.mpacuk.org/showthread.php?t=42965goto=newpost"&gt;http://forum.mpacuk.org/showthread.php?t=42965goto=newpost&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Y-a-t-il des solutions aux tensions raciales entre Han et Ouighours en Chine? (Quelle question!!!) Du moins, y-a-t-il une possibilité pour des ouvriers de différentes origines régionales, voire ethniques de travailler sur un même lieu de travail dans la situation actuelle?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Les usines à la chinoise&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour vous donner une idée de ce à quoi une usine du Guangdong ressemble, voici un court extrait de l’excellent documentaire &lt;strong&gt;Manufactured Landscapes&lt;/strong&gt; sur le travail&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;du photographe &lt;a href="http://www.edwardburtynsky.com/Introduction/Manufactured_Landscapes.html"&gt;Edward Burtynsky&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/x4eLsRUbtBk&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1&amp;amp;"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/x4eLsRUbtBk&amp;hl=en&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;La réalité d'un ouvrier chinois n'est guère facile. Le travail est monotone et répétitif. Le salaire est relativement bas. La vie à l'usine est peu excitante. La plupart des travailleurs ne sont pas traités équitablement par leurs employeurs: ils n'ont souvent ni sécurité d'emploi ni moyen de décrier l'injustice. De plus, les ouvriers sont loin de leur famille et de leurs repères sociaux.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ajoutez à cela des sources de tensions ethniques (ici, la présence de Ouïghours) et poufff!--- vous vous trouvez devant une situation explosive. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quoi faire alors? Fermer les frontières du Guangdong aux Ouïghours pour favoriser l'harmonie sociale dans la région? Privilégier la ségrégation au sein des usines selon la provenance régionale voire ethnique des ouvriers?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Qu'en pensez-vous?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;Valérie Nichols, à Hong Kong&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-6851224943426614036?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='enclosure' type='' href='http://www.edwardburtynsky.com/' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/6851224943426614036/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=6851224943426614036&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/6851224943426614036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/6851224943426614036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/07/un-lieu-de-travail-transforme-en.html' title='Un lieu de travail transformé en zone de combat ethnique: 2 Ouïghours tués'/><author><name>Valérie Nichols</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08532974818218468276</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__-P0S7OydLM/Sk8VFsUV_aI/AAAAAAAAAA8/CsDTz7KchFo/s72-c/factory.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-4202496877887271426</id><published>2009-06-22T17:40:00.005-04:00</published><updated>2009-09-13T22:53:40.161-04:00</updated><title type='text'>Yu Dan:  Le confucianisme à la portée de tous</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;En Chine, une nouvelle étoile est née, et ce n’est pas une star du hip hop ou une nouvelle télésérie réalité qui se retrouve au sommet de tous les palmarès. Non, c’est &lt;a href="http://articles.latimes.com/2007/may/07/world/fg-confucius7"&gt;Yu Dan&lt;/a&gt;, professeur de média à l’université normale de Pékin. Son succès? Parler de Confucius de façon simple et claire, en l’actualisant et en l’adaptant à la vie chinoise moderne. Au rythme d’une heure par jour, ses sept conférences télévisées attirèrent un auditoire si nombreux qu’on décida d’en faire un livre, qui brisa tous les records de vente. Mais alors qu’à une époque encore pas si lointaine, parler en bien de Confucius représentait un geste politiquement risqué, comment expliquer ce soudain revirement dans l’empire du milieu? Comment expliquer cette redécouverte si passionnée?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En écoutant la conférence de Yu Dan, on comprend vite que ce n’est pas vraiment de philosophie classique dont il est question, mais bien d’une allocution qui s’appuie sur Confucius pour vendre des idées presque « nouvel âge » sur l’art de vivre, le bien-être personnel, l’amour et la tolérance. Alors qu’au cours des dernières années, bon nombre de Chinois ont littéralement mis leur vie de côté au profit d’une course au succès matériel effrénée, Yu Dan trouve tout naturellement plusieurs oreilles attentives. Confucius est utilisé comme médium, et non comme objet, et ce qui ne correspond pas à la vision de Yu Dan des relations interpersonnelles, de la connaissance de soi et de la poursuite du bonheur est tout simplement mis à l’écart. Bien que Confucius soit omniprésent dans son discours, il semblerait que c’est plus la fonction « &lt;a href="http://www.chickensoup.com/"&gt;chicken soup for the soul &lt;/a&gt;» qui explique la démesure de son succès. Et comme la vaste majorité des Chinois n’ont jamais lu Confucius, plusieurs n’y ont vu que du feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En milieu universitaire cependant, bon nombre de voix s’élevèrent pour dénoncer l’imposture. « Scandale! Elle souille la mémoire de la plus ancienne école philosophique chinoise! Qu’elle démissionne! » On lui reproche généralement une simplification extrême du Confucianisme au profit d’une philosophie « feel good » qui trompe le lecteur et va à l’encontre de la pensée du philosophe. D’ailleurs, une coalition de professeurs exigea même sévèrement que cesse l’adulation qu’on lui porte dans les médias, que l’on ne diffuse plus ses conférences télévisées et que Yu Dan fasse des excuses officielles à la nation toute entière pour l’avoir trompée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais dans le contexte actuel, ces revendications semblent destinées à faire lettre morte. En effet, depuis quelques années déjà, Pékin semble enclin à puiser dans la philosophie ancienne afin de combler un vide laissé par le communisme et asseoir son pouvoir en créant une « société harmonieuse ». Alors que des efforts considérables ont déjà été consacrés à « reconfucianniser » la société chinoise, l’arrivée de Yu Dan tombe juste à point. À ce titre, la lecture de Yu Dan fut d’ailleurs imposée à des dizaines de milliers d’officiels du gouvernement à travers le pays et son livre fut massivement distribué dans les prisons d’État.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé mon expérience Yu Dan passionnante. Une conférence captivante, ultra-stimulante et dynamique. Jugez-en par vous même! La première conférence est disponible en format vidéo &lt;a href="http://video.google.ca/videosearch?hl=en&amp;amp;q=Yu%20Dan&amp;amp;um=1&amp;amp;ie=UTF-8&amp;amp;sa=N&amp;amp;tab=wv#q=%E4%BA%8E%E4%B8%B9%E3%80%8A%E8%AE%BA%E8%AF%AD%E3%80%8B%E5%BF%83%E5%BE%97+01&amp;amp;hl=en&amp;amp;emb=0"&gt;ici&lt;/a&gt;.  À partir de là, les six autres conférences seront très facile à trouver. Pour les infortunés n'ayant pas encore maîtrisé le chinois, j’attache ici &lt;a href="http://sites.google.com/site/sinoblogue/Home/conference-de-yudan"&gt;la traduction&lt;/a&gt; que j’ai faite de la première conférence (une traduction générale qui n’est pas faite au « mot pour mot »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Hudon, à Montréal&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-4202496877887271426?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/4202496877887271426/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=4202496877887271426&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/4202496877887271426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/4202496877887271426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/06/yu-dan-le-confucianisme-la-portee-de.html' title='Yu Dan:  Le confucianisme à la portée de tous'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-1513274907799435427</id><published>2009-06-16T15:53:00.004-04:00</published><updated>2009-09-08T22:17:03.789-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lu et vu'/><title type='text'>Veille d’information en études chinoises</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Il suffit de feuilleter le &lt;em&gt;Wall Street Journal&lt;/em&gt;, le &lt;em&gt;Financial Times&lt;/em&gt;, n’importe quel journal d’affaires pour le constater : la crise économique qui secoue la planète ne fait qu’accélérer la montée de la Chine.  Nous apprenons aujourd’hui, par exemple, que la China va accorder &lt;a href="http://www.romandie.com/ats/news/090616065748.xi7o6l20.asp"&gt;un crédit de 10 milliards de dollars&lt;/a&gt; US à l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui regroupe la Russie, la Chine et des pays d'Asie centrale, pour faire face aux conséquences de la crise.  L’expansion du pouvoir et de l’influence de la Chine est accompagnée, tout le monde le sait, par une révolution en matière d’informations et de communications—une révolution, d’ailleurs, où la Chine joue, quelle surprise, un rôle majeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faire pour se tenir au courant de ce qui se passe en Chine?  Pour relever ce défi, le blogue est fier de vous recommander un nouvel outil, mis au point par Pascale Coulette, bibliothécaire au &lt;a href="http://www.cetase.umontreal.ca/"&gt;Centre d’études de l’Asie de l’Est&lt;/a&gt; de &lt;a href="http://www.umontreal.ca/"&gt;l’Université de Montréal&lt;/a&gt;. Intitulé « &lt;a href="http://netvibes.com/sinologie"&gt;Veille d’information en études chinoises&lt;/a&gt;, » l’outil est construit sur la plate-forme « &lt;a href="http://www.netvibes.com/"&gt;Netvibes&lt;/a&gt; », un aggrégateur d’informations à la fois puissant et facile à utiliser; il fournit de multiples fils d’information sur l’actualité chinoise.  Sur la page d’accueil se trouvent des explications sur le fonctionnement du Netvibes et sur les fils RSS pour les néophytes.  Viennent ensuite:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Quoi de neuf dans les revues &lt;/em&gt;» où sont regroupées des revues académiques sur la Chine, en français et en anglais;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Quoi de neuf dans la presse &lt;/em&gt;» qui suit l’actualité chinoise à travers les fils d’information en français, anglais et chinois;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Quoi de neuf sur les blogues &lt;/em&gt;» où sont répertoriés les blogues les plus importants sur la Chine en français, anglais et chinois;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;em&gt; Bases de données et RSS &lt;/em&gt;» qui permet à l’usager d’être tenu au courant des toutes dernières publications sur un sujet de recherche, en créant des alertes en format RSS dans certaines bases de données bibliographiques;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Partage de signets&lt;/em&gt; », qui s’adresse aux sinologues désirant partager leurs intérêts et leurs recherches sur la Chine par l’entremise d’outils de réseautage;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Veille sino-doc &lt;/em&gt;», qui s’adresse aux férus de bibliothéconomie chinoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce n’est pas tout.  « Veille d’information en études chinoises », aussi impressionnante qu’elle le soit déjà, n’est pas un outil rigide, mais une plate-forme souple, une invitation pour l’usager à créer son propre outil de recherche, adapté à ses besoins, tout en s’inspirant de ce que Pascale Coulette lui a déjà fourni.  Il suffit d’ouvrir son propre compte sur Netvibes et de prendre comme base le « gabarit » fourni par le site &lt;a href="http://netvibes.com/sinologie"&gt;http://netvibes.com/sinologie&lt;/a&gt;.  Rien de plus simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Ownby, à Montréal&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-1513274907799435427?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/1513274907799435427/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=1513274907799435427&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/1513274907799435427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/1513274907799435427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/06/veille-dinformation-en-etudes-chinoises.html' title='Veille d’information en études chinoises'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-1735073594617811532</id><published>2009-06-11T06:49:00.042-04:00</published><updated>2009-09-13T22:55:25.815-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réactions à chaud'/><title type='text'>Alerte sur nez coulants: autopsie d'une pandémie annoncée</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/__-P0S7OydLM/SjDxwn4JEVI/AAAAAAAAAAM/IKjZRQcBC-M/s1600-h/images.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346038575329251666" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right; width: 124px; height: 92px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/__-P0S7OydLM/SjDxwn4JEVI/AAAAAAAAAAM/IKjZRQcBC-M/s320/images.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.forbes.com/2009/06/11/swine-flu-who-pandemic-hong-kong.html"&gt;La nouvelle vient de tomber!&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Douze nouveaux cas de grippe H1N1 ont été découverts au très élitiste St-Paul's Convent de l'île d'Hong Kong cette semaine. Premières victimes indigènes de la maladie--- aucun des malades n'a quitté Hong Kong dans les dernières semaines, elles s'ajoutent à la cinquantaine de cas déjà répertoriés sur le territoire. &lt;a href="http://chinaatourgates.blogspot.com/2009/06/runny-nose-alert-autopsy-of-coming.html"&gt;Click here for English&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, 11 juin 2009, l'Organisation mondiale de la Santé a élevé à 6 le niveau de gravité de la pandémie. Puis, en début d’après-midi, les autorités hongkongaises ont annoncé par voie de communiqué la fermeture en masse de toutes les institutions scolaires primaires de l’archipel. &lt;strong&gt;Ce sont plus de 500 000 élèves qui sont touchées par cette mesure.&lt;/strong&gt; On peut lire un article très complet à ce sujet &lt;a href="http://www.nytimes.com/2009/06/12/world/asia/12flu.html"&gt;ici &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les 2 prochaines semaines, les salles de cinéma d’Hong Kong seront bondées du lundi au vendredi. Les patinoires, autrement vides en semaine, seront envahies par de petits patineurs débutants. Les plages de la ville deviendront bruyantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les 2 prochaines semaines, des dizaines de milliers d’écoliers de toutes les écoles primaires d’Hong Kong seront privés d’école (sic). Action, réaction!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’en disent les parents de la ville? Imaginez, tous les jeunes de moins de 12 ans à la maison deux semaines avant le début des vacances! Quoi faire? Qui va s’en occuper? De pareilles interrogations causeraient une commotion générale chez les parents québécois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, la situation d’Hong Kong est assez différente. Plus de 10% des familles ont une bonne à la maison. Mais pour les autres? Comment s’organiser avec si peu de préavis? N’était-ce une mesure exagérée qui ne tient pas compte de la situation des parents-travailleurs?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hong Kong : vivre dans une boîte de sardines&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;C’est que depuis la crise du SARS de 2004, Hong Kong ne lésine pas en matière de mesures sanitaires. L'archipel qui compte en moyenne &lt;strong&gt;6000 habitants par kilomètre carrée&lt;/strong&gt; est un lieu de promiscuité incomparable. Un paradis pour virus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le port du masque est obligatoire dans la majorité des hôpitaux et les cliniques d’Hong Kong. Les distributrices de désinfectant liquide abondent dans tous les lieux publics et les quartiers résidentiels. Les boutons d'ascenseurs sont stérilisés plusieurs fois par jour. Les frontières du pays sont surveillées par une équipe d'infirmières. La température corporelle des nouveaux visiteurs est scrutée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Avoir une mauvaise toux à Hong Kong, c'est un suicide social. On sent les reproches des passants. Une vieille dame m'a même déjà forcé à mettre un masque en me grondant comme un enfant en pleine rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dans cet atmosphère un peu paranoïaque que s'inscrit les mesures gouvernementales récentes pour éviter la pandémie. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/__-P0S7OydLM/SjD8cfhB4dI/AAAAAAAAAAU/CDm3VaUgbiA/s1600-h/pandemie.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346050324115349970" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 320px; height: 195px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/__-P0S7OydLM/SjD8cfhB4dI/AAAAAAAAAAU/CDm3VaUgbiA/s320/pandemie.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Lorsque le premier cas de grippe H1N1 fut découvert en avril 2009, le gouvernement n’a pas hésité à mettre en quarantaine un hôtel entier et son personnel pour une période d'une semaine. Les allées et venues du touriste mexicain pendant sa journée à Hong Kong furent scrutés par tous les tabloids de la ville. Au Metropark, le lobby s’est rapidement transformé en &lt;a href="http://www.nowpublic.com/health/guest-metropark-hotel-celebrates-final-quarantine-night"&gt;scène de télé réalité.&lt;/a&gt; De jeunes touristes enfermés réclamaient des discussions téléphoniques avec le public massé à l’extérieur. Vous pouvez les regarder en pleine action &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=gnKeOYK8kNM&amp;amp;feature=fvw"&gt;ici&lt;/a&gt;. Un vrai cirque. Le gouvernement d’Hong Kong avait d’ailleurs été longuement critiqué pour l’imposition de telles mesures considérées d'exagérées par plusieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, durant les mois d’avril et de mai, quelques jeunes étudiants d’Hong Kong rapportaient sur Facebook et sur Twitter leur mise en quarantaine dès leur retour de leur séjour d'étude. Une étampe du Canada ou des États-Unis n’avaient jamais été autant de mauvais augure. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Quand un virus devient le sujet d'un débat patriotique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À lire les blogues chinois ces dernières semaines, réagir avec efficacité à la grippe H1N1 est une question de fierté nationale. Tous les instruments technologiques sont d'ailleurs mis au profit d'une campagne d'information sur la grippe H1N1. &lt;a href="http://globalvoicesonline.org/2009/04/28/china-tracking-swine-flu-on-twitter/"&gt;Lire ici&lt;/a&gt; sur l'usage de Twitter et &lt;a href="http://cnreviews.com/life/news-issues/swine-flu-china_20090508.html"&gt;ici&lt;/a&gt; sur l'historique de la pandémie en Chine. Plusieurs Chinois en ont même appelé à leurs ressortissants étudiant ou travaillant en Amérique du Nord de ne pas retourner au pays pour l’été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce sens, Hong Kong donne l’exemple et se sert des leçons apprises au plus haut de la crise du SARS. Du moins, la réaction est extrêmement rapide et tout risque est minimisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme parent, pourtant, il faudra endurer. 2 semaines, 2 semaines…&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Valérie Nichols à Hong Kong (hélas)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-1735073594617811532?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='enclosure' type='' href='http://www.nowpublic.com/health/guest-metropark-hotel-celebrates-final-quarantine-night' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/1735073594617811532/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=1735073594617811532&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/1735073594617811532'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/1735073594617811532'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/06/alerte-sux-nez-coulants-autopsie-dune.html' title='Alerte sur nez coulants: autopsie d&apos;une pandémie annoncée'/><author><name>Valérie Nichols</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08532974818218468276</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__-P0S7OydLM/SjDxwn4JEVI/AAAAAAAAAAM/IKjZRQcBC-M/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-383520059543011569</id><published>2009-06-11T04:59:00.005-04:00</published><updated>2009-09-13T22:56:54.237-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réactions à chaud'/><title type='text'>D’une invisible 20e commémoration du 4 juin 1989 au festif et bruyant 60e anniversaire dynastique</title><content type='html'>L’an 2009 est loin d'être d’une sinécure pour le fonctionnariat chinois : après la tourmente invisible du 20e anniversaire de Tiananmen viennent les préparatifs pour le 60e de la République populaire de Chine. Alors que le mercure atteint quotidiennement 30 degré dans le nord de la Chine, les mandarins des hautes instances administratives pékinoises ont-ils des sueurs froides? &lt;a href="http://chinaatourgates.blogspot.com/2009/06/from-invisible-commemoration-of.html"&gt;Click here for English&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, des &lt;a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g225i6A1OI0l-fxsqRTABIn7P8kg"&gt;signes avant-coureurs&lt;/a&gt; démontrent qu’on prend l’événement très au sérieux. Le modus operandi des JO est repris : restriction des visas. Plusieurs agences chinoises indiquent qu’à partir de la mi-septembre, soit trois mois avant la date d’anniversaire du 1e octobre, ils ne pourront plus émettre de visas d’affaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 60e anniversaire de la Nouvelle Chine n’est pas un événement qui se consommera en un jour, la marche vers cette célébration commença déjà…le 1 octobre 2008. Afin de cultiver le patriotisme et la santé de la jeune génération de Chinois, le Ministère de l’Éducation décida &lt;a href="http://www.expatscn.com/html/52/n-9952.html"&gt;d’ajouter le jogging au cursus académique&lt;/a&gt;. L’objectif pour avril 2009 était de 120 km pour les petits petits, 180 km pour les collégiens et 240 km pour les lycéens et les universitaires. (L’attentif mathématicien remarquera que ces rondelets numéros sont tous des multiples de 60).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les JO se voulaient une vitrine sur la modernisation et la qualité de ses athlètes chinois et si &lt;a href="http://en.expo2010.cn/"&gt;Expo Shanghai 2010&lt;/a&gt; en sera une sur le futur rayonnement de la jeune dynastie, la première parade des armées chinoises du 21ième siècle à l’occasion du 60e sera une &lt;a href="http://www.voanews.com/english/2009-04-23-voa23.cfm"&gt;vitrine sur sa puissance militaire&lt;/a&gt;. Pour &lt;a href="http://www.chinavitae.org/biography/Fang_Fenghui"&gt;Fang Fenghui&lt;/a&gt;, commandant de la région militaire de Beijing et député à la XIe Assemblée populaire national (APN), « l'apparition de nouveaux équipements militaires brillants sera l'un des sommets de ce défilé militaire. » Cette 14e parade militaire revêt un caractère particulier dans le sens où lors du premier défilé en 1949, la contribution chinoise à l’équipement militaire se résumait aux chevaux, alors qu’en 2009, comme l’indique Fang Fenghui, « de plus nombreux équipements de fabrication chinoise, encore plus dissuasifs, feront leur apparition dans la parade. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quel intérêt revêt cet anniversaire pour ceux qui ne seront pas en Chine dans les prochains mois pour assister aux représentations des ballets de Gardes Rouges et qui plus est, ne sont point mordus de la chose militaire, des lignes bien droite et des uniformes propres propres propres? Une telle exposition (ostentatoire) de la puissance militaire chinoise est une excellente occasion de sentir le pouls de la classe politique américaine et de voir quelle proportion est toujours séduite par la théorie du &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Yellow_peril"&gt;péril jaune&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La théorie de la menace chinoise est une version «hard» du réalisme dont les influences puisent dans l’histoire des nations fascistes et qui voit que toute puissance montante comme une menace à l’équilibre géopolitique. Les tenants de ce paradigme ne croient pas qu’engager et lier la Chine au système international (théorie libérale) puisse changer quoi que ce soit sinon que de permettre à Beijing de s’enrichir et ainsi moderniser davantage son armée. Pour ces derniers, le 1er octobre prochain sera une angoissante journée où ils réaliseront que la Chine est facilement 20 ans en retard sur la technologie militaire américaine!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, à 5 mois du 60e, il semble que les périlistes jaunes se font discrets à Washington. C’est plutôt des remarques critiques face à cette école de pensée qu’on retrouve, comme celles de &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_Barnett"&gt;Thomas Barnett&lt;/a&gt;, auteur de &lt;em&gt;Great Powers: America and the World after Bush &lt;/em&gt;(Putnam Adult, 2009)&lt;em&gt; &lt;/em&gt;: « If there is anything to worry about, it’s not China’s massive military; it’s the economy, stupid.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la crise économique et la nouvelle administration en place à Washington, on retrouve plus de « panda huggers » que de « panda sluggers » autour d’Obama. En 2001, le livre &lt;em&gt;China Threat &lt;/em&gt;(Regnery, 2001) de &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Bill_Gertz"&gt;Bill Gertz&lt;/a&gt; était très en vogue alors qu’aujourd’hui on assiste à un retour en force de la théorie libérale de la coopération. Le fameux concept de Chine-Amérique (G2) est justement soutenu par ceux qui, à Washington, s’opposent aux tenants de la menace chinoise et voient en une coopération avec Beijing une protection de leurs intérêts nationaux. Est-ce que Beijing est soulagée que le péril jaune prenne de l’ombre? Certainement, mais en même temps, ce rapprochement avec les États-Unis, tel que ces derniers le proposent, demanderait que la Chine prenne une part plus active dans les affaires internationales et le leadership dans le nouvel ordre mondial : « With great power comes with great responsabilities »! Ici exposé de manière volontairement provocatrice par le géostratégicien Barnett :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«China has great power and demands much in the way of resources and finances and trade from the world, but China does not give much back in return. It hides behind diplomacy, denying that its troops should ever spill their blood in defense of Chinese economic interests that are now protected by American blood spilt in the Middle East...It simply does not fulfill its rising—and already enormous—responsibilities as a great power. So, yes, if you were waiting for the time to declare America to be no longer omnipotent, that time has arrived. But the bad news is, now is the time for China to stop simply talking and start actually doing something. Slogans are not enough...China needs...now to start acting much older and much wiser and much more willing to play a seriously active role, because the days of hiding behind the skirt of the U.S. Leviathan and pretending Beijing can always play the “good cop” to America’s “bad cop” are over.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À cette maxime, les dirigeants chinois préfèrent encore le beurre et l’argent du beurre! Le leadership des États-Unis peut (ou pouvait) se justifier par le rayonnement et la protection de son modèle : Démocratie et Individualisme, Liberté. Quant à Beijing, une prétention de leadership serait vite accusée de prétention hégémonique vu son modèle mélangeant régime autoritaire et capitalisme d’État. Sans compter qu’elle aurait à subir une recrudescence de critiques exhortant pour une libéralisation de son régime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Lachapelle, à Harbin&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-383520059543011569?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/383520059543011569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=383520059543011569&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/383520059543011569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/383520059543011569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/06/dune-invisible-20e-commemoration-du-4.html' title='D’une invisible 20e commémoration du 4 juin 1989 au festif et bruyant 60e anniversaire dynastique'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-7288126167376518932</id><published>2009-06-07T02:26:00.007-04:00</published><updated>2009-09-13T22:57:58.888-04:00</updated><title type='text'>Lu et vu:  Marcher sur la corde raide, défis et solutions du droit de l'environnement en Chine</title><content type='html'>Le 2 juin, l’université McGill recevait Wang Canfa, directeur-fondateur du « &lt;a href="http://www.clapv.org/new/en/"&gt;Center of Legal Assistance for Pollution Victims&lt;/a&gt; » (CLAPV) et professeur à la China University of Political Science and Law, pour une conférence portant sur les défis et solutions entourant le droit environnemental en Chine. &lt;a href="http://chinaatourgates.blogspot.com/2009/06/law-and-environment-in-china.html"&gt;Click here for English&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui, en 2007, avait été nommé « &lt;a href="http://www.time.com/time/specials/2007/article/0,28804,1663317_1663320_1669921,00.html"&gt;Héro de l’environnement&lt;/a&gt;» par le &lt;em&gt;Time Magazine &lt;/em&gt;débute sa conférence en posant un constat d’échec : malgré les efforts considérables mis de l’avant depuis l’ère des réformes, l’environnement continue à se détériorer en Chine. Avant 1978, le concept de législation environnementale était totalement inexistant. Depuis lors, la situation a bien changé. Qu’il soit question de pollution des mers, des nappes phréatiques, de l’air, la Chine est, du point de vue légal, au pair avec la plupart de pays industrialisés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, ces dernières années, la pollution des sols, causée par les métaux lourds, a entrainé une diminution de 10 millions de tonnes de production de grain, pertes évaluées à plusieurs millions de yuans. À peine 200 kilomètres au nord de Pékin, un désert remplace aujourd’hui ce qui fut jadis de vertes pleines. Dans plusieurs régions de la Chine, la désertification progresse de façon alarmante. La production de déchets d’origine animale progresse aussi à un rythme inquiétant. La production de ces derniers dépasse désormais la production de déchets domestiques qui elle, augmente en moyenne de 12.5% annuellement. Côté maritime, le phénomène de « marrée rouge » (red tide, ou 赤潮), marées toxiques causées par une surabondance de pesticides agricoles ou de détergents industriels dans les eaux, augmente sans cesse depuis les années 60. Pour finir, dans le Sud-Est du pays, les émissions d’oxyde d’azote sont à la base d’importants problèmes liés aux &lt;a href="http://www.chine-informations.com/actualite/la-chine-menacee-par-la-pollution-industrielle-qui-cause-des-pluies_5104.html"&gt;pluies acides&lt;/a&gt; qui touchent maintenant près d’une tiers du pays. Ce type d’épisode pluvieux entraine des conséquences néfaste tant pour la faune que pour la flore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Selon celui que plus d’un considère être l'un des plus éminents environnementalistes de Chine, le problème ne se situe pas au niveau des lois. Les lois sont déjà très sévères, mais la Chine manque de moyens pour s’assurer qu’elles soient mises en application. Selon ses recherches, moins de 60% des entreprises respecteraient la législation environnementale existante. Pour avoir participé à de nombreuses actions en justice, Wang ne peut que constater l’incapacité des tribunaux à rendre des jugements adéquats. Sur 250 cas de pollution majeure, suivis par le CLAPV, seulement 10% des entreprises impliquées eurent à rendre des comptes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wang déplore que le système de lois environnementales ne puisse agir indépendamment des préoccupations économiques. Dû à une structure centralisée, les leaders locaux n’ont pas de comptes à rendre au ministère de l’environnement, mais bien au gouvernement central, qui favorise naturellement l’économie. À l’heure actuelle en Chine, les coûts environnementaux ne sont pas encore pris en compte lorsqu’il est temps de calculer la rentabilité économique d’une région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au niveau individuel, la même logique s’applique. Les leaders locaux, désireux de progresser au sein de l’appareil étatique, seront jugés exclusivement sur leurs capacités à faire croître le PIB, entrainant toute sorte de d’irrégularités. L’environnement se frappe donc à l’urgence d’une réforme globale du système de méritocratie. Au-delà des chiffres, la qualité d’un leader devrait être jugée par la population, à même de se prononcer sur la qualité de l’environnement. D’une manière générale, la population devrait prendre une place grandissante dans le processus de décision, de façon à ce que l’ensemble du pouvoir ne soit plus concentré entre les mains d’une poignée de fonctionnaires uniquement préoccupés par des considérations économiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À un autre niveau, le système de taxation et d’amendes est lui aussi défaillant. Selon le système actuel, la contrainte monétaire liée à l’acte polluant demeure très faible comparée à celle liée au respect des lois environnementales. Dans plusieurs cas, les amendes liées au non-respect des lois environnementales représentent une goutte d’eau dans l’océan des profits réalisables à partir d’une production hautement polluante. Un système de taxation qui taxerait les entreprises en fonction de leurs taux de pollutions pourrait pallier efficacement à ce problème. Dans le même ordre d’idée, les compensations à payer dans le cas d’un non-respect des lois environnementales devrait être fixées en fonction des taux de profits de l’entreprise, tous comme les amendes devraient augmenter en cas de récidive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce moment, les ONG telles que la CLAPV ou l’&lt;a href="http://www.time.com/time/specials/2007/article/0,28804,1663317_1663320_1669921,00.html"&gt;EPA&lt;/a&gt; n’ont pas de réel pouvoir. Même s’ils rapportent aux leaders locaux les cas de pollutions industrielles, leurs recommandations sont rarement prises en compte. Face à une pénurie d’avocats spécialisés en droit environnemental, Wang souhaiterait voir confier un droit d’action à l’EPA. La culture populaire en Chine a trop souvent tendance à percevoir le gouvernement comme un organe aux pouvoirs sans limites (万能), à penser que le bon déroulement des choses ne dépend exclusivement que de l’application des lois. En termes d’environnement, la réalité tend à démonter que très peu de membres du Parti en position de pouvoir ne possèdent des connaissances professionnelles dans ce domaine. Afin de pallier à ce problème, ne serait-ce que de manière temporaire, Wang croit qu’il faudrait envoyer un certain nombre d’experts, qui auraient droit de parole lors des débats et délibérations, siéger au sein de l’organe législative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré ce tableau peu reluisant, Wang demeure infatigable et plus que jamais déterminé à faire avancer la cause de l’environnement en Chine. Le CLAPV continu à offrir un service téléphonique d’aide légale aux victimes de pollution. Celui-ci a déjà répondu à plus de 10 000 demandes d’aide, offre des formations gratuites en loi environnementale à des avocats chinois et continu à organiser symposiums et conférences comme celle à laquelle nous avons assisté le 2 juin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Hudon, à Montréal&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-7288126167376518932?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/7288126167376518932/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=7288126167376518932&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/7288126167376518932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/7288126167376518932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/06/lu-et-vu-marcher-sur-la-corde-raide.html' title='Lu et vu:  Marcher sur la corde raide, défis et solutions du droit de l&apos;environnement en Chine'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-5123970868139206786</id><published>2009-06-07T01:24:00.006-04:00</published><updated>2009-09-13T22:58:37.672-04:00</updated><title type='text'>Réactions à chaud:  20 ans après Tiananmen, que reste-t-il des idéaux démocratiques en Chine?</title><content type='html'>Vingt ans après les événements ayant balayé pour l’instant les espoirs d’une démocratisation, ou du moins d’une véritable réforme politique en Chine, que reste-t-il des idéaux démocratiques dans ce pays? &lt;a href="http://chinaatourgates.blogspot.com/2009/06/twenty-year-after-tiananmen-whats-left.html"&gt;Click here for English&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est tout d’abord important de préciser que &lt;a href="http://www.reforme.net/dossiers.php?id=263"&gt;plusieurs sinologues&lt;/a&gt; croient que la démocratie multipartite, assortie d’élections libres et impartiales, se situe pour l’instant bien loin des préoccupations immédiates de la plupart des citoyens chinois et de celles des élites intellectuelles du pays. De même, l’espoir de voir apparaître une opposition politique organisée relève actuellement de l’utopie. En effet, depuis la réponse brutale du parti aux quatre demandes formulées par les étudiants au printemps de 1989 (1- de meilleures conditions pour les intellectuels et les étudiants, incluant plus d’argent pour l’éducation; 2- la fin de la corruption des cadres du parti; 3- une réforme politique conduisant à plus de démocratie; et 4- le respect des libertés individuelles, comme la liberté d’association, de parole et de la presse), toute tentative d’organisation politique ou civile à l’extérieur du cadre fixé - exclusivement - par le parti a été éliminée à la source.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, malgré cette contrainte, les valeurs démocratiques se sont réincarnées sous une forme nouvelle, dans un mouvement qui peut sembler moins menaçant aux dirigeants politiques que des manifestations étudiantes : le mouvement pour les droits civiques (&lt;em&gt;weiquan yundong&lt;/em&gt;). Le cas ayant donné son élan au mouvement fut probablement celui de &lt;a href="http://chinadigitaltimes.net/2005/05/rise-of-rights/"&gt;Sun Zhigang&lt;/a&gt;, un ingénieur battu à mort par les autorités locales de Guangzhou en 2003, parce que ces dernières l’avaient pris pour un migrant illégal. La nouvelle de sa mort répandue dans des journaux, puis sur le web, avait provoqué l’indignation populaire et trois juristes avaient envoyé une pétition aux autorités. Ces réactions, en exerçant une forte pression sur le gouvernement, avaient réussi à faire abolir le brutal système d’hébergement et de rapatriement des travailleurs migrants sans permis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Depuis, le mouvement pour les droits civiques a peu à peu pris forme et ses participants, des « avocats aux pieds nus » et autres défenseurs des droits des plus vulnérables, se sont donnés pour stratégie de ne jamais remettre ouvertement en question le monopole du parti sur l’arène politique. Ceux-ci tentent plutôt d’insérer leurs actions à l’intérieur du message officiel en utilisant le discours et les lois adoptées par le parti. En effet, en 2003, face aux contestations sociales de plus en plus fréquentes dans tous les coins de la Chine et dans un souci de préserver la stabilité du pays et la légitimité de son pouvoir, Premier ministre &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wen_Jiabao"&gt;Wen Jiabao&lt;/a&gt; a annoncé son intention de « gouverner le pays en s’appuyant sur la loi » (&lt;em&gt;yifa zhiguo&lt;/em&gt;). Les participants au mouvement pour les droits civiques ont donc pris Wen Jiabao au mot et tentent depuis de faire appliquer et respecter les lois existantes et les droits fondamentaux des personnes dans des cas précis d’abus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui, par exemple, fait appel à ces avocats aux pieds nus? Des anciens employés de l’État mis à pied (&lt;em&gt;xiagang&lt;/em&gt;) et vivant précairement, des personnes déplacées dans le cadre de grands projets de l’État, des travailleurs migrants maltraités ou impayés, des ouvriers victimes d’accidents de travail, des personnes victimes de mauvais traitements ou de la corruption de la part des autorités, des personnes souffrant des détériorations graves de l’environnement dans lequel elles vivent, etc. Toutes ces personnes ont en commun le fait qu’elles subissent une violation de leurs droits, pourtant inscrits dans les textes de lois de la République populaire, mais sont incapables d’obtenir justice. Souvent, le seul recours existant est de faire appel à un défenseur des droits civiques pour entamer des démarches, allant du procès ordinaire à la pétition ou à des procédures de groupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces avocats, très sensibles à l’existence de limites - parfois vagues - à la tolérance des autorités envers leurs activités, prennent soin de ne pas être associés à un quelconque message politique non-orthodoxe. Malgré cette prudence, &lt;a href="http://www.chrlcg-hk.org/?p=335"&gt;plusieurs ont été emprisonnés&lt;/a&gt; dans des conditions exécrables depuis (notamment Gao Zhisheng, Chen Guangcheng et Teng Biao). Cependant, l’existence de ces défenseurs des droits des plus faibles en Chine démontre que malgré les nombreuses difficultés, l’idéal démocratique prôné par les étudiants, les ouvriers et les cols blancs sur la Place Tiananmen et dans plusieurs villes chinoises en 1989 survit, quoique sous une nouvelle forme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ariane Pelé, à Montréal&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-5123970868139206786?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/5123970868139206786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=5123970868139206786&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/5123970868139206786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/5123970868139206786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/06/reactions-chaud-20-ans-apres-tiananmen.html' title='Réactions à chaud:  20 ans après Tiananmen, que reste-t-il des idéaux démocratiques en Chine?'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-5976664387915350582</id><published>2009-06-04T17:13:00.010-04:00</published><updated>2009-09-13T22:59:00.622-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lu et vu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tiananmen'/><title type='text'>Lu et vu:  Tiananmen se discute...à Montréal</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Le 1er juin, pour souligner le 20e anniversaire du massacre de Tiananmen, l’organisation &lt;a href="http://www.dd-rd.ca/site/home/index.php?lang=fr"&gt;Droit et Démocratie&lt;/a&gt; avait invité trois grands noms à participer une table ronde qui se déroulait au Centre d'Archives de Montréal. Rowena Xiaoqing He, chercheuse au Fairbank Centre for Chinese Studies de l’Université Harvard, &lt;a href="http://charlesburton.blogspot.com/2009/05/tiananmen-20-ans-plus-tard.html"&gt;Charles Burton&lt;/a&gt;, politicologue de l’Université Brock, diplômé en histoire de la pensée chinoise à l’Université Fudan de Shanghai, ainsi que Cai Chongguo, auteur du livre « J'étais à Tian An'men » et éditeur de la version chinoise du &lt;a href="http://www.china-labour.org.hk/en/"&gt;China Labour Bulletin&lt;/a&gt;, étaient réunis sur une même scène pour discuter de l’héritage laissé par le mouvement de 1989.  &lt;a href="http://chinaatourgates.blogspot.com/2009/06/tiananmen-roundtable-in-montreal.html"&gt;Click here for English&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le départ, Rowena Xiaoqing et Cai Chongguo mettent l’emphase sur le caractère déterminant qu’ont eu les événements de 89 sur eux, ainsi que sur la plupart des étudiants présents 20 ans plus tôt. Moment séminal, les événements tragiques survenus à la Place Tiananmen ont marqué leurs vies de façon indélébile en semant en eux les graines de la démocratie. C’est ainsi qu’ils ont trouvé le courage qui les a poussés à poursuivre la lutte contre l’oubli, à contester la lecture officielle de l’histoire imposée par le Parti Communiste, qui tente d’effacer cet évènement de la mémoire collective du peuple chinois. Rowena Xiaoqing qui affirme se sentir souvent seule et désespérée face à cette jeunesse ignorant cette page d’histoire, s’insurge face aux tentatives de Pékin de faire taire quiconque ose critiquer la version des faits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;À cet égard, Rowena Xiaoqing n’hésite pas à donner en exemple le courage des « &lt;a href="http://www.tiananmenmother.org/"&gt;Mères de Tiananmen&lt;/a&gt; », qui se battent encore aujourd’hui pour que la mémoire de leurs fils et filles disparus soit honorée, pour qu’une enquête officielle soit finalement ouverte, pour que des compensations aux familles des victimes soient offertes et pour que les responsables soient punis. Comme seule réponse, prétextant le &lt;a href="http://www.independent.co.uk/news/world/asia/the-20year-anger-of-a-tiananmen-mother-1690146.html"&gt;besoin de stabilité&lt;/a&gt;, la nécessité de développer l’économie, les autorités choisissent de faire perdurer la tragédie. À la réconciliation s’est substitué l’insulte : site internet bloqué en Chine couplé d’une campagne de salissage les dépeignant comme des criminelles ayant élevé leurs enfants à devenir des chiens de poche de l’Occident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rowena Xiaoqing cite ensuite l’exemple de &lt;a href="http://www.danwei.org/media_regulation/yuan_weishi_yu_quanyu_treason.php"&gt;Yuan Weishi&lt;/a&gt;, et surtout la publication de son désormais célèbre article « Modernisation et livres d’histoire ». Dans cet article paru en 2006, Yuan dénonce ouvertement les distortions historiques avec lesquelles le Parti nourrit la jeunesse. L’article pointe directement du doigt le monopole de l’histoire officielle détenu par le Pari Communiste comme grand responsable des abus commis au cours de l’ère maoïste, situation qui perdure encore aujourd’hui. La licence de publication de « &lt;a href="http://www.zonaeuropa.com/20060218_2.htm"&gt;Freezing Point&lt;/a&gt; », supplément hebdomadaire du « China Youth Daily » à l’intérieur duquel avait été publié l’article, fut immédiatement retirée. Cette exemple amena les conférenciers à se questionner sur l’importance du « qui éduque qui ? » en Chine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cai Chongguo demeure toutefois positif. Il note que la Chine a changé de façon dramatique depuis 1989. Certains développements lui permettent de garder espoir. Selon lui, l’avènement d’internet, en créant un nouveau front de discussion, un espace public, représente une première brèche dans la censure étatique. Face aux difficultés antérieures à communiquer, Internet a permis au mouvement d’évoluer, d’entrer dans une nouvelle phase. Aujourd’hui, près de 200 millions de chinois sont branchés à Internet. La Chine compte plus de 70 millions de blogs. Bien que la censure existe toujours, internet s’avère beaucoup plus difficile à contrôler. Avant l’avènement du réseau, certains sujets étaient tout simplement interdits de discussion. Il était, par exemple, interdit d’aborder la question de la démocratie. La censure n’est pas disparue, elle prend aujourd’hui de nouvelles formes. En faisant appel à des logiciels spécialisés, on ne censure plus le sujet, mais bien le mot. Il n’est pas difficile d’imaginer que les habitués de la blogosphère chinoise ont vite réussi à contourner ce désagrément, en se faisant plus subtile, en ayant recours aux figures de styles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Charles Burton, c’est le caractère unique de la Chine qui retient l’attention, plus précisément, sa capacité à confondre tous les observateurs. Il est vrai que depuis les années 80, la Chine malmène les partisans du développementalisme politique, des théories de la modernisation et tous ceux qui voient une corrélation parfaite entre le développement économique et la démocratisation. En effet, combien d’adeptes de « L’homme Politique » de Seymour Lipset se sont appuyés sur l’urbanisation, l’industrialisation et le développement de l’éducation en Chine pour prédire l’avènement de la démocratie dans l’empire du milieu? Charles Burton affirme d’emblée qu’il fait partie du lot! Il admets cependant aujourd’hui que la Chine représente un cas à part. Un système d’apartheid d’un genre nouveau au sein duquel l’élite urbaine, jouissant d’un ensemble de privilèges protégés par le &lt;em&gt;hukou &lt;/em&gt;(passeport interne), évolue en vase clos des campagnes selon une dynamique de rural farmer et d’urban dwellers. Dans une Chine qui compte encore une majorité de paysans pauvres, la démocratie viendrait naturellement menacer les acquis de la nouvelle bourgeoisie, voire même de la classe moyenne. Burton reste cependant lui aussi positif, soulignant qu’une majorité de chinois approuve aujourd’hui les principes de la &lt;a href="http://www.liberation.fr/monde/0101307814-charte-08-la-petition-pour-la-democratie-qui-crispe-pekin"&gt;charte 08&lt;/a&gt;, mais reste divisée quant aux moyens d’aller de l’avant.&lt;br /&gt;De toute évidence, ces trois conférenciers laissent transparaître les contours d’un mouvement de plus en plus pragmatique. Loin de sombrer dans la pensée magique, le groupe fonde aujourd’hui ses espoirs sur des actions concrètes en provenance de la base. Sachant qu’à l’heure actuelle, aucun groupe ne pourrait contester l’hégémonie du Parti Communiste dans d’éventuelles élections démocratiques, le respect des lois et de la constitution chinoise par Pékin représente le premier objectif. L’heure est à créer un espace publique dynamique, à favoriser la circulation des idées, à ne plus demander, mais à agir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Hudon, à Montréal&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-5976664387915350582?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/5976664387915350582/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=5976664387915350582&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/5976664387915350582'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/5976664387915350582'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/06/lu-et-vu-tianmen-se-discutea-montreal.html' title='Lu et vu:  Tiananmen se discute...à Montréal'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-9152169639485669760</id><published>2009-06-04T10:16:00.005-04:00</published><updated>2009-09-13T22:59:19.597-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réactions à chaud'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tiananmen'/><title type='text'>Réactions à chaud:  Temps pluvieux sur Harbin</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Harbin"&gt;Harbin&lt;/a&gt; connaît depuis hier, le 3 juin, une vague de froid et de fortes pluies. Comme si, devant le mutisme du gouvernement chinois entourant les tragiques évènements du 4 juin 1989, le ciel avait décidé de se faire la conscience d’une histoire étouffée.   &lt;a href="http://chinaatourgates.blogspot.com/2009/06/rainy-days-in-harbin.html"&gt;Click here for English&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salut, me dit Zhou Meng qui vient d’arriver avec son ami au U.B.C café où je suis installé depuis quelques heures à lire les quotidiens de la ville. Il me présente son ami, Zhang Lei. Ce dernier a l’air un peu nerveux, méfiant. Tout deux sont étudiants au doctorat à l’Harbin Institute of Technology (parmi les 10 meilleures universités chinoises) et moi, futur sinologue québécois qui perfectionne son chinois dans la même ville. Je leur demande s’ils ont discuté, au moins abordé le sujet «de la place Tiananmen» avec leurs camarades de classe récemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Hier, commence Meng, j’ai demandé à un ami s’il connaissait la signification du jour d’aujourd’hui, le 20ième anniversaire…..ce dernier me coupa pour me demander, sceptique, si c’était ma fête!» Cette anecdote rendrait bien compte de l’ignorance généralisée de la jeune génération autour des événements de Tiananmen. Mais Zhou Meng en rit. Il prend le tout avec un grain de riz. Il a étudié 3 ans au Canada dans le cadre de sa maîtrise. Cette période a complètement changé sa façon de voir l’histoire et l’évolution de son pays. Comme il parle parfaitement anglais et baragouine un peu le français, il s’informe régulièrement sur des sites étrangers. Zhang Lei est arrivé à une nouvelle version de son histoire et de 1989 par la culture du &lt;a href="http://www.tsquare.tv/film/badboys.html"&gt;rock pékinois&lt;/a&gt;. Les thèmes abordés, l’histoire et le vécu de certaines des figures de proue de ce mouvement toujours underground l’ont éveillé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le but de ma rencontre avec ces deux étudiants était de pouvoir analyser ensemble certains journaux, ou pour utiliser une expression de l’écrivain &lt;a href="http://www.duffyandsnellgrove.com.au/authors/leys.htm"&gt;Simon Leys&lt;/a&gt;, tenter « d’interpréter des inscriptions inexistantes écrites à l’encre invisible sur une page blanche.» C’est-à-dire tenter de rechercher dans les articles publiés aujourd’hui des critiques, des références cachées aux évènements de 1989. Contrairement à l’enthousiasme des deux étudiants face à ma proposition, l’idée d’un tel exercice me valut un regard amusé, voire condescendant de mon professeur de chinois. Pourtant, cette méthode du renvoi à l’histoire pour critiquer le présent est une tradition chinoise dont les mandarins usaient pour exprimer leurs opinions et ainsi combattre l’orthodoxie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, en page 4 du City News de Harbin, on retrouve un article sur la planification secrète de l’embaumement de Mao Zedong et de l’emplacement de sa &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mausol%25C3%25A9e_de_Mao_Zedong"&gt;sépulture&lt;/a&gt;. On y explique donc l’organisation du projet avant que ce dernier soit présenté au peuple chinois. Zhang Lei me regarde en souriant : «où est situé ce monument? Place Tiananmen! Le bâtiment a été la cible de saccages depuis les manifestations du 4 mai 1989. Sans le régime de Mao et surtout l’expérience douloureuse de la Révolution Culturelle, cette mobilisation pour la démocratie des années 70-80 n’aurait jamais pu se déployer avec autant d’énergie et de force.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce même journal, on retrouve une demi-douzaine d’articles traitant d’une manière ou d’une autre des années 1980 : génération née dans les années 80 et le divorce, un voleur voulant échapper à la police après un délit qui dut quitter sa ville natale pour prendre le maquis durant vingt ans. Il y serait miraculeusement revenu tout récemment. Zhou et Zhang estiment qu’on peut interpréter la première nouvelle comme le divorce forcé entre le rêve de liberté et les manifestants de la place Tiananmen, alors que l’histoire du voleur serait une référence à l’homme dernièrement libéré par la police après vingt ans d’emprisonnement. En dernière page du Modern Evening Times, cette fois, un autre quotidien de Harbin, se trouve une photo commentant l’action d’un jeune avocat de la ville qui depuis hier (le 3 juin) tient un kiosque dans la rue afin d’informer les citoyens sur les mesures à prendre au cas où ils se retrouveraient confrontés à des problèmes légaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zhang Lei me raconte comment l’année dernière, à pareille date, un article critiquant le &lt;a href="http://www.centurychina.com/wiihist/njmassac/nmjapv.htm"&gt;révisionnisme historique&lt;/a&gt; des livres d’histoires japonais lui avait procuré un sentiment bizarre. L’article, au lieu de se concentrer sur les excuses qu’aurait dû formuler le gouvernement japonais à la Chine, insistait sur le fait que le gouvernement nippon devait, par devoir moral, cesser de maintenir son peuple dans l’ignorance et avouer la vérité concernant les actions de son armée en sol chinois durant la Deuxième Guerre Mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque je leur demande s’ils croient vraiment à ce genre d’interprétation, ou s’ils se prêtent seulement au jeu, Zhou répond : «plusieurs signes malgré la culture du silence et de l’ignorance forcée du peuple m’indiquent qu’une conscience historique continue d’exister en Chine. Des gens qui veulent la vérité et plus même. Il existe bien des intellectuels, des journalistes, des gens du peuple qui, pour garder vivante leur volonté, commettent des actions ( les &lt;a href="http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,607848,00.html"&gt;mères de Tiananmen&lt;/a&gt;, les &lt;a href="http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/05/lu-et-vu-voix-doutre-tombe.html"&gt;mémoires inédites&lt;/a&gt; de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Zhao_Ziyang"&gt;Zhao Ziyang&lt;/a&gt;, la pétition de la &lt;a href="http://rconversation.blogs.com/rconversation/2009/01/what-does-charter-08-mean-too-soon-to-tell.html"&gt;Charte 08&lt;/a&gt;, etc…). Et si c’est seulement le fruit de mon imagination (il me rappelle que c’est moi qui leur ait proposé cet exercice), ce qui est fort possible, et bien cela m’aide quand même à garder espoir!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sortant du café, la froide pluie qui tombait depuis plus de 24 heures sur la ville a laissé place à un timide soleil perçant le ciel grisonnant comme si cette rencontre avait aidé à atténuer la tristesse et la colère du ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet exercice a aussi réussi à créer un doute dans mon esprit. La dernière phrase de l’article concernant Mao mentionnait que le 30ième anniversaire de la construction de son mausolée eut lieu en septembre 2007. Est-ce une façon de rappeler sous un autre jour la date d’aujourd’hui, le 20ième «anniversaire» du massacre de la place Tiananmen?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Lachapelle, à Harbin&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-9152169639485669760?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/9152169639485669760/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=9152169639485669760&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/9152169639485669760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/9152169639485669760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/06/reactions-chaud-temps-pluvieux-sur.html' title='Réactions à chaud:  Temps pluvieux sur Harbin'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-6575796086974647305</id><published>2009-06-04T09:43:00.014-04:00</published><updated>2009-08-25T02:06:31.073-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lu et vu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tiananmen'/><title type='text'>Lu et Vu : Coma pékinois et devoir de mémoire</title><content type='html'>Le 4 juin 2009 marque le 20e anniversaire des événements de la Place Tian’anmen. La lecture du dernier roman / témoignage de Ma Jian, &lt;em&gt;Beijing Coma&lt;/em&gt;, me semble ainsi toute indiquée pour la commémoration de la tragédie, d’autant plus que, avis à nos lecteurs non-sinologues, il a été publié en français en août dernier chez Flammarion. L’auteure de ces lignes vous conseille toutefois la version anglaise, celle-là traduite du chinois, alors que la version française a été traduite de l’anglais. Intitulé 肉土 (terre de viande) en chinois, ce roman est à l’image des œuvres de Ma Jian, entre fiction et réalité, entre témoignage et récit, entre histoire et liberté, entre désillusion et devoir de mémoire. &lt;a href="http://chinaatourgates.blogspot.com/2009/06/peking-coma-and-obligation-of-history.html"&gt;Click here for English&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.boxun.com/my-cgi/post/display_all.cgi?cat=majian"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Ma Jian&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (马建), parfois surnommé le &lt;a href="http://www.blogger.com/(http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/books/reviews/beijing-coma-by-ma-jian-1688855.html),"&gt;« Soljenitsyne chinois »&lt;/a&gt;, est né en 1953 dans la pittoresque ville de Qingdao (province du Shandong). D’abord photojournaliste et peintre au service de la propagande, il se met à l’écriture de satires et de nouvelles dès les années quatre-vingt. Son style est rapidement jugé dérangeant par le régime et la surveillance exercée par les autorités pousse Ma Jian à quitter le continent pour Hong-Kong en 1987. Un an plus tard, l’auteur signe son premier roman, 亮出你的舌苔或空空荡荡 (&lt;em&gt;La mendiante de Shigatze&lt;/em&gt;, publié chez Actes Sud en 1993) dont l’action se déroule au Tibet, où l’auteur dresse un sombre portrait de la culture tibétaine, à des lieues de &lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/05/04/AR2006050401654.html"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;« la jolie carte postale »&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;.&lt;/span&gt; Le livre est évidemment immédiatement interdit en Chine. En 1990, il publie 拉面者 (&lt;em&gt;Nouilles chinoises&lt;/em&gt;, publié en français chez Flammarion en 2005). Cette fois-ci, Beijing sert de toile de fond à l’intrigue, ficelée à travers la rencontre entre un écrivain à la solde du Parti et un homme ayant fait fortune dans le commerce du sang. Établi définitivement en Allemagne en 1997 puis, à Londres en 1999 avec sa femme et traductrice Flora Drew, Ma Jian signe ensuite 红尘 (&lt;em&gt;Chemins de poussière rouge&lt;/em&gt;, publié en français aux Éditions de l’Aube en 2005), sorte de roman autobiographique où l’auteur raconte un périple entrepris en Chine, un pays auquel il est devenu étranger, un pays qu’il décrit comme corrompu à la moelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Ma Jian habitait Hong-Kong lorsque les événements de la Place Tian’anmen ont embrasé la capitale chinoise à l’été 1989. Solidaire des causes défendues par les manifestants, il a immédiatement quitté son repaire pour se joindre au mouvement. Dans les rues de Beijing, il a pris des photos et s’est mis à écrire ce qu’il ressentait face au déroulement et au dénouement des événements. Certains de ces souvenirs et de ces émotions couchées sur le papier ont été repris dans &lt;em&gt;&lt;a href="http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2182/articles/a314867.html"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Nouilles chinoises&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; puis dans &lt;em&gt;Beijing Coma&lt;/em&gt;, que l’auteur mit dix ans à écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Beijing Coma&lt;/em&gt; propose de revivre les événements de la Place Tian’anmen à travers la personne de Dai Wei, un leader étudiant debout sur les barricades et tenant haut et fermement sa banderole pour la liberté et la démocratie. Atteint d’un projectile à la tête par un policier en civil, l’étudiant au doctorat en biologie moléculaire de Beida entre dans un profond coma, sorte de vie parallèle où il se met à se remémorer par bribes les événements de sa vie et de celle de ses proches. Narrant les principales pierres angulaires de la vie de ses parents, son père « droitier » et sa mère, une communiste profondément convaincue, le comateux émerge finalement de sa prison dix ans plus tard, ne reconnaissant plus la Chine pour laquelle il s’est battu. À travers le fil conducteur du roman, le lecteur est donc « pris » dans la tête de Dai Wei et suit chronologiquement les événements qui menèrent à cette Chine dénaturée que nous décrit Ma Jian. On passe ainsi à travers des événements comme la Révolution culturelle (1966-76), où Dai Wei se souvient d’une jeune villageoise de seize ans dont le Parti ordonna qu’on mange le cadavre. « If you don’t eat the enemy, you’re the enemy ». À glacer le sang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À travers la narration, l’auteur touche aussi à plusieurs sujets chauds en Chine contemporaine, notamment la hausse vertigineuse des coûts reliés aux soins de santé en Chine, l’avarice et la recherche de profit gagnant le commun des Chinois, l’attrait pour le Falungong (notamment chez sa propre mère), etc. La fin du roman, à défaut de voler le dénouement à nos lecteurs, évoque magnifiquement cette Chine mangée par le slogan du Président&lt;span style="color:#3333ff;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.britannica.com/EBchecked/topic/157645/Deng-Xiaoping"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Deng&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; « Être riche est glorieux » : les deux personnages principaux, l’un muet et l’autre fou, plaçant leur corps sur la route des bulldozers venus détruire leur bloc appartement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’essentiel du texte se concentre toutefois sur les événements de la Place Tian’anmen, que Ma Jian reprend un jour à la fois, un détail à la fois, ce qui titille d'ailleurs parfois la patience du lecteur. Sur les événements de la célèbre Place, le lecteur accueille avec intérêt un portrait très « Ma Jian » des événements, soit critique à souhait, l’auteur n’hésitant pas à souligner les luttes intestines entre groupes d’étudiants aux projets et slogans souvent opposés les uns aux autres, les stratégies qui divisent, l’attrait pour le vedettariat chez certains leaders et la lâcheté de certains, ceux qui ont quitté la table avant la fin du repas … Le portrait des événements est donc exclusivement limité à la vision estudiantine de son déroulement, les manifestations populaires ayant soulevé beaucoup de Pékinois ou de Chinois ordinaires sont à peine effleurées. Au cœur de leurs contradictions, ces étudiants sont néanmoins dépeints comme « ceux qui ont porté l’histoire sur leurs épaules » ; en nous faisant revivre cette histoire de l’intérieur, Ma Jian réussit ici un coup de maître. À travers ce portrait très physique, touffu et parfois terrible, c’est un plus d’un demi-siècle d’histoire que l’écrivain couche sur le papier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, à la lecture de ce roman parfois à saveur de règlement de compte ou de testament politique, on a l’impression que les exilés de Tian’anmen ont encore des choses à régler entre eux. Surtout, le lecteur, Chinois ou non, est invité à ce devoir de mémoire si cher dans l’écriture de Ma Jian. L’auteur est d’ailleurs reconnu, ces dernières années, pour ses prises publiques de position à cet égard : Tian’anmen ne doit jamais tomber dans l’oubli. « When you lie inside your silent dreams, your memories press into your flesh like iron nails » (p. 313)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, en ce 20e anniversaire des événements de la Place Tian’anmen, le livre est supposé être lancé à Hong-Kong et à Taiwan. Est-ce que les Chinois s’y reconnaîtront ? Ou est-ce que l’effacement de ces événements de leur histoire commune et mémoire collective les a à jamais plongés dans un « coma » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne lecture !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Émilie Cadieux&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-6575796086974647305?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/6575796086974647305/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=6575796086974647305&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/6575796086974647305'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/6575796086974647305'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/06/lu-et-vu-coma-pekinois-et-devoir-de.html' title='Lu et Vu : Coma pékinois et devoir de mémoire'/><author><name>Emilie Cadieux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12348425809495726501</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_452m-rCNxc0/Sgi1gm4R-MI/AAAAAAAAAAM/odCSlQcMIfA/S220/Chine_08+2808_r.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-7349708193052302818</id><published>2009-06-03T08:14:00.006-04:00</published><updated>2009-09-13T22:59:53.463-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lu et vu'/><title type='text'>Lu et vu:  Documentaire sur Tiananmen</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Valérie Nichols nous recommande un excellent documentaire sur Tiananmen, réalisé par Al Jazeera, source peut-être peu consultée en Amérique du nord. 25 minutes à peu près, en deux parties, disponible &lt;a href="http://english.aljazeera.net/programmes/general/2009/05/200953022567830780.html"&gt;ici&lt;/a&gt;. Entrevues avec des leaders du mouvement--Wuer Kaixi, Han Dongfang, entre autres--et avec des China-watchers occidentaux--Jan Wong (journaliste du &lt;em&gt;Globe and Mail&lt;/em&gt;) et Perry Link (professeur de littérature chinoise à Princeton). Ton nuancé, images émouvantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://chinaatourgates.blogspot.com/2009/06/tiananmen-documentary.html"&gt;Click here for English&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Ownby&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-7349708193052302818?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/7349708193052302818/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=7349708193052302818&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/7349708193052302818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/7349708193052302818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/06/lu-et-vu-documentaire-sur-tiananmen.html' title='Lu et vu:  Documentaire sur Tiananmen'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-4388381926304628013</id><published>2009-06-02T12:22:00.005-04:00</published><updated>2009-09-13T23:00:43.042-04:00</updated><title type='text'>Lu et vu:  Table ronde à Hong Kong sur Tiananmen</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiVR9xd72OI/AAAAAAAAADw/dSlvfI6ozsY/s1600-h/3582653911_146de1577b_o.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342766654637725922" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 267px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiVR9xd72OI/AAAAAAAAADw/dSlvfI6ozsY/s400/3582653911_146de1577b_o.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le 1er juin, le &lt;a href="http://www.cefc.com.hk/rubrique.php?id=73&amp;amp;lg=fr"&gt;Centre d'études français sur la Chine contemporaine&lt;/a&gt; à Hong Kong a organisé une table ronde sur “The Impact of the 1989 pro-Democracy Movement and its Repression on the Evolution of the Politics, Economy, and International Relations of the PRC.” Notre bloggeuse Valérie Nichols y fut et nous remet ce résumé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le CEFC a voulu frapper fort en organisant une table ronde réunissant des participants de Tiananmen. Les règles d’immigration en auront voulu autrement. &lt;a href="http://www.rfa.org/english/news/in_depth/china_chenziming-20061227.html"&gt;Chen Ziming&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Chaohua_Wang"&gt;Wang Chaohua&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.sourcewatch.org/index.php?title=Wang_Juntao"&gt;Wang Juntao&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Wang_Dan_(dissident)"&gt;Wang Dan&lt;/a&gt;, tous d’éminents personnages associés aux manifestations de 1989, ne purent faire le voyage. Le panel s’en est trouvé réduit. La jolie salle du &lt;a href="http://www.fcchk.org/"&gt;Foreign Correspondants Club&lt;/a&gt; n’en était pas moins bondée de journalistes étrangers et de spécialistes de la Chine. Mes attentes comme celles de plusieurs membres de l’audience étaient très élevées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le prolétaire du groupe, &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Han_Dongfang"&gt;Han Dongfang&lt;/a&gt; a eu les premiers mots. Il a expliqué que son implication durant les événements n’était que pure coïncidence, mais aussi que l’euphorie de ces moments lui a fourni l’inspiration d’une vie de travail acharné pour améliorer les conditions de travail des ouvriers. Il a rappelé à l’audience qu’il ne se voyait pas comme le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lech_Wa%C5%82%C4%99sa"&gt;Lech Walesa&lt;/a&gt; des Chinois. Selon lui, la Chine a changé de manière drastique durant les 20 dernières années et il est important de reconnaître les avancées légales et sociales de la Chine. Il faut regarder droit devant et continuer la mission des jeunes de Tiananmen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tong Yi (qui a livré une &lt;a href="http://www.charlierose.com/guest/view/3989"&gt;entrevue&lt;/a&gt; beaucoup plus intéressante de son intervention d’hier à Charlie Rose en 1996) a rappelé le fait qu’elle ne fut qu’une voix parmi tant d’autres durant les manifestations de Tiananmen. Alors étudiante à l’université Zhengfa à Beijing, elle a raconté l’effervescence sur le campus et le courage de ses confrères qui n’ont pas hésité à continuer de manifester même après &lt;a href="http://www.standoffattiananmen.com/2009/04/document-of-1989-peoples-daily.html"&gt;l’éditorial du 26 avril 1989&lt;/a&gt; condamnant les activités des étudiants. La présentation de Tong Yi s’est limitée à une longue énumération de ses actions jour-après-jour durant le mois de mai 1989. Elle a raconté comment elle a monté les échelons des organisations estudiantines jusqu’à en devenir l’une des porte-parole les plus importantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Xiong_Yan"&gt;Xiong Yan&lt;/a&gt; a vraiment cartonné ces derniers jours dans la presse internationale. On peut trouver des articles le concernant &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/200905/31/01-861567-des-milliers-de-manifestants-commemorent-tiananmen-a-hong-kong.php"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/asia-pacific/8075884.stm"&gt;ici&lt;/a&gt;. De retour en sol chinois pour la première fois depuis 17 ans, Xiong a pris d’assaut du podium au parc Victoria dimanche dernier lors d’un &lt;a href="http://www.hkdigit.net/tag/xiong-yan/"&gt;manifestation&lt;/a&gt; pour commémorer la 20e anniversaire de Tiananmen . J’y étais. Ses cris résonnent encore dans ma tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment décrire Xiong Yan? Prêtre dans l’armée américaine en Iraq, il est un savant mélange entre le &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=7bCSFtACtwc"&gt;prédicateur interprété&lt;/a&gt; par Eddy Murphy dans le film culte « Coming to America » et un imitateur de Barack Obama (si peut-être sur le ritalin: « If we want to change, we can change!! Hope is change!! ») Ça donne un résultat assez particulier : du réel bonbon pour les journalistes du monde entier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Szeto_Wah"&gt;Szeto Wah&lt;/a&gt; est un personnage assez controversé de la scène dissidente chinoise. Non seulement très conservateur quant à ses positions politiques, il exprime une haine féroce du parti communiste jusqu’à soutenir en 1979 le groupe des 4. Le résultat en est souvent une présentation peu nuancée de la société chinoise actuelle. Il a été fidèle à ses habitudes hier avec un long exposé des 60 dernières années du régime communiste. Pour lui, Tiananmen est une défaite en soi. Le massacre marque le début de la dégringolade des avancées progressistes des années 80. Il ne voit que peu d’espoir pour la démocratie en Chine. Quant à lui, elle sera la dernière à se démocratiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Albert_Ho"&gt;Albert Ho&lt;/a&gt; nous a offert une présentation très intéressante sur l’engagement rapide et durable d’Hong Kong avec les étudiants de Tiananmen. Il a souligné l’importance pour Hong Kong de jouer le rôle de conscience de la Chine. Il a rappelé les marches populaires réunissant plus d’un million de résidents dans les rues d’Hong Kong en 1989 et l’implication massive de plusieurs corporations hongkongaises dans le support économique des étudiants de Tiananmen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les participants ont eu peu de temps pour se répondre et c’est surtout le pessimisme de Szeto Wah qui fut critiqué. Han Dongfang a souligné la nécessité de reconnaître que la Chine a changé au cours des dernières années et pas seulement pour le pire. Utilisant son travail avec &lt;a href="http://www.china-labour.org.hk/en/"&gt;China Labour Bulletin&lt;/a&gt; à titre d’exemple, il a souligné que de plus en plus de causes concernant les travailleurs sont réglées avec succès dans les tribunaux de justice chinois. Selon lui, mieux vaut perdre la bataille contre le communisme si c’est pour gagner la victoire pour le futur des jeunes générations chinoises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tong Yi a profité de son temps de réplique pour revenir sur le cas de &lt;a href="http://globalvoicesonline.org/2009/05/17/china-netizens-stand-with-the-waitress-who-killed-an-official"&gt;Deng Yuqiao&lt;/a&gt;, déjà discuté par &lt;a href="http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/05/explorations-chacune-dentre-vous.html"&gt;Emilie Cadieux&lt;/a&gt; sur notre blogue. . La libération de la jeune femme est selon elle la démonstration du nouveau poids joué par l’opinion publique dans la société civile chinoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Xiong Yan ne pouvait se retenir de revenir sur son bonheur d’être à Hong Kong et son souhait de se retrouver avec tous ses amis tels Wang Dan et Feng Congde de retour à Beijing. Il est devenu complètement survolté avec le micro dans ses mains scandant des formules volées à la campagne d’Obama. Peu de contenu donc, mais beaucoup d’énergie. Gageons que sa présence à Hong Kong sera encore une fois très médiatisée lors de la vigile du 4 juin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Albert Ho a répondu avec justesse aux questions concernant l’importance de la démocratisation d’Hong Kong pour la Chine continentale. Selon lui, Hong Kong est de moins en moins l’exemple chinois tant attendu, mais il ne faut pas baisser les bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré quelques commentaires intéressants, la table ronde d’hier a été finalement assez décevante. Les participants ont à l’occasion erré dans une énumération inutile de dates. Il faut rappeler que le public était formé de spécialistes de la Chine qui savaient déjà les détails des manifestations de Tiananmen. On aurait voulu entendre davantage sur leurs années d’exil, sur leurs espoirs, sur leur façon de voir le futur de la Chine. Personnellement, j’aurais aussi apprécié un débat plus musclé sur la place des manifestations de Tiananmen dans l’histoire présente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis lundi 16h, un groupe d’étudiants de la fédération universitaires d’Hong Kong fait une grève de la faim en hommage aux étudiants de Tiananmen. Ils ont élu domicile à Times Square, dans le quartier très animé de Causeway Bay. Je m’y rendrai aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Valérie Nichols&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-4388381926304628013?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/4388381926304628013/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=4388381926304628013&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/4388381926304628013'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/4388381926304628013'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/06/lu-et-vu-table-ronde-hong-kong-sur.html' title='Lu et vu:  Table ronde à Hong Kong sur Tiananmen'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiVR9xd72OI/AAAAAAAAADw/dSlvfI6ozsY/s72-c/3582653911_146de1577b_o.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-830654688723205722</id><published>2009-05-31T13:25:00.022-04:00</published><updated>2009-09-13T23:01:46.624-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lu et vu'/><title type='text'>Tiananmen et Tank Man:  Jeu d'image, jeu de mémoire</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;La répression, dans le sang, des manifestations étudiants de 1989 sur la place Tiananmen, dont nous marquons la 20e anniversaire cette semaine, a inspiré un geste de résistance des plus émouvant--et des plus connu, mondialement--de la part d'un jeune Chinois connu seulement sous le nom de "Tank Man".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342383970962168962" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 293px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP16prw3II/AAAAAAAAADo/nLN5ggLW-PY/s400/tiananmen-square-tank.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cliquer &lt;a href="http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/tankman/"&gt;ici&lt;/a&gt; pour voir le clip vidéo de la confrontation dans son intégralité. Tank Man monte sur le char blindé dans un effort pour parler aux soldats; d’autres Pékinois prennent Tank Man en mains, le sortant de la scène avant qu’il ne se fasse tirer dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, cette image est rentrée dans notre mémoire collective, à la fois en Chine et en Occident, peut-être plus en Occident qu’en Chine d’ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP1x1HTakI/AAAAAAAAADg/P1T7Y5FQrOk/s1600-h/1101890619_400.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342383819411647042" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 304px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP1x1HTakI/AAAAAAAAADg/P1T7Y5FQrOk/s400/1101890619_400.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En Chine, au lendemain du bain de sang de 1989, le régime chinois lance une campagne de propagande dans l’objectif de racheter son image, surtout auprès des Chinois qui n’habitent pas dans les grandes villes et n’ont pas assisté aux manifestations.  Un des thèmes alors martelés est celui de la violence des manifestants envers des jeunes soldats innocents; une des images mises de l’avant—dont je me rappelle très bien mais que je ne suis pas arrivé à retrouver—est justement celle d’un soldat, le corps noirci par les brûlures, pendu à la tourelle d’un char, lui aussi carbonisé.  Les images suivantes permettent de se remettre dans le contexte, même si leur impact reste moindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP1pW5p89I/AAAAAAAAADY/T-L_TYSbTWs/s1600-h/burnign+tank.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342383673862386642" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 266px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP1pW5p89I/AAAAAAAAADY/T-L_TYSbTWs/s400/burnign+tank.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP1jmb0IdI/AAAAAAAAADQ/K4uVinvtS7E/s1600-h/421632648_5791727b93.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342383574952976850" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 268px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP1jmb0IdI/AAAAAAAAADQ/K4uVinvtS7E/s400/421632648_5791727b93.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP1c4ZVg0I/AAAAAAAAADI/46-WSnCGpk8/s1600-h/pict522.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342383459515335490" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 263px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP1c4ZVg0I/AAAAAAAAADI/46-WSnCGpk8/s400/pict522.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP1XVpHwLI/AAAAAAAAADA/M8tVZAlQBAE/s1600-h/tiananmen_1989_08.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342383364286955698" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 277px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP1XVpHwLI/AAAAAAAAADA/M8tVZAlQBAE/s400/tiananmen_1989_08.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Après 20 ans, les autorités chinoises restent sensibles sur la question; un &lt;a href="http://www.pekingduck.org/"&gt;bloggeur en Chine&lt;/a&gt; raconte que l’écran de son ordinateur devient blanc dès qu’il tape « Tank Man » dans Google.  Des blogues étrangers—y compris le nôtre, en fait tout ce qui est sur blogspot—sont bloqués en Chine depuis quelques semaines.&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;En Occident, l’image du Tank Man a connu diverses mutations depuis vingt ans.  Certaines gardent l’esprit critique de l’originale, comme celle-ci, qui compare—défavorablement—le « courage » de Google—et par extension d’autres services web occidentaux installés en Chine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP1RGavwlI/AAAAAAAAAC4/PqrOISZ8Pyw/s1600-h/Tiananmen_Tank_Man_Google_China.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342383257120916050" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 310px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP1RGavwlI/AAAAAAAAAC4/PqrOISZ8Pyw/s400/Tiananmen_Tank_Man_Google_China.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Ou bien celle-ci, plus fine, plus parlante&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP1JR7Bg-I/AAAAAAAAACw/lfnRK8Fkalo/s1600-h/tank2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342383122770133986" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 229px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP1JR7Bg-I/AAAAAAAAACw/lfnRK8Fkalo/s400/tank2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;D’autres s’avèrent moins fines mais peut-être pardonnables –en l’occurrence, on le sait, les Simpsons se foutent de tout et n’importe quoi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP1Ar7SsMI/AAAAAAAAACo/X5uLHO708Z4/s1600-h/Tiananmen_Tank_Man_Simpsons_2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342382975131758786" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP1Ar7SsMI/AAAAAAAAACo/X5uLHO708Z4/s400/Tiananmen_Tank_Man_Simpsons_2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Par contre cette dernière est elle difficilement pardonnable&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP03rVMVtI/AAAAAAAAACg/qSB-Pq4a9q0/s1600-h/tiananman-square-cow.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342382820353136338" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 270px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP03rVMVtI/AAAAAAAAACg/qSB-Pq4a9q0/s400/tiananman-square-cow.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chick-fil-a, boîte de malbouffe américaine, nous envoie le message suivant : mangez plus de poulet, moins de bœuf, car les vaches sont plus courageuses.  Sans commentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Ownby&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-830654688723205722?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/830654688723205722/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=830654688723205722&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/830654688723205722'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/830654688723205722'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/05/tiananmen-et-tank-man-jeu-dimage-jeu-de.html' title='Tiananmen et Tank Man:  Jeu d&apos;image, jeu de mémoire'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SiP16prw3II/AAAAAAAAADo/nLN5ggLW-PY/s72-c/tiananmen-square-tank.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-4650068543755024055</id><published>2009-05-29T15:34:00.003-04:00</published><updated>2009-09-13T23:02:37.143-04:00</updated><title type='text'>Explorations :  Confucius, Kang Xiaoguang, et l’avenir de la Chine (2)</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Kang Xiaoguang, futur confucéen, fait ses études de bacc en mathématiques appliquées, et une fois diplômé en 1986, enseigne pendant 4 ans comme jeune professeur au sein du Département d’agronomie de l’Université de Shenyang, au nord-est de la Chine.  En 1990, il entame ses études de maîtrise en écologie à l’Académie chinoise d’études en sciences sociales, à Beijing.  C’est au lendemain de l’écrasement des manifestations de Tiananmen, la Chine se fait conspuer par la communauté internationale.  La réponse chinoise?  Une défense musclée de sa spécificité nationale :  la Chine possède une culture et une expérience uniques, lui permettant de &lt;a href="http://www.china.org.cn/e-white/2000renquan/index.htm"&gt;définir droits et démocratie&lt;/a&gt; comme bon lui semble, et gare aux sales étrangers qui lanceraient des complots contre la Chine sous prétexte de se soucier du bien-être du peuple chinois.  Cette vague de nationalisme culturel, qui souffle encore de nos jours, Kang Xiaoguang baigne dedans; il est un étudiant ambitieux qui veut rendre service à la patrie et au peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diplômé en 1993, Kang se fait nommer chercheur au &lt;a href="http://www.rcees.ac.cn/en/"&gt;Centre de recherche en sciences éco-environnementales&lt;/a&gt; en 1994, et passe sa première année comme chercheur dans les villages de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guizhou"&gt;Guizhou&lt;/a&gt;, une des régions des plus pauvres de la Chine.  Son but?  Étudier de près les causes et les conditions de la pauvreté qui hante la Chine rurale.  Il devient alors le champion public des pauvres, publiant des articles et des livres remettant en question la vision « néo-libérale » de l’époque, l’idée que les pauvres méritent leur sort parce qu’ils manquent de la « qualité » (&lt;em&gt;suzhi&lt;/em&gt;) nécessaire pour faire mieux.  De fil en aiguille, Kang s’implique dans les projets anti-pauvreté à l’échelle nationale, comme le Projet espoir, géré par le &lt;a href="http://www.cydf.org.cn/en/"&gt;China Youth Development Foundation&lt;/a&gt;.  Cette fondation est le symbole même de l’émergence d’une société civile à la chinoise, des groupes autonomes (ou semi-autonomes) qui prennent forme au cours des années 1990 et remplissent le vide créé par le démantèlement du système socialiste.  Kang écrit d’ailleurs des articles et des livres pour fêter la capacité chinoise à se gérer sans l’ingérence de l’État.  Kang considère qu’il assiste à la naissance de la nouvelle Chine, après un accouchement long et difficile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Or « l’affaire &lt;a href="http://www.blogger.com/fr.wikipedia.org/wiki/Falun_Gong"&gt;Falun Gong&lt;/a&gt; » met fin à ce beau rêve.  Mouvement controversé à présent, le Falun Gong trouve ses origines dans un engouement plus large pour le &lt;a href="http://www.blogger.com/fr.wikipedia.org/wiki/Qi_gong"&gt;qigong&lt;/a&gt; (la « discipline du souffle »), un mouvement de masse qui s’épanouit en Chine depuis la fin des années 1970.  Mélange de science (ou peut-être de science-fiction) et de nationalisme culturel, le qigong et le Falun Gong prétendent pouvoir guérir des maladies et perfectionner le corps et l’esprit des pratiquants, moyennant un dévouement à des maîtres charismatiques qui—comme les rock stars nord-américains—dispensent leurs enseignements dans les stades et arènes des grandes villes de la Chine.  Cautionné par l’État au départ, le mouvement attire des centaines de millions de Chinois qui redécouvrent par ce biais une culture populaire traditionnelle supprimée sous l’ère maoïste.  Jusqu’à ce que le Falun Gong dépasse les limites tacites du politically correct en Chine : en organisant une grande &lt;a href="http://english.ntdtv.com/ntdtv_en/pg_ShortFilms/2009-04-20/827612905672.html"&gt;manifestation&lt;/a&gt; à la porte du siège central du Parti communiste à la fin avril 1999.  La réponse des autorités chinoises va au-delà de la suppression du Falun Gong et remet en question l’autonomie (voire l’existence) de toute organisation autonome ou semi autonome—dont celles célébrées par Kang Xiaoguang, dévouées à la lutte contre la pauvreté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kang est sidéré par ce revirement, et c’est tout à son honneur; il publie alors un livre (à Hong Kong) où, sans défendre le Falun Gong, il pointe du doigt les autorités chinoises pour ne pas avoir respecté la société civile comme elle aurait dû le faire.  Mais c’est peine perdue, et il le sait.  En 2001, il part aux Etats-Unis pour passer un an comme chercheur invité à la &lt;a href="http://www.sais-jhu.edu/"&gt;School of Advanced International Studies&lt;/a&gt; de la Johns Hopkins University, à Washington, D.C.  Il est ainsi sur place pour assister aux attentats terroristes aux Twin Towers et à la réponse ultranationaliste de l’adminstration Bush.  Il relit &lt;a href="http://www.blogger.com/fr.wikipedia.org/wiki/Choc_des_civilisations"&gt;Choc des civilisations&lt;/a&gt;, ouvrage devenu classique du politicologue &lt;a href="http://www.blogger.com/fr.wikipedia.org/wiki/Samuel_Huntington"&gt;Samuel Huntington&lt;/a&gt;, à la lumière de ces événements.  Déclic.  Après la guerre froide, comme Huntington le dit, il ne reste plus que la culture comme enjeu principal des relations internationales et comme indice de la valeur nationale.  En Chine, pourtant, c’est le cirque. Tout au long du 20e siècle la culture chinoise traditionnelle s’est fait l’objet des critiques modernisatrices.  À la culture confucéenne, le gouvernement de la Chine préfère tantôt le libéralisme, tantôt le communisme, l’un aussi occidental que l’autre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kang en vient alors à la conclusion qu’il faut à la Chine une culture à la hauteur du défi lancé par Huntington.  Son choix tombe tout naturellement sur le confucianisme -comment la Chine fera-t-elle figure de leader mondial si elle ne fait que recourir à des repères culturels étrangers?  Mais sa pensée va plus loin.  Il décide de vendre le confucianisme à la fois au régime et à la société chinois, dans l’optique de permettre à l’État et à la société de se retrouver, et donc de passer outre l’impasse créée par l’affaire Falun Gong.  Kang sera désormais un confucianiste convaincu mais d’abord et surtout opportuniste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Ownby&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-4650068543755024055?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/4650068543755024055/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=4650068543755024055&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/4650068543755024055'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/4650068543755024055'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/05/explorations-confucius-kang-xiaoguang_29.html' title='Explorations :  Confucius, Kang Xiaoguang, et l’avenir de la Chine (2)'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-3814123504627742920</id><published>2009-05-29T06:37:00.013-04:00</published><updated>2009-09-13T23:04:00.717-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lu et vu'/><title type='text'>Tiananmen:  Bientôt 20 ans et le flou persiste</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/Sh-79aX-LUI/AAAAAAAAABY/JnSczMsqg_Q/s1600-h/pict520.jpg"&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5341194346810977602" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 266px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/Sh-79aX-LUI/AAAAAAAAABY/JnSczMsqg_Q/s400/pict520.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/Sh-7hk14oFI/AAAAAAAAABQ/nT8hzm9MSng/s1600-h/pict520.jpg"&gt;&lt;/a&gt;À première vue, rien n’est flou à propos de Tiananmen lorsqu’on regarde ce qui s’est passé : des manifestations étudiantes s’opposant aux aspects négatifs des réformes de Deng Xiaoping, dégénérant en mouvement social à grande échelle, le tout ayant été laissé mijoter par un gouvernement divisé, jusqu’à ce que l’aile radicale du Parti décide d’éliminer ce mouvement au moyen d’une intervention militaire plus que brutale. Pourtant, après vingt ans de recherches et de souvenirs, les interprétations semblent encore contradictoires, signe que la charge émotionnelle de cet événement n’a rien perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Récemment, le site web du journal Le Monde a mis en ligne un &lt;a href="http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/visuel/2009/05/25/generation-tian-anmen-avoir-vingt-ans-en-chine_1195170_3216.html"&gt;montage multimédia&lt;/a&gt; à partir des photos prises par Patrick Zachmann, un photographe français, où il raconte sa participation au mouvement de la place Tiananmen du 13 au 23 mai 1989. Photos, témoignages et souvenirs ponctuent un tableau nostalgique d’une jeunesse chinoise idéaliste ayant lancé un mouvement comparable, selon les termes de l’auteur, à un Woodstock ou à un Mai 68 « à la chinoise ». Il complète ce tour multimédia par deux entrevues avec des Chinois de différentes générations, pour montrer les perspectives existantes en Chine quant à ce mouvement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Quelques semaines plus tôt, sur un blogue intitulé « Fool’s Mountain : Blogging for China », Mark Anthony Jones exposait une &lt;a href="http://blog.foolsmountain.com/2009/05/08/sorting-fact-from-fiction-%e2%80%93-tiananmen-revisited-part-1/"&gt;vision&lt;/a&gt; radicalement différente du mouvement étudiant, utilisant les témoignages de grands noms du journalisme ou de la recherche sur la Chine (Andrew Nathan, Jan Wong…) pour en donner une version passablement plus complexe et moins romantique que celle de Zachmann.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Pour le grand public, ou bien pour le néophyte n’ayant pas fait de recherches approfondies sur ce sujet, avoir une vision claire est particulièrement difficile. Sujet tabou et censuré en Chine, bourré de charge émotionnelle partout dans le monde, il est normal qu’on cherche à le décrire en des termes familiers dans les médias. Entre la vision d’un « Woodstock » chinois et celle d’un mouvement de revendications plus froid, organisé et banal, comment départager ces deux visions ? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Peut-on voir les étudiants chinois comme des idéalistes au grand cœur, ayant défié leur gouvernement dictatorial au nom de leurs idéaux jusqu’au sacrifice final ? Ou bien peut-on voir cet événement comme un banal mouvement social que le gouvernement chinois a commis l’erreur de tolérer un peu trop longtemps ? Quelle était la place exacte des étudiants, des ouvriers et de la population générale en son sein ? Quelles étaient les revendications de tous ces groupes et à quel point étaient-ils unis ? Quel danger représentaient-ils pour que la réponse du gouvernement soit si violente ? Plus important encore : toutes ces questions sont-elles posées dans l’esprit de savoir ce qu’était le mouvement, ou dans l’esprit de ce que nous pensons qu’il a été ? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Toutes ces questions sont peu agréables à poser et difficiles à répondre. Il est cependant clair qu’apposer des étiquettes familières au public occidental sur les événements chinois risque à terme de nous éloigner de leur signification pour la conscience et le contexte chinois. Bien plus que Woodstock, c’est le &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/May_Fourth_Movement"&gt;mouvement du quatre mai&lt;/a&gt; et, bien plus présente dans la conscience populaire, la &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cultural_Revolution"&gt;Révolution Culturelle&lt;/a&gt; qu’il faut considérer ici. Juger sévèrement la réaction du gouvernement chinois est nécessaire, comprendre la nature du mouvement de Tiananmen et de ses revendications l’est encore plus ; toutefois, il est indispensable d’envisager cet événement dans les termes et le contexte de l’histoire chinoise. C’est la seule concession que nous pouvons faire à cet événement tragique qui est loin d’avoir fini de monopoliser les esprits. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Ivan Barreau&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-3814123504627742920?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/3814123504627742920/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=3814123504627742920&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/3814123504627742920'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/3814123504627742920'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/05/tiananmen-bientot-20-ans-et-le-flou.html' title='Tiananmen:  Bientôt 20 ans et le flou persiste'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/Sh-79aX-LUI/AAAAAAAAABY/JnSczMsqg_Q/s72-c/pict520.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-2715978487176656643</id><published>2009-05-28T07:34:00.008-04:00</published><updated>2009-09-13T23:03:18.708-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='université'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='explorations'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='discrimination'/><title type='text'>Explorations: Requiem pour le mythe méritocratique de l'université chinoise</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;À l’approche du gaokao &lt;/span&gt;(高考)&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, l’examen national d’entrée à l’université, plus de dix millions de jeunes lycéens chinois s’apprêtent à jouer leur avenir. De ce nombre, un peu plus de la moitié accèdera aux études supérieures et à la promesse d’un avenir meilleur. Pour certains cependant, les bonnes notes ne suffiront pas : jugés trop petits, trop faibles ou inadéquats, les portes de plusieurs écoles ne s’ouvriront pas à eux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Au cœur de la récente controverse, la Faculté de médecine de l’Université de Pékin (Beiyi) qui, le mois dernier, annonçait et défendait publiquement sa décision de restreindre l’accès à ses programmes aux candidats trop petits (moins de 1,50m pour les filles et 1,60m pour les garçons), dont le poids dépasse de 20% le poids santé ou étant porteurs de l’hépatite B.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jugées excessives par plusieurs &lt;a href="http://hi.baidu.com/%D3%EA%CC%EF%C3%C5%C2%ED/blog/item/b695e5427812be1b73f05d07.html"&gt;activistes&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://chinarights2.blogspot.com/2009/05/blog-post_10.html"&gt;avocats&lt;/a&gt; chinois, ces mesures ne sont cependant que le reflet de critères officieux d’admission ou d’embauche déjà existants. En effet, les histoires de jeunes chinois subissant des &lt;a href="http://articles.latimes.com/2005/mar/31/world/fg-taller31"&gt;chirurgies d’allongement des jambes&lt;/a&gt; ou de porteurs de l’hépatite B &lt;a href="http://www.chinadevelopmentbrief.com/node/840"&gt;renvoyés&lt;/a&gt; de leur écoles ou &lt;a href="http://www.chinadaily.com.cn/bizchina/2007-06/28/content_5421170.htm"&gt;refusés&lt;/a&gt; à l’embauche sont fréquentes. Ce qui choque ici est de voir une Faculté de la plus prestigieuse université de Chine s’en réclamer ouvertement. Et derrière elle, une bonne partie des établissements d’enseignement et de recherche les plus prestigieux du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;De fait, la discrimination envers les porteurs de l’hépatite B serait endémique dans le milieu universitaire chinois, tout particulièrement dans les écoles de médecine et les centres de recherche de la Défense Nationale et de l’Académie chinoise des sciences (ACS). Selon un &lt;a href="http://www.yirenping.org/article.asp?id=154"&gt;rapport&lt;/a&gt; de l’ONG anti-discrimination Yirenping (益任平) paru en octobre 2008, au moins 94 des 113 centres de l’ACS refusent aux porteurs de l’hépatite B l’admission aux études de 2e et 3e cycles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que l’exclusion systématique des porteurs de l’hépatite B des écoles de médecine mérite discussion et modération (p.ex. pourquoi les exclure des disciplines non cliniques?), leur exclusion de la recherche aux cycles supérieurs et la discrimination sur la base de la taille ou du poids – sans égard aux performances académiques – laissent pantois.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Une discrimination institutionnalisée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Selon l’avocat pékinois &lt;a href="http://www.voafanti.com/gate/big5/www.voanews.com/chinese/archive/2009-04/w2009-04-18-voa46.cfm?CFID=214605013&amp;amp;CFTOKEN=42077446&amp;amp;jsessionid=6630d6ae5218afdcbcc91c541e602e194621"&gt;Li Fangping&lt;/a&gt;, l’absence d’un cadre légal anti-discrimination et le laisser-faire de plusieurs ministères a laissé les coudées franches aux grandes universités pour progressivement resserrer leurs règles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2003, le Ministère de l’Éducation, de la Santé et la Fédération des personnes handicapées de Chine publiaient conjointement, à titre de suggestion aux universités, les &lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.moe.edu.cn/edoas/website18/level3.jsp?tablename=1491&amp;amp;infoid=13972"&gt;Lignes directrices concernant l'examen physique de recrutement des écoles régulières d'enseignement supérieur&lt;/a&gt;. D’abord accueillies favorablement, celles-ci semblent aujourd’hui faire autant partie de la solution que du problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’une part, ces &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lignes&lt;/span&gt; sans force de loi se voulaient une tentative de circonscrire et d’uniformiser les critères de sélection physiques à des champs d’étude précis pour éviter la discrimination. Par exemple, elles stipulent que les porteurs du virus de l’hépatite avec une fonction hépatique normale ne devraient généralement pas être exclus des programmes d’études, excepté l’enseignement préscolaire, les études navales, l’aéronautique et l’agro-alimentaire (aucune mention ici de la médecine).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du même souffle cependant, les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lignes&lt;/span&gt; laissent entrevoir une logique différente en interdisant, par exemple, aux bègues d’étudier la médecine et en décourageant les balafrés et les bossus d’étudier les arts de la scène, le journalisme ou le droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, bien qu’incluant quelques dispositions anti-discrimination, ces &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lignes directrices &lt;/span&gt;promeuvent clairement l’idée qu’il est acceptable d’utiliser des critères non fondés sur le mérite académique pour sélectionner les étudiants, ou à tout le moins, imposer une vision de ce que devrait être le candidat idéal pour une discipline donnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Logique de marché&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Un responsable du recrutement à Beiyi cité anonymement dans le quotidien &lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.thebeijingnews.com/news/beijing/2009/04-21/008@025502.htm"&gt;The Beijing News&lt;/a&gt; affirmait ainsi agir dans l’intérêt de ces candidats qui, au sortir de leurs études, auraient de la difficulté à se trouver un emploi. En les excluant d’emblée, Beiyi croit pouvoir leur éviter ce désagrément et ne pas gaspiller les ressources dévolues à leur formation. Autrement dit, prenant acte de la discrimination dont fait preuve le marché du travail, l’université discriminerait à son tour, « préventivement ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’implication directe des gouvernements central et municipaux dans le financement &lt;span style="font-style: italic;"&gt;et&lt;/span&gt; la gestion des universités n’est pas étrangère à cette pression de créer des candidats aptes au marché du travail. À cet égard, on peut douter du niveau d’autonomie institutionnelle que conservent réellement les universités&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le blogueur &lt;a href="http://blog.sina.com.cn/s/blog_49bc1a2d0100denn.html"&gt;Xin Haiguang&lt;/a&gt; cependant, cette logique mercantile où chaque étudiant est traité comme un investissement devant rapporter le plus grand profit possible n'est ni plus ni moins qu'une trahison de l'esprit universitaire. Selon lui, non seulement cette logique réduit-elle les études à une préparation au marché du travail (« Certes, nous voulons vivre et prospérer, mais le but des études n’est-il pas surtout de développer nos aspirations et notre vertu? » ), elle s’avère aussi résolument incompatible avec le droit de tous à l’éducation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant la massification de l’université chinoise – passée en l’espace de quelques années d’un système élitiste à un système de masse – et les difficultés en découlant (hypercompétitivité, taux de chômage d'environ 25% chez les nouveaux diplômés, mise en concurrence des universités, etc.), il serait étonnant de voir les universités réguler leurs pratiques sans le concours du gouvernement et la mise en place d’un cadre légal anti-discrimination plus cohérent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nul doute toutefois qu’il serait de leur devoir de le faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simon Hobeila&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-2715978487176656643?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/2715978487176656643/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=2715978487176656643&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/2715978487176656643'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/2715978487176656643'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/05/explorations-requiem-pour-le-mythe_28.html' title='Explorations: Requiem pour le mythe méritocratique de l&apos;université chinoise'/><author><name>Simon Hobeila</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09748740904447235746</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_hENxN2x5JnQ/Sgo1fE5ClHI/AAAAAAAAAAc/mFauSKe2I-4/S220/_MG_1776_portrait+coup%C3%A9+en+deux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-7645786272254126449</id><published>2009-05-27T07:50:00.004-04:00</published><updated>2009-09-13T23:04:20.564-04:00</updated><title type='text'>Explorations :  « Chacune d’entre vous pourrait être Deng Yujiao »  (谁都可能成为邓玉娇)</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/Sh01KziwplI/AAAAAAAAAA4/g8eAE2ax--8/s1600-h/china+sex+workers.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/Sh01KziwplI/AAAAAAAAAA4/g8eAE2ax--8/s320/china+sex+workers.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5340483192882243154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://chinadigitaltimes.net/china/deng-yujiao/"&gt;Deng Yujiao&lt;/a&gt; (邓玉娇), employée d’un karaoké de l’hôtel Xiongfeng (雄风) de Yesanguang (野三关) (province du Hubei), déferle actuellement les manchettes en Chine.  Sur le web chinois, l’affaire est progressivement devenue le sujet de l’heure et des millions d’internautes se sont mobilisés, depuis le 10 mai dernier, derrière la cause de la jeune Yujiao.  C’est que le 10 mai dernier, Deng Yujiao, alors affairée dans la buanderie du 梦幻休闲中心 (Centre de loisirs et relaxation ‘Cité des rêves’), fut abordée par deux hommes qui auraient exigé d’elle, en échange de quelques yuans, des « services particuliers (特殊服务) », i.e. sexuels.  Elle aurait catégoriquement refusé les avances, ce qui aurait provoqué la colère de l’un deux, un cadre du Parti et, de surcroît, un directeur d’un bureau administratif local.  Le cadre en question l’aurait ensuite frappée au moyen de sa liasse de billets, l’aurait menacée en lui vociférant des insultes puis, l’aurait plaquée sur un divan, menaçant de la violer.  Ce fut cette histoire que Deng Yujiao raconta aux policiers afin d’expliquer pourquoi, en cette soirée du 10 mai, elle en était venue à poignarder le cadre Deng Guida à mort au moyen d’un couteau à fruits (ou à pédicure ?) qu’elle avait dans son sac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette affaire, qui fit le tour de la Chine en l’espace de quelques heures, fait apparaître plusieurs sujets tabous dans le discours public chinois, notamment ceux du harcèlement sexuel et de la prostitution, devenus de véritables fléaux dans la Chine des vingt-cinq dernières années.  Mais, aussi, ce qu’on appelle désormais « le cas du viol de Deng Yujiao (邓玉娇被强奸) » témoigne de la rapidité à laquelle les informations voyagent désormais sur le web chinois, ainsi que la puissante force mobilisatrice qu’il constitue.  Vendredi dernier, le Bureau de l’information de Pékin a même explicitement &lt;a href="http://news.boxun.com/news/gb/china/2009/05/200905241131.shtml"&gt;défendu de faire de la publicité&lt;/a&gt; autour du cas de Deng Yujiao ou de l’enquête en cours.  Mais il était déjà trop tard; les langues déliées et les doigts des bloggeurs ont transformé le cas de Deng Yujiao, à l’image de celui de &lt;a href="http://www.chinaelections.net/newsinfo.asp?newsid=6835"&gt;Sun Zhigang&lt;/a&gt; il y a quelques années, en « cas parapluie » afin de dénoncer divers maux affligeant la société chinoise, notamment la commercialisation du sexe, la corruption des fonctionnaires et des autorités, l’inefficacité du système judiciaire, la censure des médias et la dégradation des droits et intérêts des femmes.  &lt;a href="http://sites.google.com/site/sinoblogue/Home/deng-yujiao"&gt;Texte integral&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emilie Cadieux&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-7645786272254126449?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/7645786272254126449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=7645786272254126449&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/7645786272254126449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/7645786272254126449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/05/explorations-chacune-dentre-vous.html' title='Explorations :  « Chacune d’entre vous pourrait être Deng Yujiao »  (谁都可能成为邓玉娇)'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/Sh01KziwplI/AAAAAAAAAA4/g8eAE2ax--8/s72-c/china+sex+workers.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-6190145567372326670</id><published>2009-05-26T07:12:00.007-04:00</published><updated>2009-09-13T23:05:29.633-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lu et vu'/><title type='text'>Lu et vu:  Voix d’outre-tombe</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;J’étais en Chine lorsque j’appris la mort de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Zhao_Ziyang"&gt;Zhao Ziyang &lt;/a&gt;en mai 2005. Quelle ne fut pas ma surprise de réaliser qu’aucun de mes jeunes amis dans la vingtaine, la plupart pourtant des étudiants universitaires, ne connaissaient le nom d’une des figures les plus marquantes de la vie politique chinoise des années 1980.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Manifestations_de_la_place_Tian"&gt;loi martiale&lt;/a&gt; imposée par le régime en juin 1989 pour reprendre le contrôle à partir des manifestants, Zhao Ziyang s’y opposa jusqu’au bout. Alors que les &lt;a href="http://archives.radio-canada.ca/politique/international/dossiers/2046-12792/"&gt;manifestations&lt;/a&gt; firent rage de Pékin à Wuhan, le Secrétaire général du Parti communiste d’alors réclame le dialogue avec les chefs-étudiants. Seule une relaxation de la ligne dure du parti saura, insiste-t-il, éviter un bain de sang. Il ne sera pas écouté. Dans la soirée du 3 juin, les &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x8272c_tank-man-lhomme-de-tiananmen-5-juin_news"&gt;tanks&lt;/a&gt; pénètrent la ville. Au matin, la place Tiananmen est vidée et ceux qui l’ont fait vibrer pendant plusieurs semaines, recherchés…ou enterrés. Zhao Ziyang, pour sa part, écope: destitué de ses fonctions, il est sommé à résidence surveillée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila ce qui explique l’engouement entourant la publication de &lt;em&gt;Prisoner of the State: The Secret Journal of Premier Zhao Ziyang &lt;/em&gt;(lire des &lt;a href="http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/asia/china/5325047/Extract-Prisoner-of-the-State-The-secret-Journal-of-Zhao-Ziyang.html"&gt;extraits&lt;/a&gt;) à l’approche du vingtième anniversaire des evenements de Tiananmen. Celui qu’on avait tenté de faire disparaître a réussi un coup de génie : se faire entendre—du moins en Occident—pour une dernière fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pendant les dernières années de sa vie, Zhao Ziyang &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/14/zhao-ziyang-china-tiananmen-memoirs"&gt;enregistre ses mémoires&lt;/a&gt; sur de vieilles cassettes d’opéra pékinois. Une à une, il les glisse hors de sa résidence par les mains de ses intimes. On en découvrira plus d’une trentaine remise à différentes personnes de confiance. Pour éviter les répétitions, les enregistrements n’ont pas été reproduits dans leur intégralité. La lecture du journal de &lt;em&gt;Prisoner of the State &lt;/em&gt;n’en demeure pas moins un exercice laborieux. Zhao reprend en détail la chronologie des événements des mois d’avril, mai et juin 1989. Il y ajoute ses impressions d’alors de la situation et des guerres intestines sévissant alors au sein du parti communiste chinois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zhao Ziyang narre ses efforts ratés de calmer l’aile radicale du parti, réclamant eux l’imposition de la loi martiale aussi tôt que le 26 avril 1989. Il y relate ses prises de bec avec &lt;a href="http://www.blogger.com/fr.wikipedia.org/wiki/Li_Peng"&gt;Li Peng&lt;/a&gt;, ardent supporteur de l’usage de la force, alors premier ministre. Zhao expose en détail les étapes de sa chute du pouvoir durant les semaines précédant le massacre. Des dernières décisions, il ne fera pas partie. « On the night of June 3rd, while sitting in the courtyard with my family, I heard intense gunfire. A tragedy to shock the world had not been averted, and was happening after all. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lendemain du massacre, Zhao Ziyang est soumis à une longue enquête interne. Ses mouvements sont limités au maximum. C’est ainsi que Zhao passera les 16 dernières années de sa vie dans l’ombre de ses quartiers. Le but d’une telle mesure: s’assurer que Zhao ne devienne pas un martyr pour une nouvelle génération, comme le fut son prédécesseur &lt;a href="http://www.blogger.com/fr.wikipedia.org/wiki/Hu_Yaobang"&gt;Hu Yaobang&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La partie la plus révélatrice de son récit concerne ses années de captivité. Zhao relate avec précision ses efforts pour obtenir l’extension de ses libertés individuelles. Il y reprend textuellement les lettres envoyées aux dirigeants de l’époque et y résume la nature des permissions obtenues durant cette période.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là se trouve exprimée toute l’absurdité de sa condition mais aussi sa confiance—déplacée, hélas—à l’endroit du système légal de la nouvelle Chine qu’il avait contribué à façonner. Homme déchu, Zhao n’abandonne pas l’espoir d’être un jour libéré. Comme le souligne d’ailleurs le sinologue Roderick MacFarquhar en préface : « To the end, he seems genuinely, if naively, to have believed that at some point his opponents might crack under the weight of his impeccable legalism. Of course, they didn’t. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fil de ses lamentations, Zhao Ziyang apparait comme un homme profondément blessé et seul. Laissé pour compte par ses anciens camarades du Parti, il n’aura pas la chance de dire un dernier au revoir à ses amis. Surtout, il paiera de sa liberté la politique de stabilité du gouvernement chinois des années 1990.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zhao Ziyang, victime trop souvent oubliée de Tiananmen, aura réussi avec ses manigances et ses vieilles cassettes de jeter une nouvelle lumière sur les guerres intestines sévissant au sein du parti communiste a la fin des années 80. Certes, la publication de son journal ne fera pas trembler le pouvoir d’aujourd’hui. Pourtant, si elle pouvait permettre l’éclosion d’une mémoire collective plus transparente quant aux evenements, Zhao n’aurait pas pris ses risques en vain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Valérie Nichols&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-6190145567372326670?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/6190145567372326670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=6190145567372326670&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/6190145567372326670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/6190145567372326670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/05/lu-et-vu-voix-doutre-tombe.html' title='Lu et vu:  Voix d’outre-tombe'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-1737481058713524151</id><published>2009-05-18T06:41:00.007-04:00</published><updated>2009-09-13T23:06:07.844-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='explorations'/><title type='text'>Explorations:  La couleur de la Chine</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;De quelle couleur est la Chine? À cette question, la plupart des Chinois vous répondraient sans doute spontanément : « rouge! » D’autres pourraient aussi être tentés de répondre « brune ». En effet, en regardant les sérieux problèmes de pollution présents tant en campagne que dans les villes, le point de vue se défend. Aujourd’hui par contre, la Chine sera verte. Internationalement, il est à souhaiter que l’arrivée de cette Chine Verte vienne souffler un vent de dynamisme sur un secteur qui semble parfois manquer de repères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Économie d’énergie, voitures électriques, énergies propres…l’innovation en matière d’environnement ne se frappe pas aux limites du cerveau humain, mais plutôt aux limites de sa volonté et de son budget. Or, il se trouve que, plus que jamais, ces deux variables abondent en Chine. Au-delà de la rhétorique entourant le débat relatif au droit au développement, la Chine fait maintenant face aux limites physiques de son environnement. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2007, le Chinois moyen produisait 5.1 tonnes de CO2 alors que l’Américan moyen, lui, en produit 19.4 tonnes. Avec plus d’un sixième de la population mondiale, il n’est pas difficile de comprendre que la théorie du rattrapage devra tôt ou tard rendre des comptes à dame nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;À Pékin, cette prise de conscience s’est traduite par une volonté inédite de transformer la Chine en une Chine Verte. Pourtant partant de très, très loin, la Chine est en voie de détrôner l’Allemagne comme champion de l’investissement en énergies renouvelables (en pourcentage de PIB). D’ores et déjà, la Chine se trouve en tête de liste en termes de production de ce type d’énergie et s’apprête à dépasser les pays développés pour sa production de nouvelles technologies propres. Depuis 2007, la Chine est le leader mondial en technologie solaire photovoltaïque et compte sur des standards d’efficacité énergétique automobile 40% supérieurs à ceux des États-Unis. Les politiques mises de l’avant par Pékin, combinées aux milliards investis, ont permis de créer un climat favorable à l’innovation qui commence déjà à porter fruit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, beaucoup reste à faire avant que l’on puisse réellement parler d’une Chine Verte. Ses détracteurs ne manquent d’ailleurs pas de rappeler que, malgré ses efforts, comme 80% de l’électricité chinoise provient du charbon, celui-ci reste, et restera la principale source de production énergétique pour Pékin. Considéré comme le plus polluant des combustibles fossiles, son utilisation croissante est la grande responsable derrière l’explosion des émissions de gaz à effet de serre chinois. La Chine utilise maintenant plus de charbon que les États-Unis, l’Europe et le Japon combinés. En effet, l’abondance et le faible coût du charbon en Chine a été jusqu’ici extrêmement profitable tant pour le consommateur moyen que pour les industries plus énergivores. La Chine est cependant de plus en plus consciente qu’à moyen terme, l’environnement doit aussi être pris en considération lorsqu’il est temps de calculer la profitabilité économique. Le 10 mai dernier, le &lt;a href="http://www.nytimes.com/2009/05/11/world/asia/11coal.html?ref=science"&gt;New York Times &lt;/a&gt;nous apprenait que même en ce qui a trait au charbon, la Chine semble vouloir se hisser en chef de file.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a près de deux ans maintenant, la Chine entreprit de faire le grand ménage dans son industrie du charbon. Le gouvernement projeta de remplacer graduellement ses vieilles centrales par de nouvelles, beaucoup plus efficaces et moins polluantes. Ces nouvelles centrales plus efficaces brûlent moins de charbon et émettent moins de dioxyde de carbone pour chaque unité d'électricité qu'elles génèrent. Alors que les plus désuètes ne parviennent à convertir que 27% de l'énergie du charbon en électricité, les plus efficaces atteignent désormais un rendement aussi élevé que 44% (aux États-Unis, les plus efficaces ont un rendement de 40%). En réduisant de plus d’un tiers les émissions de gaz, ces nouvelles politiques promues par Pékin ont un impact considérable sur le réchauffement climatique. Officiellement, la Chine exige maintenant aux compagnies d'électricité de retirer une vieille centrale plus polluante pour chaque nouvelle centrale construite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les efforts de la Chine commencent déjà à porter fruit. Cette « révolution propre » a permis l’assimilation de nouvelles technologies qui réduisent considérablement les coûts. La construction de l’une de ces nouvelles centrales vertes coûte aujourd’hui le tiers de ce que coûte la construction d’une centrale moins efficace aux États-Unis. Du côté environnemental, en novembre 2008, l'AIE réduisait ses prévisions quant à l'augmentation annuelle des émissions chinoises de gaz à effet de serre, les faisant passer de 3,2 à 3%, en réponse à des gains technologiques, en particulier dans le secteur du charbon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, tout n’est pas blanc ou…brun. Sans pour autant accorder le ciel sans confession à Pékin, je crois qu’il est beaucoup plus productif de se focaliser sur ce qui se passe de positif au cœur de l’empire du milieu et ainsi apprendre le l’expérience chinoise. Les dernières années ont su démontrer une volonté claire et affichée de faire de l’environnement une priorité nationale en Chine, une priorité &lt;em&gt;presque &lt;/em&gt;aussi importante que...le développement économique...Considérant les politiques déjà mises de l’avant et les moyens dont la Chine dispose, on peut oser espérer que le temps va s’occuper du reste. Dans le domaine des énergies vertes, la Chine pourrait déjà faire la morale à plusieurs pays occidentaux. Nos dirigeants n’ont qu’à bien se tenir s’ils veulent rester dans la course.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Hudon&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-1737481058713524151?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/1737481058713524151/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=1737481058713524151&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/1737481058713524151'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/1737481058713524151'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/05/explorations-la-couleur-de-la-chine.html' title='Explorations:  La couleur de la Chine'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-6726833686014022594</id><published>2009-05-18T06:09:00.006-04:00</published><updated>2009-09-13T23:06:22.924-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réactions à chaud'/><title type='text'>Réactions à chaud:  Montée de tension en Mer de Chine</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Au cours des dernières années, la Chine est parvenu à régler ses contentieux terrestres avec 13 de ses voisins. La situation ne progresse cependant pas aussi rapidement en mer. En effet, sur la Mer de Chine, les visées chinoises entrent encore en conflit avec celles de la quasi-totalité des pays de l’Asie Pacifique. Pour chacun des partis impliqués, les intérêts sont les mêmes : acquisition de domaines de pêche, contrôle d’importants gisements d’hydrocarbures ainsi que la sécurisation de couloir d’approvisionnement maritime. Du côté chinois, l’enjeu est de taille. 90 % de son commerce extérieur transite par la mer de Chine, 80 % de ses importations en pétrole y transige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu’au cours des dernières années, une approche de gestion partagée semblait vouloir s’imposer, &lt;a href="http://english.people.com.cn/90001/90776/90882/6658790.html"&gt;l’actualité de la semaine &lt;/a&gt;nous rappelle qu’au-delà de la bonne volonté, chaque partie demeure campée sur ses positions et se refuse à toute concession qui pourrait laisser une trace légale sur le plan du droit international. Le premier épisode de la semaine se déroula à l’ONU. La date limite pour déposer des requêtes territoriales maritimes, selon le “UN Law of the Sea Treaty”, arrivant à échéance le 6 mai dernier, 4 pays de l’Asie Pacifique tentèrent d’officialiser leurs prétentions sur les îles Spratly et Parcels. Les doléances malaises et vietnamiennes furent particulièrement mal reçues par Pékin. Celles-ci déclenchèrent une ronde d’intenses &lt;a href="http://english.people.com.cn/90001/90776/90883/6653317.html"&gt;protestations diplomatiques&lt;/a&gt; ainsi qu’une &lt;a href="http://www.earthtimes.org/articles/show/268645,vietnam-china-clash-over-un-law-of-the-sea--feature.html"&gt;montée des tensions entre la Chine et le Vietnam&lt;/a&gt;, ce qui déboucha sur une série d’accrochages entre les navires étasuniens et chinois en mer de Chine cette semaine. La décision du Vietnam, en avril dernier, de faire l’acquisition de 6 sous-marins russes de combat n’est pas non plus étrangère au conflit qui perdure dans cette région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Encore plus récemment, le 12 mai dernier, le dépôt du r&lt;a href="http://news.163.com/09/0514/12/599AHF1U0001121M.html"&gt;apport annuel japonais sur la sécurité suscita &lt;/a&gt;de vives réactions à Pékin. Ce rapport souligne l’importance de fournir une réponse appropriée aux activités illégales (非法活动), tant chinoises que taïwanaises, qui briment la souveraineté territoriale japonaise en Mer de Chine. C’est l’ajout d’un chapitre spécial dédié à la sécurité territoriale en mer qui retint particulièrement l’attention. Cet ajout se veut justifié par la présence croissante de navires de prospection chinois dans les eaux territoriales reliées aux îles Senkakus (钓鱼岛). Présentement administrées par le Japon, la Chine prétend que, comme ces îles font partie de son territoire ancestral, celles-ci lui reviennent de droit. Il est à souhaiter que ce soudain regain de tension en Mer de Chine ne soit pas précurseur de l’arrivée d’une nouvelle ère d’affrontement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce retour à la « une » contraste vivement avec l’accalmie qui régnait depuis le début du troisième millénaire. L’avènement du « Soft Power » chinois, qui favorise de plus en plus l’utilisation de la puissance politique et économique, au détriment de la force militaire, joua un rôle important dans la pacification de la région. En effet, sans renoncer à sa "dite" souveraineté sur bon nombre d’îles de la région, Pékin semble vouloir privilégier la coopération à la confrontation. En 2002, la signature d’un code de bonne conduite dans la mer de Chine, qui permit de pacifier de façon appréciable la région, marqua un pas dans la bonne direction. Puis en mars 2005, trois compagnies pétrolières, une chinoise, une vietnamienne et une philippine, signèrent « un &lt;a href="http://french.peopledaily.com.cn/Economie/3556767.html"&gt;accord tripartite &lt;/a&gt;historique à Manille visant à prospecter conjointement les ressources de pétrole et de gaz dans les zones litigieuses de la Mer de Chine méridionale. » Quelques mois plus tard, lors du sommet de coopération économique de la sous-région du Grand Mékong, cette entente fut renforcée par la signature d’accord entre le Vietnam et la Chine visant à développer conjointement les zones disputées en Mer de Chine méridionale. Cette même année, le président chinois réitéra, auprès des plus hauts dirigeants des Philippines, de l’Indonésie et du Brunei, son désir des régler les litiges dans cette zone et à s'engager dans l'exploitation conjointe afin de transformer la Mer de Chine méridionale en une « zone d'eau, d'amitié et de coopération entre la Chine et l'ASEAN (Association des Nations de l'Asie du Sud-Est). »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un &lt;a href="http://french.peopledaily.com.cn/Chine/6433173.html"&gt;réchauffement significatif &lt;/a&gt;se fit même sentir au cœur des relations trop souvent problématiques entre la Chine et le Japon. Bien que de façon timide, les deux géants asiatiques se mirent d’accord, en juin dernier, pour « faire un premier pas vers l'exploitation conjointe" dans "une zone adéquate choisie" en Mer de Chine orientale. » « Cet accord ouvre la voie à une exploration et à une exploitation conjointe de ces réserves de gaz. Il "favorisera la paix et la stabilité en mer de Chine orientale, et bénéficiera à la Chine et au Japon en renforçant leur coopération dans le domaine de l'énergie", explique un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères repris par Chine Nouvelle. Pour les deux pays, un tel accord est un signe supplémentaire du réchauffement diplomatique entre Tokyo et Pékin. En mai dernier, le Premier ministre japonais Yasuo Fukuda et le président chinois Hu Jintao, s'étaient entendus pour en finir avec ce contentieux qui pèse depuis longtemps sur les relations bilatérales. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre ces accomplissements, le « Soft Power » chinois permit de mettre en échec les projets de collaboration entre British Petrolium (BP) et le Vietnam. Suivant les pressions de la Chine, BP annonçait, en 2007, qu'il suspendrait ses travaux sur des champs gaziers situés au sud-est du Vietnam. L’année suivante, un projet d'investissement d'Exxon Mobil en mer de Chine méridionale fut lui aussi mis à abandonné grâce aux pressions politiques de pékin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Hudon&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-6726833686014022594?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/6726833686014022594/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=6726833686014022594&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/6726833686014022594'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/6726833686014022594'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/05/reactions-chaud-montee-de-tension-en.html' title='Réactions à chaud:  Montée de tension en Mer de Chine'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-1029944368302813055</id><published>2009-05-15T07:56:00.006-04:00</published><updated>2009-09-13T23:06:36.576-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réactions à chaud'/><title type='text'>Réactions à chaud:  « L’espion qui venait de Taiwan », ou les dessous des relations sino-américaines</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Les amateurs d’histoire d’espionnage ne restent jamais sur leur faim avec les relations sino-américaines. De nouvelles affaires viennent en effet périodiquement apporter de l’eau au moulin de tous ceux accusant la Chine de comportement agressif sur la scène internationale. Qu’on se souvienne de &lt;a href="http://lachutedumur.wordpress.com/2009/03/21/les-confessions-dun-espion-chinois-ayant-fait-defection-aux-etats-unis/"&gt;l’affaire de l’ex-agent chinois Li Fengzhi &lt;/a&gt;, des nombreux &lt;a href="http://www.spyworld-actu.com/IMG/article_PDF/article_9308.pdf"&gt;cas de cyber-espionnage &lt;/a&gt;chinois sur des sites américains, le thème revient périodiquement depuis de nombreuses années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dernière affaire en date est celle où James W. Fondren, fonctionnaire du Department of Defense, accusé d’avoir vendu des documents classifiés à un homme d’affaires taiwanais, Tai Shen Kuo, ce dernier ayant selon le quotidien &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.huffingtonpost.com/2009/05/13/james-w-fondren-charged-w_n_203234.html"&gt;Huffington Post &lt;/a&gt;&lt;/em&gt;plaidé coupable d’espionnage pour le compte de la République Populaire. Fondren serait, selon le journal, le deuxième fonctionnaire de la défense américaine à avoir fait passer des documents sensibles à cet agent du gouvernement de Beijing, croyant à tort qu'ils servaient la cause taïwanaise. L’année dernière, un de ses collègues, Gregg Bergersen, aurait lui aussi vendu des documents d’État contre paiement à Tai Shen Kuo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bien au-delà des détails minimes révélés par la presse et de tous ceux qui ne dépasseront pas les cercles autorisés, nous pouvons néanmoins nous interroger sur la signification de ce type d’événements, tant au niveau du comportement international de la Chine que de l’image de celle-ci donnée aux Etats-Unis lors de telles affaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ampleur des accusations, les aveux des principaux concernés et de manière plus générale, le comportement classique des pays au niveau international, tout cela ne peut que soutenir la thèse de l’espionnage chinois aux Etats-Unis. Dans l’état actuel des liens politiques et stratégiques entre les deux puissances, il faudrait être un peu déconnecté des réalités internationales pour penser qu’il s’agit d’un phénomène nouveau et propre à la Chine. D’autres affaires suffisent pour comprendre qu’il s’agit d’un jeu qui se joue à deux : l’incident de l’avion espion américain de 2001 ainsi que plus récemment, ceux des soi-disant &lt;a href="http://www.msnbc.msn.com/id/30582732/"&gt;navires de pêche chinois&lt;/a&gt; harcelant des navires de surveillance américains opérant en bordure des eaux territoriales chinoises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vraie question dans l’affaire Fondren n’est pas de conclure sur une quelconque agressivité chinoise, mais plutôt de comprendre pourquoi des fonctionnaires américains en viennent à vendre des documents sensibles à de faux agents taiwanais, ainsi que de réaliser que le public n’aura pas accès aux détails cruciaux de ces affaires. Cela regarde essentiellement le gouvernement américain ainsi que ses liens parfois spéciaux avec Taiwan, et n’apprend rien de vraiment nouveau sur le comportement international de Pékin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, chacune de ces affaires fournit un argument supplémentaire aux conservateurs américains pour construire leur rhétorique. De nombreux milieux politiques et intellectuels aux Etats-Unis voient d’un très mauvais œil la montée de la Chine depuis les années 90 et souhaitent une ligne plus dure. Dans le contexte de la politique américaine, il semble que cette affaire ait plus de potentiel au niveau interne qu’international. Après tout, l’article du &lt;em&gt;Huffington Post &lt;/em&gt;ne mentionnait aucune protestation officielle envoyée à Beijing. Il est donc permis de penser que cette affaire est à « consommation interne » seulement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ivan Barreau&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-1029944368302813055?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/1029944368302813055/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=1029944368302813055&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/1029944368302813055'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/1029944368302813055'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/05/reactions-chaud-lespion-qui-venait-de.html' title='Réactions à chaud:  « L’espion qui venait de Taiwan », ou les dessous des relations sino-américaines'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-4975208896185968248</id><published>2009-05-14T18:14:00.012-04:00</published><updated>2009-09-13T23:06:52.714-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='explorations'/><title type='text'>Explorations:  Confucius, Kang Xiaoguang, et l’avenir de la Chine (1)</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques temps déjà, le gouvernement chinois, et d’abord le Parti communiste chinois (PCC), vit une véritable crise de légitimité. La crise évolue au ralenti car elle est issue du grand succès économique que connaît l’Empire du milieu depuis trente ans. Succès dont les leaders du Parti peuvent se targuer d’avoir été les auteurs. Qu’en est-il de la nature de la crise? C’est que le marxisme-léninisme, la doctrine « scientifique » servant de base théorique avérée à la légitimité du PCC, n’a joué &lt;em&gt;aucun rôle &lt;/em&gt;dans la montée fulgurante de la Chine depuis la mort de Mao Zedong. Les forces du marché, oui. La mondialisation, oui. L’autoritarisme, peut-être. Mais on peut être autoritaire sans être marxiste, ce que le PCC (et peut-être le peuple chinois, voilà le hic) n’est pas sans savoir. D’où la tentation confucéenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les leaders du Parti, comme pour certains intellectuels chinois d’ailleurs, le confucianisme est synonyme de tradition glorieuse, de fierté nationale, de société hiérarchisée et de gouvernement autoritaire. Il s’agit surtout d’une &lt;em&gt;marque de commerce &lt;/em&gt;bien connue dont le &lt;em&gt;produit &lt;/em&gt;reste à définir. De fait, tout au long du 20e siècle, le confucianisme a été l’objet de condamnations répétées pour avoir été à la fois symbole et substance de l’ordre « féodal », un ordre que les modernisateurs, qu’ils soient communistes ou républicains, auraient voulu voir définitivement disparaître. De sorte que, depuis 60 ans, il ne reste plus grand-chose du confucianisme en Chine—plus d’écoles ou d’académies, plus d’écrits, plus de professeurs. Certains comportements et habitudes exceptés, bien ancrés dans les mœurs et dans la culture chinoises. Si tant est qu’on puisse d’ailleurs les étiqueter de « confucéens » , à mes yeux, ils seraient bien davantage et tout simplement… « chinois ». Quoiqu’il en soit, en un temps où tout ce qui est « traditionnel » prend un certain cachet, voire de la valeur, il semble plaire aux Chinois d’apprendre qu’ils sont bel et bien restés confucéens. Et c’est sur ce terrain de redécouverte (ou de réinvention?) de cette tradition que le PCC songe peut-être à rasseoir sa légitimité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En même temps, mettons-nous à la place de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hu_Jintao"&gt;Hu Jintao &lt;/a&gt;ou de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wen_Jiabao"&gt;Wen Jiabao&lt;/a&gt;, ou même de n’importe quel autre leader du PCC, et posons-nous la question suivante : comment et à quel moment allons-nous annoncer la chose à la Chine? À partir de quand les membres du Bureau politique arboreront-ils fièrement des T-shirts (mieux, des casquettes) portant le logo « Cool Confucius »? À quel moment le &lt;em&gt;&lt;a href="http://french.people.com.cn/"&gt;Quotidien du peuple &lt;/a&gt;&lt;/em&gt;changera-t-il de nom pour devenir &lt;em&gt;Confucius dit&lt;/em&gt;? Il n’est pas très compliqué de comprendre que certains problèmes de PR se posent ici à la République populaire de Chine. Face à ces problèmes, le PCC donne le feu jaune au confucianisme dans le sens où il permet aux particuliers et aux groupes intéressés à se lancer dans diverses initiatives confucéennes de le faire, sans risquer de se voir mettre des bâtons dans les roues. On notera parmi ces initiatives, la multiplication &lt;a href="http://perspectiveschinoises.revues.org/document2453.html"&gt;d’écoles privées confucéennes&lt;/a&gt;, des &lt;a href="http://articles.latimes.com/2007/may/07/world/fg-confucius7"&gt;best-sellers &lt;/a&gt;qui font la promotion d’un confucianisme quelque peu « nouvel âge » ou encore certains &lt;a href="http://www.nytimes.com/2009/05/12/opinion/12iht-edbell.html?_r=2&amp;amp;ref=global"&gt;discours intellectuels&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour une conférence que je donne au mois de juin prochain, à Taiwan, dans le cadre d’un colloque sur « Confucianisme populaire et sociétés rédemptrices », je m’attelle à l’analyse d’un de ces intellectuels, un certain &lt;a href="http://ard.ruc.edu.cn/en/20838.html"&gt;Kang Xiaoguang&lt;/a&gt;. Né en 1963, Kang est jeune. Formé en sciences sociales « dures », il lutte contre la pauvreté, revendique la liberté de presse et d’association, tout en travaillant comme &lt;em&gt;insider&lt;/em&gt; dans les centres de recherche et des thinktanks parmi les plus connus. En même temps, il dénonce sans retenue l’exploitation du peuple aux mains des capitalistes et du gouvernement de la Chine; il publie d’ailleurs certains de ses livres à Hong Kong et à Singapour pour contourner la censure en Chine. Et il réclame un retour au confucianisme. Haut et fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kang étant un cas de figure qui rejoint les préoccupations de notre blogue, j’ai décidé de faire de lui le sujet de notre première « Exploration » et de monter sur le blogue ma conférence, à mesure que je la rédige. Dans mon prochain billet, je m’attacherai à la carrière intellectuelle de Kang avant qu’il n’affiche ses couleurs confucéennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Ownby&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-4975208896185968248?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/4975208896185968248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=4975208896185968248&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/4975208896185968248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/4975208896185968248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/05/explorations-confucius-kang-xiaoguang.html' title='Explorations:  Confucius, Kang Xiaoguang, et l’avenir de la Chine (1)'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-1672929403711517302</id><published>2009-05-12T09:27:00.007-04:00</published><updated>2009-09-13T23:07:48.588-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réactions à chaud'/><title type='text'>Réactions à chaud:  Jackie Chan à la rescousse de l’autoritarisme en Chine</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Loin d’être tiré du scénario de l’un de ses prochains films, c’est en ces termes que s’exprimait Jackie Chan lors du &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Boao_Forum_for_Asia"&gt;Boao Forum &lt;/a&gt;qui s’est tenu sur l’île d’Hainan le 18 avril dernier :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;“I’m not sure if it’s good to have freedom or not…Freedom has made Hong Kong and Taiwan very chaotic…I’m gradually beginning to feel that we Chinese need to be controlled. If we’re not being controlled, we’ll just do what we want.”&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Après coup, Chan insistera sur le fait que ses propos avaient été cités hors de leur contexte et qu’il parlait du contrôle de &lt;em&gt;l’industrie cinématographique &lt;/em&gt;seulement. Mais c’était déjà trop tard : les médias et la blogosphère avaient trouvé en ses propos &lt;em&gt;leur cause &lt;/em&gt;du jour et le pauvre comédien de se faire traiter de tous les noms. Comme quoi en Asie—comme en Amérique—on peut passer rapidement du cinéma, au théâtre (politique), voire au cirque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Selon le &lt;a href="http://www.nytimes.com/2009/04/24/world/asia/24jackie.html?partner=rss&amp;amp;emc=rss"&gt;&lt;em&gt;New York Times&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;le maire de Taipei a d’ailleurs d’ores et déjà laissé savoir que Jackie Chan ne serait pas, tel que prévu, l’ambassadeur des Jeux Olympiques pour sourds qui se dérouleront dans sa ville cet été. Pour sa part, le ministère du tourisme de Hong Kong a laissé entendre qu’il risquait de revenir sur le rôle de porte-parole de l’île joué par l’artiste. Sur Facebook, plus de 16 000 personnes ont déjà joint un groupe proposant d’expatrier Chan en Corée du Nord (Kim Jong-il est après tout, tout le monde le sait, un féru de cinéma...)! La réaction en Occident ne lui fut guère plus favorable. « Comment a-t-il pu oser? » reflète le sentiment général. « Après lui avoir si généreusement ouvert les portes d’Hollywood, voilà comment il remercie l’Occident ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À moins que Chan ne l’ait trop bien compris… la liberté d’expression, c’est ça! Un citoyen qui exprime—de façon maladroite en l’occurrence—ses humeurs politiques, rien de plus. Nous pourrions facilement comprendre la colère des familles des victimes de Tiananmen, des proches de prisonniers d’opinion ou de toutes les autres victimes de décisions arbitraires prises à Pékin, face aux propos malvenus de la part d’un homme bien connu et--jusqu'à là--bien aimé. Mais loin d’être marginale, l’opinion exprimée par Chan représente la pensée de vastes pans de la population chinoise. De l’universitaire au politicien, en passant par le simple citoyen, des gens en provenance de tous les horizons souscrivent aux thèses de l’autoritarisme économique, de la spécificité chinoise ou à celle des nécessités reliées à la surpopulation ou au retard économique. Entre la liberté et la non-liberté de parole (pour ne rien dire du "political correctness), le cœur de beaucoup balancerait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pire dans tout ça, c’est qu’à travers tout cet émoi, quelqu’un pourrait en venir à croire qu’Hong Kong et Taïwan sont des exemples parfaits de la démocratie. Or, en mars dernier, le procès pour corruption et blanchiment d’argent de l’ancien président, Chen Shui-bian, de son épouse Wu Shu-chen, ainsi que d’une dizaine d’autres politiciens nous rappelait que, au-delà des institutions et de forts taux de participation aux élections, certains ajustements fondamentaux restaient à apporter à la vie politique taïwanaise. En outre, malgré le fait que les Hongkongais bénéficient incontestablement d’un ensemble de droits et libertés niés au reste des citoyens chinois, le Chief Executive demeure nommé par un groupe de représentants, qui lui aussi est nommé et non élu. Comme quoi la liberté d’expression est un droit politique qu’il faut employer avec beaucoup de diplomatie—chez soi, si possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Hudon&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-1672929403711517302?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/1672929403711517302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=1672929403711517302&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/1672929403711517302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/1672929403711517302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/05/reactions-chaud-jackie-chan-la.html' title='Réactions à chaud:  Jackie Chan à la rescousse de l’autoritarisme en Chine'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-9218850366972797458</id><published>2009-05-11T09:29:00.004-04:00</published><updated>2009-09-13T23:08:03.952-04:00</updated><title type='text'>Le pourquoi de notre blogue</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Comme est souvent le cas dans la « blogosphère », « La Chine à notre porte » s’inspire d’un &lt;a href="http://hst3571.blogspot.com/"&gt;autre blogue&lt;/a&gt;, ce dernier créé dans le cadre d’un cours que j’ai donné la session d’hiver 2009 au &lt;a href="http://www.cetase.umontreal.ca/"&gt;Centre d’études de l’Asie de l’Est &lt;/a&gt;de &lt;a href="http://www.umontreal.ca/"&gt;l’Université de Montréal&lt;/a&gt;. À chaque semaine ou presque, les étudiants ont monté des billets sur le blogue, dans l’optique de profiter de cet espace virtuel pour mettre en commun les connaissances acquises, permettant ainsi un apprentissage à la fois plus rapide et plus approfondi que d’habitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fin du cours, certains étudiants m’ont communiqué leur intérêt à poursuivre le blogue au-delà du cadre du cours. Cet intérêt a rejoint une idée que je nourris de mon côté, à savoir de lancer un blogue personnel où il serait question de commenter l’actualité chinoise, m’adressant à un auditoire plus large que celui de mes collègues sinologues. Pourquoi? Parce que malgré l’importance manifeste de la montée de la Chine dans un contexte québécois et/ou canadien, la Chine figure peu dans nos médias. Oui, la Chine fait la une au Québec comme ailleurs quand il arrive quelque chose d’important, mais à part cette couverture médiatique ponctuelle, la Chine reste assez distante de nos préoccupations quotidiennes. Et ce, même si la montée de la Chine risque d’être aussi importante à l’avenir de nos enfants et petits-enfants que le réchauffement de la planète. Depuis une décennie déjà, le plus important groupe d’immigrants à Montréal, c’est des Chinois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a donc largement de la place pour des discussions régulières de la Chine, mises à la disposition des lecteurs intéressés. J’ai donc invité mes étudiants aux trois cycles, certains anciens étudiants, des collègues du CETASE et même des collègues d’ailleurs à faire partie d’une équipe qui va sûrement évoluer dans le temps et dans l’espace (car au moins 2 des contributeurs partent bientôt pour faire leur maîtrise, en chinois, en Chine). Les noms et profils des contributeurs paraîtront sous peu sur le blogue sous la rubrique « contributeurs. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quoi parlera-t-on? Nous avons établi d’abord deux « chroniques », « Lu et vu » et « Réactions à chaud ». Dans « Lu et vu » se trouveront des comptes-rendus de livres, films, reportages, documentaires sur la Chine. Aussi des blogues intéressants, des conférences données par des Chinois de passage à Montréal ou sur la Chine par les conférenciers intéressants. Bref, tout ce qui touche à l’image de la Chine véhiculée surtout dans les médias. Dans « Réactions à chaud » nous donnerons nos commentaires sur l’actualité chinoise, avec un peu plus de recul, histoire de tout remettre dans un contexte plus large et plus nuancé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’ajouteront aux deux chroniques de base des « Explorations» ponctuelles qui iront plus en profondeur sur les thèmes qui piquent l’intérêt de notre équipe. Parmi ces thèmes : le retour de la religion en Chine, la Chine verte, la Chine digitale, les Chinois à Montréal…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À suivre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Ownby&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4712374865909546441-9218850366972797458?l=lachineanotreporte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/feeds/9218850366972797458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4712374865909546441&amp;postID=9218850366972797458&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/9218850366972797458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4712374865909546441/posts/default/9218850366972797458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lachineanotreporte.blogspot.com/2009/05/le-pourquoi-de-notre-blogue.html' title='Le pourquoi de notre blogue'/><author><name>David Ownby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06350355012445322729</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_x_r60iSxtMw/SgNuLuU2y8I/AAAAAAAAAAM/WGEKDWu4-R8/S220/IAR_Graduate_Student_Conference_014.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4712374865909546441.post-8387889589226830555</id><published>2009-05-11T08:11:00.008-04:00</published><updated>2009-09-13T23:08:17.287-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lu et vu'/><title type='text'>Lu et vu:  L'Art et l'âme de Lang Lang</title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br /&gt;« Je voulais devenir le Tiger Woods du piano. » Ainsi se résume &lt;em&gt;Le piano absolu &lt;/em&gt;(Paris : JC Lattès, 2008), l’autobiographie de Lang Lang, la jeune vedette chinoise du piano classique occidental que certains &lt;a href="http://www.independent.co.uk/news/world/asia/why-chinas-first-olympic-superstar-will-be-a-pianist-called-lang-lang-882634.html"&gt;auront vu jouer &lt;/a&gt;lors de la cérémonie d’ouverture aux JO de Pékin l’été dernier. Ce volume,&lt;br /&gt;« écrit avec » David Ritz, auteur américain qui a aussi signé des volumes sur Ray Charles, Aretha Franklin ou Marvin Gaye, entre autres, nous livre un portrait peu reluisant des pires aspects de la mondialisation de la Chine de l’ère post Mao : le culte de la célébrité, le rêve perpétuel d’être « numéro un », la recherche à tout prix du succès aux yeux des autres. Lang Lang a beau être chinois et jouer du piano, son histoire (du moins celle racontée dans ce volume) ressemble en tous points à celle de n’importe quelle gymnaste, basketballeur ou comédien qui arrive au top de son jeu assez longtemps pour se faire faire tirer le portrait dans &lt;em&gt;People’s Magazine&lt;/em&gt;. Je plains d’ailleurs 
